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Un journaliste des Inrocks recadre Caroline Fourest

30 janvier 2014

Temps de lecture : 3 minutes
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Un journaliste des Inrocks recadre Caroline Fourest

« Avec Taddeï, c’est cinq minutes pour les Juifs, six minutes pour Hitler. » Ainsi Caroline Fourest voit-elle le débat démocratique – l’un des seuls – proposé par Frédéric Taddeï chaque semaine dans « Ce soir (ou jamais !) » sur France 2.

Au fond, la 

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jour­nal­iste mil­i­tante fémin­iste sem­ble ne pas avoir digéré la cor­rec­tion subie en 2009 face à Tariq Ramadan sur le même plateau. Alors, depuis que la Manif pour tous s’est dis­sipée et que l’affaire Dieudon­né a fait irrup­tion dans le débat médi­a­tique, Fourest a fait de Tad­deï son nou­veau cheval de bataille.

C’était sans compter sur la vig­i­lance de David Doucet, jour­nal­iste aux Inrocks qui, dans ce même heb­do­madaire d’ordinaire un poil plus poli­tique­ment cor­rect, s’est fendu d’un arti­cle remar­quable voué à remet­tre à sa place l’hystérie fouresti­enne habituelle. En effet, pour cette dernière, « une trentaine d’extrémistes ont leur rond de servi­ette » chez Tad­deï. Rien de plus faux, relève le jour­nal­iste en compt­abil­isant les appari­tions des dan­gereux éner­gumènes cités par Fourest : « Sur 650 émis­sions, Alain Soral a été invité 3 fois (dont la dernière fois en 2011), Dieudon­né 3 fois, Jean Bric­mont 3 fois, Michel Col­lon 6 fois et enfin Alain de Benoist 3 fois. Il est donc erroné de par­ler d’invités récur­rents. » Sans compter qu’il est encore plus erroné, pour cer­tains, de par­ler d’extrémistes…

En revanche, ceux qui compt­abilisent plus de 15 voire 20 invi­ta­tions depuis le lance­ment de l’émission en 2006 sont étrange­ment omis dans la nou­velle « liste noire » de la télévi­sion. Emmanuel Todd, Michel Maffesoli, Thier­ry Lévy, Jean-Didi­er Vin­cent. Daniel Cohen, Cyn­thia Fleury, Eric Fassin, Alain Finkielkraut, Bernard Stiegler, Jacques Attali… tout autant de « ronds de servi­ette » passés sous silence. « Des invités qu’il serait dif­fi­cile de qual­i­fi­er d’“extrémistes” ou de “com­plo­tistes para­noïaques” », ajoute David Doucet.

Dans une tirade dif­fusée sur France Cul­ture, celle qui s’est récem­ment prise d’amour pour un groupe de femmes dénudées pro­fanant des lieux de culte, en toute objec­tiv­ité jour­nal­is­tique, reproche à Tad­deï de faire pass­er des extrémistes pour des « experts » tout en omet­tant de faire part de leur pedi­gree. Or, comme le relève Jean-Yves Camus, « une intro­duc­tion télévisée, ce n’est pas une fiche de police ou un dic­tio­n­naire antifasciste ».

L’animateur de « Ce soir (ou jamais !) » lui-même est affublé d’une éti­quette dou­teuse pour un très fur­tif pas­sage à L’Idiot inter­na­tion­al, jour­nal pam­phlé­taire français fondé en octo­bre 1969 et dirigé pen­dant un temps par le polémiste Jean-Edern Hal­li­er. Ou com­ment faire inverse de ce qui est dénon­cé en réduisant un jour­nal­iste au long par­cours à qua­tre bil­lets lit­téraires pub­liés au sein d’un jour­nal jugé infréquentable…

Ain­si M. Doucet met-il Car­o­line Fourest face à ses con­tra­dic­tions tout en faisant tomber à l’eau ses attaques con­tre Frédéric Tad­deï. Au pas­sage, celui-ci rel­a­tivis­era les audi­ences de l’émission, jugées trop faibles pour exis­ter par celle qui peine à ven­dre ses livres anti-FN, et écorchera un autre habitué des indig­na­tions poli­tique­ment cor­rectes : le jour­nal­iste Bruno-Roger Petit du « Plus » du Nou­v­el Obs.

En résumé, un bil­let courageux, con­clu à mer­veille par ce con­stat ô com­bi­en per­ti­nent du philosophe Régis Debray : « Cette émis­sion est à mes yeux l’honneur de la télévi­sion publique française. La lib­erté a son prix et le prix à pay­er, c’est que l’on a les cons con­tre soi. »

Lire également notre portrait de Caroline Fourest, féministe virile, ainsi que notre article : « Curée médiatique contre Frédéric Taddeï »

Crédit pho­to : Par­ti social­iste via Flickr (cc)

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