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Terrorisme et immigration : La Dépêche du Midi dit toute la vérité ou presque

29 septembre 2020

Temps de lecture : 5 minutes

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Terrorisme et immigration : La Dépêche du Midi dit toute la vérité ou presque

Terrorisme et immigration : La Dépêche du Midi dit toute la vérité ou presque

Le 23 septembre 2020, une centaine de médias, tous d’opinion identique, vu qu’ils ne reconnaissent pas d’autres opinions possibles, signaient une tribune à la Une de Charlie Hebdo. Son objet : lutter, stylos et claviers en cartouchière, pour « la liberté ». Le 25 septembre, par un de ces hasards (dramatiques) dont l’histoire actuelle du monde est friande, un islamiste pakistanais attaquait au hachoir, pratique européenne reconnue s’il en est, le vivre ensemble de Paris. Sur ce dernier attentat, un article paru dans La Dépêche mérite d’être mis en avant.

La tri­bune parue en cou­ver­ture de Char­lie Heb­do a été analysée par l’OJIM ici.

La Dépêche va à la pêche et attrape de l’information

L’article de La Dépêche est paru same­di 26 sep­tem­bre 2020. Il est titré : « Attaque de Paris : ce que l’on sait sur Ali H, 18 ans, et prin­ci­pal sus­pect ».

Son accroche en forme d’« essentiel » :

« Un jeune homme de 18 ans, Pak­istanais, a été inter­pel­lé ce ven­dre­di. Il est soupçon­né d’être l’au­teur pré­sumé des attaques qui se sont déroulées dans le cen­tre de Paris, non loin des anciens locaux de Char­lie Heb­do, et qui ont fait deux blessés. »

Deux élé­ments remar­quables d’emblée, élé­ments aux­quels la presse française n’avait pas habitué ses lecteurs :

  • Le prénom du tueur musul­man est indiqué. Jusqu’à présent, les médias n’indiquaient les prénoms de crim­inels ou délin­quants que s’ils avaient une con­so­nance française ou européenne. Peut-être cette évo­lu­tion est-elle liée au long tra­vail mené par les médias hors sys­tème – dont l’OJIM ?
  • La nation­al­ité du tueur est indiquée elle-aussi.

Deux infor­ma­tions qui changent la manière dont un acte de cette sorte est don­né à lire ou voir aux yeux du pub­lic. Ce n’est pas anodin.

Par ailleurs, La Dépêche insiste sur plusieurs points :

« Selon les infor­ma­tions du Parisien, l’assaillant pré­sumé est né à Islam­abad, au Pak­istan, le 10 août 2002, selon un extrait de nais­sance. Il est arrivé sur le sol français en août 2018. L’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) du Val-d’Oise le prend alors sous son aile. Cette mise sous tutelle va pour­tant faire débat : en 2018, le con­seil départe­men­tal du Val d’Oise con­teste sa minorité auprès de la jus­tice. Ali H. paraî­trait beau­coup plus vieux que ne le pré­tend son acte de nais­sance. Le 19 juil­let 2019 pour­tant, le tri­bunal des mineurs de Cer­gy-Pon­toise tranche et indique que le Pak­istanais est à même de pou­voir faire l’objet d’une prise en charge de l’ASE. La jus­tice a alors refusé de met­tre en place une exper­tise médi­cale pour déter­min­er l’âge réel du jeune homme. » 

Il y a mineurs et « mineurs »

Voilà qui informe sur le rôle de la jus­tice française dans la sit­u­a­tion dev­enue préoc­cu­pante des « mineurs » étrangers dits « isolés » en France. Ils ne sont pas néces­saire­ment « mineurs » et la jus­tice sem­ble préfér­er qu’ils le restent offi­cielle­ment. Ils ne sont pas « isolés » puisque pris en charge par l’ASE. Dernière infor­ma­tion, en creux : le coût. Il est évi­dent, même si l’article ne le dit pas, que l’ensemble des coûts con­cer­nant ce migrant illé­gal, un délin­quant donc, a été pris en charge par l’Etat ou les col­lec­tiv­ités locales, donc par l’impôt. Coûts ? Vie quo­ti­di­enne, ali­men­ta­tion, médecine « uni­verselle », habits, foy­er de l’ASE ou loge­ment ou cham­bre d’hôtel, divers­es presta­tions liées à des asso­ci­a­tions gauchisantes (appren­tis­sage de la langue, accès aux médiathèques, aide pour les papiers, les pris­es de ren­dez-vous…) et, peut-être, ce n’est pas pré­cisé, sco­lar­i­sa­tion ? Ce serait logique, s’agissant d’un « mineur ».

