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Pub­lié le 13 novembre 2019 | Éti­quettes : , , , , ,

Eric Ciaramella : quand Facebook et YouTube décident de cacher un nom gênant

Chacun connaît les censures grandissantes des géants Google et Facebook. L’Observatoire du journalisme en a été lui aussi victime. Au moment où les médias de grand chemin américains ont rallumé la guerre contre Trump, ils choisissent de passer sous silence le nom de l’employé de la CIA (Eric Ciaramella) qui a témoigné contre le président américain. On se demande bien pourquoi.

La CIA au centre de tout

On peut penser beaucoup de mal de Trump, de son style épouvantable, de ses foucades, de ses approximations, il faut garder en tête qu’il a dès le début de son mandat eu à lutter contre l’État profond américain, cette alliance informelle du Pentagone, des services secrets et des néo-conservateurs, démocrates aussi bien que républicains.

Depuis la semaine du 4 novembre 2019 Facebook a décidé de supprimer toute publication comportant le nom du « lanceur d’alerte », employé de la CIA qui a déclenché le processus de destitution contre le président républicain. Pour s’opposer – ne riez pas – à « la violence organisée ». La plateforme YouTube (Google) a fait de même.

Twitter ne suit pas et laisse circuler le nom d’Eric Ciaramella

Cette fois-ci et par exception, Twitter n’a pas emboîté le pas. Le réseau considère que donner un téléphone, une adresse géographique professionnelle ou une adresse personnelle sont des données privées qui ne peuvent circuler (sauf accord des intéressés bien entendu). Mais qu’un simple nom est une donnée publique n’obéissant pas à cette règle.

Le nom est maintenant public et circule sur Twitter. Il s’agirait d’Eric Ciaramella 33 ans, diplômé de Yale, employé de la CIA, recruté au moment de l’administration Obama pour travailler à la Maison Blanche, spécialiste de l’Ukraine. Il a travaillé pour le vice-président Biden, et est au centre de « l’Ukrainagate » où le vice-président démocrate et son fils sont impliqués jusqu’au cou.

Revenu au siège de la CIA à Langley mi-2017, il a travaillé également pour l’ancien directeur de la CIA John Brennan, un des instigateurs de l’enquête sur le « Russiagate » qui a fait par la suite un flop. À l’époque Obama, il était proche de Susan Rice, conseillère à la sécurité du président Obama. Ceux qui se demandaient les raisons de la conspiration du silence de Facebook ont peut-être un début de réponse à leurs interrogations.

Voir également notre article sur Fox News et Trump :
Fox News, emblème républicain, semble se distancer de Trump : lâchage avant lynchage ?

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