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Fossé culturel entre migrants et autochtones : dans les médias, ce sont les avocats qui en parlent le mieux

6 juillet 2021

Temps de lecture : 5 minutes

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Fossé culturel entre migrants et autochtones : dans les médias, ce sont les avocats qui en parlent le mieux

Fossé culturel entre migrants et autochtones : dans les médias, ce sont les avocats qui en parlent le mieux

Emmanuel Macron veut faire de la France un « poids lourd démographique » en Europe, suivant les conseils de son mentor, Jacques Attali, et ceux du haut-commissaire au plan, François Bayrou.

Il organ­ise pour cela une immi­gra­tion extra-européenne mas­sive, indépen­dam­ment de toute con­sid­éra­tion cul­turelle et des dif­fi­cultés d’intégration. Mais comme nous l’apprennent cer­tains arti­cles parus récem­ment, le choc des civil­i­sa­tions revient par­fois en boomerang. Les cul­tures ont des pesan­teurs que la rai­son de nos dirigeants ignore. Dans les médias de grand chemin, ce sont par­fois les avo­cats des délin­quants étrangers qui sont là pour nous le rap­pel­er à leur corps défendant.

La nuit du nouvel an 2015 à Cologne : la cécité du clergé médiatique mise à nu

A la fin de l’année 2015, le soir du réveil­lon de la Saint-Sylvestre, des mil­liers d’individus « d’origines arabes ou nord-africaine », ain­si qual­i­fiés par les autorités, ont agressé sex­uelle­ment de nom­breuses jeunes Alle­man­des de souche. La revue de presse faite alors par l’Observatoire du jour­nal­isme met­tait en lumière que cer­tains jour­nal­istes aux ordres con­tin­u­ent d’appliquer les direc­tives idéologiques de Brux­elles et préfèrent la néga­tion du réel à l’implacable con­stat d’une poli­tique suicidaire.

Plus récem­ment, nous évo­quions la véri­ta­ble omer­ta au Roy­aume-Uni con­cer­nant les très nom­breux vio­ls de femmes blanch­es de milieu pop­u­laire com­mis par des agresseurs « asi­a­tiques », terme util­isé out­re-Manche pour désign­er des Pakistanais.

Mais le réel revient par­fois en boomerang. Dans les arti­cles dont nous faisons une revue de presse, ce sont sou­vent les avo­cats de délin­quants extra-européens qui décrivent le fos­sé cul­turel avec le pays d’accueil et les autochtones. Dans ces affaires sor­ties pour une fois de la dis­cré­tion des pré­toires, la cul­ture de l’excuse et le droit à la dif­férence sont employés pour ten­ter d’excuser l’inexcusable…

Indispensables codes culturels

Tout homme sen­sé estime de bonne foi que l’étranger qui arrive dans notre pays doit faire des efforts pour s’adapter et respecter nos us et cou­tumes. Ce raison­nement de bon sens ne sem­ble mal­heureuse­ment pas partagé par tout le monde.

Fin 2015, un jeune « réfugié » d’o­rig­ine bangladaise vio­lait une lycéenne de 15 ans à Saint-Lô, dans le départe­ment de la Manche. Selon un arti­cle paru dans La Manche libre, l’av­o­cate du vio­leur a invo­qué au procès des dif­fi­cultés d’in­ter­pré­ta­tion de son client qui « n’avait pas les codes cul­turels » pour pren­dre con­science qu’il impo­sait une rela­tion par crainte ou par surprise.

Le quo­ti­di­en région­al men­tionne le témoignage du cap­i­taine de police de la sûreté départe­men­tale de Saint-Lô : « Lors de l’au­di­tion de l’ac­cusé en garde à vue, il a dû plac­er un brigadier entre l’in­ter­prète et le mis en cause car ce dernier ten­tait de lui pelot­er les cuiss­es. Selon lui, l’ac­cusé “con­sid­ère les femmes français­es comme des p****, il a un com­porte­ment de pré­da­teur».  Les experts décrivent quant à eux le migrant comme empreint de la cul­ture mas­cu­line de son pays d’o­rig­ine où «les femmes sont reléguées au statut d’ob­jet sex­uel ».

L’av­o­cat de la plaig­nante a indiqué au Figaro après le juge­ment acquit­tant le prévenu du grief de viol que « les jurés ont estimé que l’au­teur n’avait pas pris con­science de l’ab­sence de con­sen­te­ment de la vic­time au moment des faits ». L’affaire a fait grand bruit, en par­ti­c­uli­er dans les réseaux soci­aux, pour ensuite retomber dans l’oubli.

Le fossé culturel, ce sont les avocats qui en parlent le mieux

En août 2018, un Afghan a vio­lé un ado­les­cent âgé de douze ans, dans une mai­son aban­don­née située dans le cen­tre-ville de Saint-Brieuc.

