Ojim.fr
Veille médias
Dossiers
Portraits
Infographies
Vidéos
Faire un don
Yann Moix face à son passé

14 octobre 2015

Temps de lecture : 2 minutes
Accueil | Veille médias | Yann Moix face à son passé

Yann Moix face à son passé

Dans un entretien à L’Obs, Yann Moix se livre sur ses débuts de chroniqueur dans « On n’est pas couché », sur son instabilité idéologique… et sur ses fréquentations passées.

Voilà 5 ans qu’il « rêvait d’avoir le poste ». C’est désor­mais chose faite depuis la ren­trée. Après trois émis­sions en guise de test de cal­i­brage, il con­fie avoir choisi « la carte de l’a­gres­siv­ité ». Manque de chance, l’écrivain s’est très vite trou­vé face à Michel Onfray. « Ce com­bat de boxe, je l’ai per­du mais il a pris quelques bourre-pifs », con­fie-t-il.

En effet, en terme de con­fronta­tion, Onfray est ce qu’on pour­rait appel­er un bon client. « Il y a qua­tre per­son­nes con­tre lesquelles on ne peut rien : Tariq Ramadan, Jean- Marie Le Pen, Michel Onfray et Bernard Tapie », note Moix. Désor­mais, c’est sans doute un poil plus mesuré qu’il se présen­tera aux téléspec­ta­teurs.

Mais où le situer poli­tique­ment ? Inter­rogé par L’Obs sur son duo avec Léa Salamé, qui est bien éloigné du tan­dem droite-gauche Zem­mour-Naul­leau, Yann Moix con­fesse ne pas savoir du tout inter­roger les hommes poli­tiques. Pire : il avoue être « une vraie girou­ette », n’avoir « aucune colonne vertébrale poli­tique ».

À l’o­rig­ine éti­queté à droite car Geneviève Dor­mann avait, en 1996, encen­sé son pre­mier roman (Jubi­la­tions vers le ciel, Gras­set), le chroniqueur dit n’avoir jamais voté de sa vie. « Sauf en 1988, Waechter au pre­mier tour et Chirac au sec­ond », ajoute-t-il avant de dévelop­per ses affinités : « J’adore Bay­rou. J’aimais bien Sarkozy en privé. Je l’ai ren­con­tré trois fois, un show-man. Comme être humain, il me fascine, il est hyper­mnésique, d’une intel­li­gence extra­or­di­naire, c’est inouï. J’adore écouter Mélen­chon par­ler de Robe­spierre, même si je pense l’inverse de lui. Les gens qui ont des idées affir­mées m’impressionnent. »

Autre sujet sen­si­ble : son passé. Car au-delà de la cri­tique de Geneviève Dor­mann, Yann Moix traîne der­rière lui quelques casseroles. Dans la bouche de L’Obs, cela donne : « une prox­im­ité avec la fachos­phère ». Ce à quoi Moix rétorque : « Depuis “ONPC”, j’ai l’impression d’être le seul être humain au monde à avoir côtoyé Marc-Edouard Nabe. Quand j’étais jeune, c’était mon écrivain préféré, je n’ai jamais caché mon admi­ra­tion lit­téraire pour lui. Je suis très éton­né qu’on veuille me con­t­a­min­er avec ce qu’il est devenu ». On notera le terme « con­t­a­min­er » !

« Aujourd’hui, on veut me pol­luer avec les fréquen­ta­tions que j’ai eues. Un truc d’extrême droite », estime-t-il. Des fréquen­ta­tions comme Nabe, mais aus­si comme Paul-Éric Blan­rue qui lui a jadis dédi­cacé son Antholo­gie des pro­pos con­tre les Juifs, le judaïsme et le sion­isme. « Il n’a jamais été un ami, juste un copain », se défend-il. Ce n’est que « plus tard » qu’il aurait « décou­vert un type devenu com­plo­tiste, révi­sion­niste, néga­tion­niste ». Car Moix l’as­sure : « Il (Blan­rue, NDLR) n’a jamais mon­tré devant moi le moin­dre signe d’antisémitisme. »

Une ver­sion bien éloignée du témoignage qu’a livré l’in­téressé sur son blog, révélant un Yann Moix aux antipodes de celui qui, aujour­d’hui, se présente aux téléspec­ta­teurs de France 2...

Voir aussi : Yann Moix, toto écrivain (portrait)

Crédit pho­to : RTL (DR)

Sur le même sujet

Related Posts

None found

Les réseaux Soros
et la "société ouverte" :
un dossier exclusif

Tout le monde parle des réseaux de George Soros, cet influent Américain d’origine hongroise qui consacre chaque année un milliard de dollars pour étendre la mondialisation libérale libertaire.

En effet, derrière un discours "philanthropique" se cache une entreprise à l'agenda et aux objectifs politiques bien précis. Mais quelle est l’étendue de ce réseau ?

Pour recevoir notre dossier rejoignez nos donateurs (avec un reçu fiscal de 66% de votre don).

Derniers portraits ajoutés

Michel Denisot

PORTRAIT — Michel Denisot est né en avril 1945 à Buzançais en Indre, il est jour­nal­iste, pro­duc­teur et ani­ma­teur de télévi­sion, il a égale­ment été prési­dent de deux clubs de foot­ball français.

Laetitia Avia

PORTRAIT — Laeti­tia Avia : « Kara­ba la sor­cière, pourquoi es-tu si méchante ? » Née en 1985 à Livry-Gar­gan de par­ents togo­lais, Laëti­tia Avia a con­nu le par­cours qui fait l’orgueil d’une République s’efforçant pénible­ment de main­tenir un sem­blant d’apparences méri­to­cra­tiques.

Patrick Drahi

PORTRAIT — À la tête d’un empire économique colos­sal, Patrick Drahi a com­mencé à s’intéresser aux médias à par­tir des années 2000, rachetant Libéra­tion, L’Express, L’Expansion, Stu­dio Ciné Live, Lire, Mieux vivre votre argent, Clas­si­ca, etc., avant de lorgn­er vers le groupe Nex­tRa­dioTV.

Ivanne Trippenbach

PORTRAIT — Ivanne Trip­pen­bach est une jour­nal­iste de L’Opinion qui a fait de “l’extrême-droite” son cheval de bataille, a grand coups de dénon­ci­a­tions choc. Pour dia­bolis­er son adver­saire idéologique, la jour­nal­iste n’est pas à un détail près.

Paul Amar

PORTRAIT — Paul Amar est né le 11 jan­vi­er 1950 à Con­stan­tine (Algérie) de Charles (agent de la SNCF) et Julie Ghenas­sia. La famille sera rap­a­triée en 1961 et s’installera dans la région lyon­naise.