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En Suisse aussi, il faut une presse pour le Tiers État

La messe est dite ou presque depuis le rachat du Nouvel Observateur par le trio Bergé-Niel-Pigasse et celui des activités en France du belge Roularta (L’Express et sa garniture) par l’homme d’affaires israélien Patrick Drahi, la quasi totalité de la presse nationale française est aux mains de chefs d’entreprise.

L’Ojim reviendra sur cet appauvrissement et cet alignement sur le libéralisme sociétal et économique déjà magistralement analysés par Jean Stern (voir notre vidéo) dans son ouvrage « Les patrons de la presse nationale, tous mauvais » publié à La Fabrique.

Et ailleurs ? Chez nos voisins suisses réputés riches donc devant disposer d’une presse florissante. Écoutons le journaliste et producteur indépendant romand Pascal Décaillet dans un excellent article publié sur son blog « Il faut une presse pour le Tiers État ».

Puisque les deux principaux groupes de presse libéraux Ringier et Tamedia contrôlent les grands journaux Le Temps, La Tribune de Genève, « il ne faut pas trop s’étonner que, comme par hasard, les lignes éditoriales défendues par de gentils rédacteurs en chef, alignés, couverts, mains sur la couture du pantalon, soient le reflet de cette idéologie (libérale) ».

Pascal Décaillet constate le manque de journaux vraiment marqués à gauche et la totale absence « d’un grand journal de la droite anti-libérale, à la fois conservateur et profondément social, proche des petites gens, des PME, favorable à une régulation des mouvements migratoires, à la souveraineté du pays, à une démocratie vivante… ».

Toute ressemblance avec la situation en France serait parfaitement justifiée…

Voir nos infographies sur Patrick Drahi, Pierre Bergé, Matthieu Pigasse, le groupe Bolloré, le groupe Dassault

Crédit photo : DR Ringier.com

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Claude Chollet
Président de l'Ojim

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