Le Télé­gramme nous apprend dans un arti­cle du 28 juin que « l’avocat général Gré­go­ry Mar­tin-Dit-Neuville a évo­qué la « Bacha Bazi, une pra­tique con­sis­tant à trans­former de jeunes garçons en esclaves sex­uels, tout en pré­cisant qu’« une cou­tume n’est pas une loi ».

Pour l’avocat du jeune Afghan, il faut « tenir compte du gra­di­ent cul­turel », car « on est tous le pro­duit de normes, d’une his­toire. Et lui est né à cent kilo­mètres de Kaboul. On ne sait pas ce que c’est ».

Les juges n’ont pas été sen­si­bles à ces argu­ments : ils ont con­damné le prévenu déjà con­nu pour des faits sim­i­laires à une peine de prison de quinze ans de prison.

Un migrant syrien jugé pour viol vic­time du « choc culturel »

En novem­bre 2019, un migrant syrien était jugé pour le viol d’une jeune femme à Poitiers l’année précé­dente, nous apprend The Epoch Times. La for­ma­trice en français du migrant a souhaité trou­ver des cir­con­stances atténu­antes à celui « dont le pro­fil géné­tique a été retrou­vé dans la culotte de la vic­time » : « Un grand enfant qui voit des femmes partout. Il n’en a pas l’habitude chez lui, c’est un choc cul­turel ». Le site d’information nous apprend que Mohamad a été con­damné à trois ans de prison dont un an avec sur­sis et mise à l’épreuve pen­dant deux ans. Il court dans les rues. 

Un prédateur sexuel « propulsé d’un village du fin fond de l’Atlas à Paris »

Abdel­lah O. est un Maro­cain de 35 ans. Il s’est livré il y a quelques années à Paris à de curieux loisirs : « le prévenu était boulanger, et s’attaquait à des femmes brunes, seules, en jupe, peu avant l’aube », selon Le Parisien cité par le site d’information Bladi.net.

Le quo­ti­di­en région­al ne pré­cise pas si cette atti­rance pour des femmes por­tant une jupe relève du fétichisme ou du fait que pour cer­tains hommes venus de quelque part, une femme qui porte une jupe est une racoleuse. Il a été inculpé pour deux vio­ls et deux ten­ta­tives de viol qu’il aurait com­mis entre mai 2012 et juin 2013 dans le nord de Paris. Le juge­ment a été ren­du le 5 mars 2021. Recon­nu coupable d’un viol et d’une agres­sion sex­uelle, son avo­cat sem­ble avoir présen­té un argu­ment de choc lors de sa plaidoirie : « les jurés ont bien com­pris qui était mon client. Loin du cliché du pré­da­teur, c’était un homme per­du, propul­sé d’un vil­lage du fin fond de l’Atlas à Paris ».

« Un homme profondément dangereux sur sa conception des relations hommes-femmes »

À Metz, un deman­deur d’asile guinéen âgé de 20 ans était jugé lun­di 18 novem­bre 2019 pour des vio­lences et agres­sion sex­uelle à l’encontre d’une femme de 68 ans, nous apprend Le Répub­li­cain Lor­rain dans un arti­cle pub­lié le lende­main. Cette fois-ci, ce n’est pas l’avocat qui invoque comme cir­con­stances atténu­antes le choc cul­turel. Le min­istère pub­lic a estimé lors du procès que « c’est un homme pro­fondé­ment dan­gereux sur sa con­cep­tion des rela­tions hommes-femmes ». Nous n’en saurons pas plus sur la dimen­sion cul­turelle et l’origine géo­graphique de cette « con­cep­tion ». Le prévenu a été con­damné à trois ans de prison, avec man­dat de dépôt et inter­dic­tion du ter­ri­toire nation­al pen­dant cinq ans.

Viols à répétition en Grèce

Dans un arti­cle paru le 28 juin, News.In.24 nous informe de faits par­ti­c­ulière­ment scabreux : alors qu’elle se fai­sait vio­l­er par un migrant afghan à Athènes le 23 juin, une jeune femme enceinte de trois mois a appelé à l’aide. Les trois Pak­istanais qui pas­saient par là n’ont non seule­ment pas porté sec­ours à la jeune femme, mais ils l’ont con­duit dans un apparte­ment pour la violer.

Leur procès n’ayant pas eu lieu, les argu­ments de la défense des per­son­nes pour­suiv­ies pour le viol ne sont pas encore con­nus. Bien isolé, le site indi­en Kreate­ly souligne toute­fois dans un arti­cle détail­lé et argu­men­té que des pas­sages du Coran peu­vent expli­quer cer­tains pas­sages à l’acte. Le jour­nal­iste con­clut en soulig­nant : « quiconque pointe ces faits sera qual­i­fié de raciste et d’islamophobe et sera en con­séquence ignoré ». Sauf peut-être cer­tains avocats ?

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