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En Suisse aussi, il faut une presse pour le Tiers État

5 mars 2015

Temps de lecture : < 1 minute
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En Suisse aussi, il faut une presse pour le Tiers État

La messe est dite ou presque depuis le rachat du Nouvel Observateur par le trio Bergé-Niel-Pigasse et celui des activités en France du belge Roularta (L’Express et sa garniture) par l’homme d’affaires israélien Patrick Drahi, la quasi totalité de la presse nationale française est aux mains de chefs d’entreprise.

L’Ojim revien­dra sur cet appau­vrisse­ment et cet aligne­ment sur le libéral­isme socié­tal et économique déjà magis­trale­ment analysés par Jean Stern (voir notre vidéo) dans son ouvrage « Les patrons de la presse nationale, tous mau­vais » pub­lié à La Fab­rique.

Et ailleurs ? Chez nos voisins suiss­es réputés rich­es donc devant dis­pos­er d’une presse floris­sante. Écou­tons le jour­nal­iste et pro­duc­teur indépen­dant romand Pas­cal Décail­let dans un excel­lent arti­cle pub­lié sur son blog « Il faut une presse pour le Tiers État ».

Puisque les deux prin­ci­paux groupes de presse libéraux Ringi­er et Tame­dia con­trô­lent les grands jour­naux Le Temps, La Tri­bune de Genève, « il ne faut pas trop s’étonner que, comme par hasard, les lignes édi­to­ri­ales défendues par de gen­tils rédac­teurs en chef, alignés, cou­verts, mains sur la cou­ture du pan­talon, soient le reflet de cette idéolo­gie (libérale) ».

Pas­cal Décail­let con­state le manque de jour­naux vrai­ment mar­qués à gauche et la totale absence « d’un grand jour­nal de la droite anti-libérale, à la fois con­ser­va­teur et pro­fondé­ment social, proche des petites gens, des PME, favor­able à une régu­la­tion des mou­ve­ments migra­toires, à la sou­veraineté du pays, à une démoc­ra­tie vivante… ».

Toute ressem­blance avec la sit­u­a­tion en France serait par­faite­ment jus­ti­fiée…

Voir nos infographies sur Patrick Drahi, Pierre Bergé, Matthieu Pigasse, le groupe Bolloré, le groupe Dassault

Crédit pho­to : DR Ringier.com

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