Plus, toujours plus. De libertés ? Non, plus de demandes de censure. Et de la part de ceux qui devraient défendre les libertés d’expression et d’opinion, les médias et les journalistes.
L’étau se resserre chaque semaine sur la liberté d’opinion et d’expression. Pour combattre la censure il faut déjà l’identifier.
La censure consiste à limiter la diffusion d’informations ou d’opinions, souvent pour des raisons politiques ou morales. Elle n’est pas l’apanage des dictatures : la censure existe aussi dans les démocraties, bien que sous des formes plus subtiles. En Europe occidentale, la censure prend différentes formes, juridiques par exemple, pour empêcher certains discours considérés comme contrevenant à certains dogmes ou normes. Des organisations comme Reporters sans frontières (RSF) ou encore l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM), les géants du numérique via la modération et la surveillance, renforcent ce contrôle, créant ainsi une homogénéité de l’information et limitant les discours divergents.
Voir aussi : Reporters sans frontières (RSF), ARCOM, Laetitia Avia, Christophe Deloire, Patrick Cohen, Sleeping giants
Plus, toujours plus. De libertés ? Non, plus de demandes de censure. Et de la part de ceux qui devraient défendre les libertés d’expression et d’opinion, les médias et les journalistes.
Une Cour suprême australienne vient de rendre un jugement historique, des médias ont été déclarés responsables légalement du contenu de commentaires publiés par des utilisateurs sur leurs pages Facebook.
Twitter vient de franchir un nouveau pas en matière de censure : s’en prendre directement aux publications de Trump.
La lecture de certaines informations défilantes en bas d’écran sur les chaines d’informations en continu peut plonger le téléspectateur dans un abime de perplexité.
Julian Assange a maintenant comparu il y a plus de trois mois auprès de la cour de Woolwich (Grande-Bretagne) devant la juge Vanessa Baraitser. Quelques informations sur le procès, ce qui s’est passé depuis et ce que l’on doit attendre dans les mois à venir.
Nous avons déjà présenté plusieurs ouvrages du médiologue François-Bernard Huyghe qui vient de publier en mai une nouvelle édition actualisée de son opus Fake news (“Manip, Infox et Infodémie”) aux éditions VA Press. Entretien.
L’ONG Reporters sans frontières (RSF), habituée à publier des classements sur la liberté de la presse et sur bien d’autre sujets connexes, vient de dévoiler une nouvelle liste, celle des 20 plus importants “Prédateurs numériques de la liberté de la presse” en 2020.
Télérama, désormais habitué aux diatribes politiquement correctes contre les hommes ou Zemmour, a souhaité s’en prendre cette fois, à la “grossophie”, dans son dernier numéro du 8 février au 14 février 2020. Titrée “Pourquoi on rejette les gros ?”, la une du magazine présentait Leslie Barbara Butch (féministe, homosexuelle militante et “grosse”) dénudée.
Alors que l’épidémie du Coronavirus, partie de Chine, se répand dans le monde entier, Le Courrier Picard a tenté un petit jeu de mot en titrant sa une du dimanche 26 janvier 2020, “Alerte jaune”. Il n’en fallait pas plus aux bien-pensants pour y voir un titre raciste (sic).
Laetitia Avia, député LREM d’origine togolaise de Paris, très proche d’Emmanuel Macron, est l’auteur d’une proposition de loi liberticide qui vient de passer en deuxième lecture à l’Assemblée Nationale, état des lieux.
Nous reproduisons un excellent article paru sur Vu du droit, le site de Régis de Castelnau le 16 janvier 2020 sous la signature d’Anne-Sophie Chazaud « Macron et ses soutiens : « les réseaux sociaux, voilà l’ennemi ». Les sous-titres sont de notre rédaction.
Les « Sleeping Giants » sont la nouvelle milice privée de contrôle de la pensée sur l’internet, qui assume pleinement son caractère répressif. Purs idéalistes ? Les profils des meneurs indiquent plutôt qu’il s’agit d’un mercenariat techno qui barbote décidément dans un petit monde. Le marécage du Deep State est profond, mais pas si étendu que ça…