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Accueil | Veille médias | Brut se développe à grande vitesse
Brut se développe à grande vitesse

5 octobre 2020

Temps de lecture : 2 minutes

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Brut se développe à grande vitesse

Brut se développe à grande vitesse

Alors que son rival Konbini bat de l’aile et a fermé ses bureaux en Angleterre et aux États-Unis, Brut, dont nous soulignions le lancement réussi dans un article de 2019, ne cesse de s’étoffer.

Des sous pour les anciens de Canal+

Renaud Le Van Kim, Guil­laume Lacroix, Lau­rent Lucas, Roger Coste, Claire Basi­ni, fon­da­teurs ou cadres exé­cu­tifs de Brut vien­nent tous de Canal+. De bonnes fées finan­cières se sont portées sur le berceau du jeune média. 46M€ lev­és en 2018/2019 avec du beau monde : Artémis (famille Pin­ault), Xavier Niel, la BPI, Luc Besson et un cer­tain nom­bre de fonds (indi­vidu­els, fam­i­ly offices, investis­seurs) prin­ci­pale­ment venant des États-Unis ou liés au con­ti­nent américain.

Et de solides soutiens

Faire par­tie du sérail offre quelques avan­tages, selon La Let­tre A, que nous citons :

« Brut a égale­ment béné­fi­cié du sou­tien de plusieurs dirigeants de médias et de con­tenus dès 2016, dont celui de Del­phine Ernotte PDG de France Télévi­sions.  Le groupe audio­vi­suel pub­lic a assuré sa régie pub­lic­i­taire et dif­fusé des con­tenus de sa ver­ti­cale sport sur la chaîne France info. Brut s’est égale­ment large­ment appuyé sur Lau­rent Sol­ly et Édouard Braud respec­tive­ment patron de Face­book en France et respon­s­able des parte­nar­i­ats médias ».

L’appui de Sol­ly, ex Sarko boy et maître des tuyaux de Face­book en France, a per­mis égale­ment de béné­fici­er d’une meilleure vis­i­bil­ité dans le con­ti­nent nord-américain.

Et un livre attrape tout

Le média vient de pub­li­er son pre­mier livre Brut. 100 actions, chang­er le monde. 500 pages, pour chang­er le monde ce n’est pas trop. Abon­dam­ment pro­mu sur Face­book, le clip de moins d’une minute vaut le détour et représente un con­cen­tré des « bonnes caus­es gnan-gnan » aux­quelles une jeunesse décérébrée (c’est la cible mon­di­ale) pour­rait être sen­si­ble. Pêle-mêle on va chang­er le monde (et gag­n­er de solides revenus au pas­sage) en s’associant aux luttes autour de (liste non lim­i­ta­tive) : le cli­mat (on le sauve), la pré­car­ité men­stru­elle (on est con­tre), la mal­trai­tance ani­male (tou­jours con­tre), les écol­iers défa­vorisés (on les aide), le hand­i­cap (con­tre aus­si), le gaspillage ali­men­taire (on évite), la bio­di­ver­sité (on est pour) etc. On pour­rait sans doute ajouter la mal­adie (con­tre), la mort (tout à fait con­tre), la haine (c’est vilain), l’amour (ah l’amour, tou­jours l’amour). Un cat­a­logue de bons sen­ti­ments à la portée du cerveau pri­maire d’un adules­cent pois­son rouge un peu anorex­ique et retardé men­tal. Pour 17,50 €, le pois­son rouge en a pour son argent.

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