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Quand Le Monde utilise des clandestins sur son chantier

4 mars 2020

Temps de lecture : 2 minutes
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Quand Le Monde utilise des clandestins sur son chantier

Le jeudi 27 février 2020 à 6h du matin, 35 travailleurs sans-papiers avaient démarré une occupation du chantier du nouveau siège du Monde à Paris. Ils réclamaient “régularisation et hausse des salaires”, un peu plus de 24 heures après, dans la matinée du 28 février, ils obtenaient en partie gain de cause.

Une action téléguidée par les syndicats

Ces faux « sans-papiers » mais vrais clan­des­tins sont employés par la société Gold­en Clean, société de net­toy­age et sous-trai­tant d’Eiffage, dont une douzaine de salariés étaient chargés entre autres, de la pro­preté des bases-vie des ouvri­ers sur le chantier du Monde.

Tra­vail­lant 7 jours sur 7, pour 40 € par jour, les employés ont été incités à la révolte par les syn­di­cats. Éti­enne Deschamps, juriste chez CNT-Sol­i­dar­ité ouvrière admet avoir “ciblé le chantier du Monde” “pour être sûr que cette lutte soit vis­i­ble”.

L’effet escomp­té aura bien lieu puisque Louis Drey­fus, prési­dent du direc­toire du Groupe Le Monde, s’est déplacé en per­son­ne pour les négo­ci­a­tions. Après 5h de ter­giver­sa­tions, un accord était con­clu.

Un accord satisfaisant la quasi intégralité des revendications

Louis Drey­fus a fait tout de même part de sa stu­peur et assure avoir “véri­fié les doc­u­ments de Gold­en Clean, fait faire des con­trôles inopinés et que tout était en règle”. On peut donc imag­in­er que soit il ment, soit les con­trôles se sont avérés très légers, les salariés tra­vail­lant sur le chantier depuis mi-2019… Mais quand on voit le tra­vail des Décodeurs du jour­nal éponyme et sa légèreté dans le traite­ment de l’information, un joyeux mélange des deux expli­ca­tions soit pos­si­ble..

Finale­ment, en présence de Louis Drey­fus, de l’inspection du tra­vail et de CNT-Sol­i­dar­ité ouvrière, un accord a été con­clu entre un représen­tant des salariés (qui rap­pelons-le, sont des clan­des­tins et vio­lent donc la loi par leur sim­ple présence dans ce pays) et Gold­en Clean.

Cet accord prévoit la “mise en con­for­mité des salaires avec la con­ven­tion col­lec­tive des entre­pris­es de pro­preté”, la “remise des bul­letins de paie” aux salariés et leur “accom­pa­g­ne­ment en vue de leur régu­lar­i­sa­tion”. Car après tout, comme dirait Badara le Malien lors de l’occupation, “On défend nos droits !”. Moral­ité : si vous vous êtes intro­duit en fraude en France, tra­vaillez pour Le Monde, non seule­ment vous ne serez pas expul­sé mais vous béné­ficierez d’une aide pour pou­voir vous installer. Mer­ci Louis.

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