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LCP : une émission ayant donné la parole à Ménard est supprimée

24 novembre 2015

Temps de lecture : 2 minutes
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LCP : une émission ayant donné la parole à Ménard est supprimée

L’hebdomadaire Minute à paraître demain révèle que l’émission « Causes communes » présentée par Thierry Guerrier sur la Chaîne parlementaire-Assemblée nationale (LCP) vient d’être supprimée par la direction de la chaîne pour avoir osé donner la parole à Robert Ménard… Une censure téléguidée par Claude Bartolone ?

Inti­t­ulée « Coup de blouse à l’école », l’émission avait été dif­fusée le 1er mai 2015. Fidèle à son principe qui con­siste à aller sur le ter­rain, Thier­ry Guer­ri­er s‘était ren­du à Béziers pour évo­quer avec le maire la déci­sion de la munic­i­pal­ité d’offrir des blous­es pour les enfants aux écoles qui le souhaitaient. L’entretien avec l’élu était accom­pa­g­né d’un reportage ou par­ti­sans et opposants de la mesure don­naient leur avis sur la mesure : huit min­utes d’un sujet polémique pour­tant traité avec objec­tiv­ité et qui à l’époque n’avait apparem­ment pas fait de vagues…

« Ce sont pour­tant ces huit min­utes qui ont signé l’arrêt de mort de “Caus­es com­munes” », relate Minute. Fin octo­bre, le directeur des pro­grammes et secré­taire général de la chaîne, Éric Moniot, annonçait en effet au pro­duc­teur de l’émission, Fran­cis Bian­coni, que celle-ci ne serait pas recon­duite. « Il m’a dit, textuelle­ment : “Marie-Ève Mal­ouines n’a pas appré­cié que vous don­niez la parole à Ménard”! », explique le pro­duc­teur dans les colonnes de l’hebdomadaire. En dix émis­sions, « Caus­es com­munes » avait pour­tant ren­con­tré des hommes et femmes poli­tiques très divers, de Samia Ghali, séna­teur social­iste de Mar­seille, à Rama Yade en pas­sant par le maire de Lyon Gérard Col­lomb, mais il y en avait vis­i­ble­ment un qu’il ne fal­lait pas traiter comme les autres : Robert Ménard.

Pas sûr pour­tant que l’émission soit défini­tive­ment enter­rée. Le directeur des pro­grammes a en effet lais­sé enten­dre à Fran­cis Bian­coni qu’il pour­rait accepter une nou­velle série de « Caus­es Com­munes », à deux con­di­tions : que l’émission ne donne plus la parole « ni à des gens d’extrême-droite, ni à des gens d’extrême-gauche » (mer­ci pour les 30 à 40% de Français con­cernés qui finan­cent la chaîne par leurs impôts) et que le pro­duc­teur se sépare de Thier­ry Guer­ri­er. Ancien chef du ser­vice poli­tique d’Europe 1, un temps jok­er d’Elk­a­b­bach sur la même radio et d’Yves Calvi sur France 5 pour l’émission « C dans l’air », le jour­nal­iste, réputé « de droite » n’est vis­i­ble­ment plus en odeur de sain­teté sur la chaîne par­lemen­taire.

Reste à savoir à qui le jour­nal­iste déplait tant. À Marie-Ève Mal­ouines… ou à Claude Bar­tolone ? Minute rap­pelle que lorsque le 6 mai dernier, l’ancienne chef du ser­vice poli­tique de France Info était nom­mée à la tête de LCP par le bureau de l’Assemblée nationale, de nom­breux jour­nal­istes s’étaient insurgés de la main­mise du prési­dent social­iste de l’Assemblée nationale sur la chaîne, Marc Bau­driller affir­mant même dans Chal­lenges que cette nom­i­na­tion avait « des allures de nom­i­na­tion sovié­tique ». Une nom­i­na­tion sovié­tique qui débouche logique­ment sur une pu-purge non moins sovié­tique…

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