Accueil | Actualités | Médias | Majelan de Mathieu Gallet, après Radio France du beau monde et des sous
Pub­lié le 24 février 2019 | Éti­quettes : , , ,

Majelan de Mathieu Gallet, après Radio France du beau monde et des sous

Il y a presque un an, début mars 2018, le sémillant Mathieu Gallet, ancien protégé de Frédéric Mitterrand, était brutalement débarqué de Radio France par décision du CSA et sous pression d’Emmanuel Macron. La raison officielle en était une condamnation pour favoritisme lorsque l’intéressé était président de l’INA. Une raison officieuse y voyait un règlement de comptes d’Emmanuel Macron, ulcéré que Mathieu Gallet n’ait pas démenti fermement les rumeurs d’une liaison entre eux. Nous ne trancherons pas. Mathieu Gallet – qui n’avait pas démérité à Radio France – retrouve ses amours radiophoniques en lançant Majelan, une société de production de podcasts audios.

Le podcast audio nouvel Eldorado ?

Certaines jeunes pousses se sont déjà cassées les dents sur ce nouveau marché. Ainsi Pascale Clark avec son Boxsons que nous vous présentions en août 2017 n’a pas validé son modèle économique et a mis fin à son expérience. De même l’américain Buzzfeed a abandonné la production de podcasts tout en fermant ses bureaux en France.

Pourtant, tout le monde se précipite sur ce nouveau mode d’expression. Le podcast correspond bien au nouveau mode de consommation des médias : où je veux, quand je veux, sur le matériel que je veux. Plus la peine d’écouter RTL sur ma radio entre 12h30 et 13h, je peux écouter les informations dans le train sur mon téléphone quand j’en ai le temps.

La presse s’y est mis, Le Parisien investit dans le nouveau média, Le Figaro transmet déjà certains éditoriaux par cette voie et annonce de nouveaux contenus. Des agences spécialisées se créent pour revendre du contenu aux médias ou produire en propre, tel Majelan avec un J et un seul L, société de Mathieu Gallet qui a séduit quelques investisseurs de poids.

Majelan, des hauts fonctionnaires et des financiers

C’est peu dire que de bonnes fées se sont penchées sur le petit berceau de Majelan où Mathieu Gallet est associé Arthur Perticoz (source Lettre A du 19 février 2019). Deux membres du Conseil d’Etat (Jean-François Dubos et Bernard Spitz), le président de la FNAC Darty, l’inévitable Xavier Niel, un banquier libanais, un actionnaire du site de rencontres Tilder, le fonds Idinvest, manque un raton laveur.

Mais la BPI (Banque publique d’investissements), bonne fée publique, sera au rendez-vous pour aider une société qui devrait produire au printemps 2019 sous forme d’abonnements mensuels sous sa marque comme de production pour tiers. À tout le moins la barque Majelan ne manquera pas de vents favorables aussi bien sur le plan financier que sur celui du riche réseau qui entoure le jeune esquif.

Puisque vous êtes là, une minute d’attention s’il vous plaît…

Appels aux dons

…nous avons une petite faveur à vous demander. Vous êtes chaque jour plus nombreux à nous lire. Le travail de l’Observatoire du journalisme (Ojim) est unique. Chaque jour nous contribuons à « vous informer sur ceux qui vous informent », à nous battre pour la liberté d’expression, pour le pluralisme dans les médias, contre les censures.

Tout ceci se fait avec une petite équipe motivée, certains sont bénévoles mais la plupart sont des journalistes indépendants ou des étudiants en journalisme qui sont rémunérés. La majorité des rédacteurs, le webmestre, le manager des réseaux sociaux, l’infographiste, le vidéaste, le dessinateur sont rémunérés. Nous aider c’est préserver notre indépendance et conforter une voix attaquée en justice par Ramzi Khiroun, numéro 2 du groupe Lagardère, pour nous faire taire. Votre don est éligible à un reçu fiscal de 66%. Un don de 50 € ne vous coûtera que 16 €. Un don de 100 € vous revient à 33 €. Un don même minime est un encouragement, cela ne vous prend qu’une minute. D’avance merci !

Claude Chollet
Président de l'Ojim

Share This