Ojim.fr
Veille médias
Dossiers
Portraits
Infographies
Vidéos
Faire un don
Après Google, Twitter annonce un renforcement de la censure

16 septembre 2020

Temps de lecture : 2 minutes
Accueil | Veille médias | Après Google, Twitter annonce un renforcement de la censure

Après Google, Twitter annonce un renforcement de la censure

Alors que Google déclare ouvertement contrôler les commentaires autour des « évènements sensibles », Twitter à son tour veut sélectionner les « bons messages » et éliminer les « messages qui sapent la confiance dans les élections ». Devinez pour qui et contre qui ?

Modération et censure

Ah la mod­éra­tion ! Et les mod­éra­teurs ! Si vous recevez un mes­sage de Face­book ou YouTube ou Twit­ter dis­ant que votre prose/image/commentaire « n’est pas con­forme aux règles de notre com­mu­nauté » c’est que vous avez eu affaire à un mod­éra­teur (humain ou dig­i­tal). La mod­éra­tion c’est le petit nom, le cache-sexe de la bonne vieille cen­sure avec des ciseaux qui ne sont plus de métal mais sous forme d’algorithmes.

Un système anti Trump

Le 10 sep­tem­bre 2020 Twit­ter annonçait avec le sourire de « nou­velles règles de mod­éra­tion ». Pourquoi ? Pour pro­téger le bon peu­ple ignare des « mes­sages trompeurs » qui pour­raient l’induire en erreur et le con­duire par exem­ple à se tromper de bul­letin de vote.

Le réseau social est très pré­cis dans sa for­mu­la­tion. Seront sup­primés (vous êtes alors un « agent trompeur », vous devien­drez muet avec un bâil­lon dig­i­tal) ou précédés de la men­tion « trompeur » (vous n’êtes peut-être pas un vilain agent trompeur mais on vous aver­tit et on met en garde) cer­tains types de mes­sages :

« les infor­ma­tions fauss­es ou trompeuses qui créent une con­fu­sion sur les lois régis­sant un proces­sus démoc­ra­tique », les « affir­ma­tions con­testa­bles qui sapent la con­fi­ance dans le proces­sus [élec­toral], comme les infor­ma­tions sur la [fraude élec­torale] » ; et les « affir­ma­tions trompeuses sur les résul­tats d’un proces­sus démoc­ra­tique (…), comme les reven­di­ca­tions de vic­toire avant que les résul­tats n’aient été cer­ti­fiés, ou les inci­ta­tions à des com­porte­ments illé­gaux qui empêcheraient une pas­sa­tion de pou­voir paci­fique »

Bigre ! Vous allez être bien pro­tégés et en par­ti­c­uli­er les citoyens améri­cains à la veille de leur scrutin de novem­bre. Twit­ter a déjà com­mencé à lim­iter la dif­fu­sion de cer­tains mes­sages de Trump. Cela ne vous rap­pelle rien ? Noam Chom­sky appelle cela « la fab­ri­ca­tion du con­sen­te­ment ». Pour vous met­tre à l’abri des (per­vers­es) ten­ta­tions l’État pro­fond (ou ses pro­longe­ments) vous met dans une bulle. Dans cette bulle ne pour­ront par­venir que les « bons mes­sages » estampil­lés « con­formes aux règles de notre com­mu­nauté ». Dans ces con­di­tions pourquoi encore vot­er ? Pourquoi, en effet.

Voir notre arti­cle de mai 2020 : Trump con­tre Twit­ter

Voir aus­si notre analyse du 13 sep­tem­bre 2020 sur la cam­pagne élec­torale en cours aux États-Unis.

Procès Ramzi Khiroun contre Ojim/Claude Chollet : première audience le 7 octobre 2020

L’Observatoire du journalisme (OJIM), créé en 2012 par Claude Chollet et quelques amis, rentre dans sa neuvième année d’existence. En 230 portraits publiés, 30 infographies et plus de 4500 articles nous n’avions eu — jusqu’à présent — aucune plainte en justice. À la suite d’un article de 2018 où nous parlions du groupe Lagardère et de manière incidente sur deux lignes du porte-parole du groupe, Monsieur Ramzi Khiroun, ce dernier a porté plainte pour « injures publiques ». La première audience est fixée au 7 octobre 2020 à 13h30. Lire la suite

 

Derniers portraits ajoutés

Taha Bouhafs

PORTRAIT — À la croisée des mou­ve­ments soci­aux et com­mu­nau­taires, le jeune Bouhafs mène habile­ment sa bar­que en rêvant de ses lende­mains qui chantent à lui, un soulève­ment des ban­lieues sous la ban­nière du crois­sant islamique. Et il ne recule ni devant les fake news éhon­tées, ni devant une vio­lence ver­bale peu com­mune sur les réseaux soci­aux.

Rudy Reichstadt

PORTRAIT — Omniprésent dans les médias, l’ambitieux Reich­stadt sait se ren­dre indis­pens­able, fort de l’expertise qu’il s’auto-attribue. Au même titre que celle des Décodeurs du Monde, dont il est le pen­dant, sa parole est d’or (c’est du plaqué) dès lors qu’il s’agit de sépar­er le bon grain de l’ivraie et d’éduquer les généra­tions futures…

Alexandre Adler

PORTRAIT — Véri­ta­ble caméléon poli­tique, Alexan­dre Adler a été tour à tour com­mu­niste, social­iste puis néo-con­ser­va­teur, favor­able à la guerre en Afghanistan et en Irak, par­ti­san du oui au référen­dum sur la con­sti­tu­tion européenne et sou­tien de Nico­las Sarkozy en 2007.

Lucie Soullier

PORTRAIT — C’est la jour­nal­iste « spé­cial­iste de l’extrême droite » qui monte au Monde. Comme ses com­pères Tris­tan Berteloot (Libé), Ivanne Trip­pen­bach (L’Opinion) ou Camille Vigogne (L’Express), Lucie Soul­li­er ne sem­ble pas avoir de l’appétence pour son sujet, mais au con­traire, un dégoût qui peut con­fin­er à la haine.

Laure Adler

De sa thèse d’histoire sur le fémin­isme aux nom­breuses biogra­phies qu’elle a con­sacrées, tout au long de sa car­rière, à des grandes fig­ures féminines, Lau­re Adler n’aura cessé d’être fascinée par les glo­rieux des­tins de femmes et, à sa manière, en aura incar­né un.