INA : notes de taxi d’Agnès Saal, partie émergée de l’iceberg ?

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Les affaires concernant la présidence de l’INA, qu’il s’agisse des déboires d’Agnès Saal ou de ceux de Mathieu Gallet, son prédécesseur, sont loin d’être terminées.

Mise en cause pour ses 41 000 € de frais de taxis alors qu’elle dirigeait l’INA, voici qu’Agnès Saal est suspectée d’avoir également fait un usage immodéré de taxis, pour des motifs non exclusivement personnel de surcroît, lorsqu’elle était directrice générale du Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou (CNAC) entre 2007 et 2014. De son côté, Mathieu Gallet se retrouve visé lui-aussi par une enquête préliminaire pour « favoritisme ». Ouverte par le parquet de Paris, l’enquête concerne des contrats passés entre 2010 et 2014, lorsqu’il était à la tête de l’INA et fait suite à un signalement du ministère de la Culture, qui a transmis une « série d’éléments (…) susceptibles d’être irréguliers au regard des règles encadrant l’attribution des marchés publics ».

C’est Anticor, une association d’élus et de citoyens contre la corruption, qui avait déposé une plainte contre X, s’étonnant par ailleurs que le ministère de la Culture n’ait pas saisi le parquet suite aux révélations du Canard Enchaîné sur le sujet.

D’après le journal satirique, le ministère de l’Économie avait décelé des « irrégularités » dans plusieurs marchés publics passés sous la présidence Gallet, sans aucune mise en concurrence, dont l’un passé avec la société Balises, présidée par Denis Pingaud… actuel conseiller en communication de Mathieu Gallet à Radio France.

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Dessin : © Milady de Winter pour l’Ojim