« Durant toute sa prise en charge par l’ASE, aucun signe de rad­i­cal­i­sa­tion n’a été observé par les ser­vices », a com­men­té le con­seil départe­men­tal du Val‑d’Oise. Son nom ne fig­ure égale­ment dans aucun dossier de la Direc­tion générale de la sécu­rité intérieure (DGSI). Ali H, est cepen­dant con­nu des ser­vices de police : le jeune homme a été inter­pel­lé dans les rues de la cap­i­tale en juin dernier pour « port d’arme pro­hibé ». Dans ses poches, la brigade des Réseaux Fer­rés de Paris a trou­vé un tournevis. Ali H. avait alors fait l’ob­jet d’un rap­pel à la loi par le tri­bunal des mineurs de Paris. »

Autres infor­ma­tions impor­tantes donc : un « mineur » illé­gale­ment entré et présent sur le ter­ri­toire, pris en charge par l’ensemble de la com­mu­nauté nationale, sans que la rai­son en soit bien claire, le Pak­istan n’étant pas en guerre en 2018, date de l’arrivée d’Ali H en France, est arrêté pour port d’arme et ne fait l’objet que d’un rap­pel à la loi. Il est ancré dans des procé­dures, est « mineur », ne peut donc pas être recon­duit vers son pays d’origine. C’est tout le sel du fonc­tion­nement de l’universalisme à la française : de pro­duire des sit­u­a­tions dignes de Kaf­ka. Cepen­dant, Ali H n’aurait pas mon­tré de signes de rad­i­cal­i­sa­tion. Qui peut con­crète­ment le savoir ? Il y a tant et tant d’Ali de cette sorte en France que plus per­son­ne ne paraît en mesure de repér­er quoi que ce soit. Le crim­inel a cepen­dant bien dû « se rad­i­calis­er » puisqu’il a atten­té à la vie de deux jour­nal­istes, pour des raisons qui sont à l’évidence de l’ordre du ter­ror­isme musul­man islamiste. Qui plus est : arrêté en juin, por­teur d’une arme, musul­man, illé­gal… Ce ne sont donc pas des signes de rad­i­cal­i­sa­tion, aux yeux du gouvernement.

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Une intéressante question statistique sur les prisons

Une ques­tion : com­bi­en sont-ils dans les rues de France, ces Ali à men­ac­er la vie des Français, tout en ne présen­tant pas de signes évi­dents de radicalisation ?
Une autre : ira-t-il rejoin­dre le con­tin­gent des 23 % d’étrangers qui surpe­u­plent les pris­ons français­es ? Il était en passe de devenir français. S’il avait per­pétré son atten­tat dans quelques semaines, il ne serait pas con­sid­éré comme étranger dans les pris­ons. Alors, en vrai, com­bi­en d’issus de l’immigration en prison en France ?

« Le 10 août 2020, alors con­sid­éré comme majeur, la prise en charge du Pak­istanais au sein de l’Aide Sociale à l’Enfance prend fin. Ali H. est alors logé dans un hôtel social de Cer­gy-Pon­toise (Val‑d’Oise). Il quitte par la suite le site pour s’installer dans un petit immeu­ble de qua­tre étages à Pan­tin (Seine-Saint-Denis). Le jeune homme vivait en colo­ca­tion dans un apparte­ment de type T2 avec d’autres mem­bres de la com­mu­nauté pak­istanaise : « Il y a plusieurs lits super­posés et ils sont plus d’une dizaine à vivre dans l’appartement », décrit un voisin dans les colonnes du Parisien. Cinq de ses colo­cataires ont été placés en garde à vue ce ven­dre­di. Ali H. devait se ren­dre prochaine­ment en pré­fec­ture pour régu­laris­er ses papiers. »

Ain­si, cet Ali pak­istanais, une fois sa prise en charge com­plète ter­miné dans le cadre de l’Aide Sociale à l’Enfance, et con­sid­éré comme majeur est logé dans un « hôtel social » puis se voit attribuer une place dans un loge­ment.. Mieux, il était à quelques jours de se voir remet­tre des papiers français, on se demande bien pourquoi ? Avait-il fait mon­tre d’un attache­ment par­ti­c­uli­er à la France ? D’une volon­té de s’intégrer ? Appris la langue française ? Trou­vé ou cher­ché un emploi ? Entamé une for­ma­tion ? Enfin, pour être pré­cis : voulait-il devenir français et la France a‑t-elle besoin de lui. A l’évidence, non. Et cela était tout aus­si évi­dent dès son arrivée.

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Terrorisme, auto-construction et pseudo défense

Cet arti­cle et l’histoire de ce tueur mon­trent que, par sa poli­tique migra­toire, la France con­stru­it elle-même les cel­lules ter­ror­istes qui vont ensuite atta­quer ses citoyens : en accueil­lant, en faisant sem­blant de ne pas voir les majeurs déguisés en « mineurs », en finançant leur vie ici, en les instal­lant là, en leur four­nissant des papiers, en les réu­nis­sant en groupes musul­mans islamistes en des lieux pré­cis (le Pak­istan est un pays où l’islam est majori­taire­ment islamiste mil­i­tant). Une autre pré­ci­sion : le Pak­istan n’a jamais été une colonie française, les liens entre la France et les pak­istanais sont donc de faible inten­sité. Si vous étiez un chef islamiste ter­ror­iste pak­istanais et que vous pro­jetiez des atten­tats à Paris, que feriez-vous ? Vous enver­riez de jeunes ter­ror­istes ayant apparence de « mineurs » et vous n’auriez plus à vous souci­er de rien. La France prend la suite et guide vos pro­tégés jusqu’à leurs vic­times. Mer­ci qui ?

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