Ojim.fr
Veille médias
Dossiers
Portraits
Infographies
Vidéos
Faire un don
Portrait : Thomas Sotto [rediffusion]

24 août 2015

Temps de lecture : 5 minutes
Accueil | Veille médias | Portrait : Thomas Sotto [rediffusion]

Portrait : Thomas Sotto [rediffusion]

Thomas Sotto,
la force tranquille

Dans le florilège des journalistes animant les débats du matin, Thomas Sotto sort du lot. Fini les journalistes qui haussent la voix pour se faire entendre ; au placard les questions distribuées à l’avance. Par son calme, sa courtoisie et son style bien à lui, Thomas Sotto tranche avec ses confrères. Le « Gilles Bouleau de la radio », comme il est parfois surnommé, est d’une certaine manière l’opposé du journalisme façon Jean-Jacques Bourdin vociférant et coupant sans cesse la parole à son invité.

Thomas Sot­to est né en juil­let 1973 à Paris d’une mère infir­mière dans l’Éducation Nationale et d’un père com­merçant. Jour­nal­iste et ani­ma­teur de télévi­sion et radio, il présente actuelle­ment « la mati­nale » sur Europe 1.

Formation

Thomas Sot­to a été sco­lar­isé au lycée Claude-Bernard dans le 16e arrondisse­ment de Paris. Il décroche son Bac D (S‑SVT) avec un an d’avance et ren­tre à l’Université Pan­théon-Assas à Paris. Il y obtient une licence de droit et une maitrise en sci­ences poli­tiques avant de s’orienter vers le jour­nal­isme en inté­grant l’Institut Français de Presse (IFP) d’où il sor­ti­ra diplômé en 1995 à l’âge de 22 ans.

Parcours professionnel

1995

Thomas Sot­to débute sa car­rière comme reporter sur les ondes de la radio RMC.

1999

Il rejoint Canal J, une chaîne pour la jeunesse, où il présen­tera le « JTJ » (Jour­nal Télévisé des Jeunes) dif­fusé tous les soirs de la semaine à 19H50 en alter­nance avec Eliz­a­beth Tchoun­gui.

2000

Thomas Sot­to subit un grave acci­dent de moto lui sec­tion­nant les nerfs et paralysant son bras gauche. Il quitte alors le « JTJ » de Canal J (qui sera par ailleurs sup­primé quelques mois plus tard). Mais il reprend rapi­de­ment du ser­vice sur les écrans en effec­tu­ant notam­ment un pas­sage sur la chaîne Série Club avant d’intégrer France 3 Lim­ou­sin-Poitou-Char­entes.

2001

Il ani­me avec une de ses amies (Peg­gy Olmi) l’émission « A toi l’actu@ ! » sur la chaîne France 3. Une émis­sion dif­fusée du lun­di au ven­dre­di à 17h30, qui se présente sous la forme de jour­nal télévisé pour les jeunes de 6 à 12 ans (même si les audi­ences mon­treront que ce sont davan­tage les 12–15ans qui suiv­aient ce jour­nal). Une émis­sion en direct se déroulant dans un décor virtuel, qui décrypte l’actualité en une quin­zaine de min­utes. « A toi l’actu@ ! » sera rem­placée en sep­tem­bre 2002 par « Mon Kanar », un autre jour­nal télévisé pour enfants. Dans le même temps Thomas Sot­to offi­cie égale­ment sur TV Breizh comme présen­ta­teur.

2005

Il par­ticipe au lance­ment de la chaîne Direct 8 sur la TNT. Sur cette même chaîne, il présen­tera « la mati­nale » avant de quit­ter Direct 8 pour BFMTV. Cette même année, il par­ticipe en effet égale­ment au lance­ment de la chaîne d’informations en con­tinu sur laque­lle il présente notam­ment les infor­ma­tions sportives.

2006

Il présente « BFM Soir » sur BFMTV, le same­di et le dimanche de 18h à 21h, en com­pag­nie de Céline Couratin, Gaëlle Copi­enne, Valérie Béranger, Maxime Cogny et Simon Rodi­er. Lorsqu’il ne présente pas « BFM Soir », Thomas Sot­to effectue des reportages pour la chaîne. Cette même année, il est en effet l’envoyé spé­cial de la chaîne au Liban où il cou­vre les attaques israéli­ennes. Pour la pre­mière fois Thomas Sot­to se rend sur une zone de guerre.

2007

Il devient le présen­ta­teur du « QG de l’info » sur BFMTV.

2008

Thomas Sot­to présente et ani­me l’émission « Parta­geons nos idées » sur BFMTV. Une émis­sion per­me­t­tant aux inter­nautes d’interagir en direct avec les invités de la chaine à l’aide de leurs web­cams.

2011
Thomas Sotto, à l'époque de Capital © photo : M6

Thomas Sot­to, à l’époque de Cap­i­tal © pho­to : M6

Il quitte BFMTV pour rejoin­dre M6 et suc­céder à Guy Lagache dans la présen­ta­tion de l’émission économique phare de la chaîne, « Cap­i­tal » (et « Cap­i­tal Terre »). Thomas Sot­to dirige alors pour la pre­mière fois une émis­sion dif­fusée à des heures de grande écoute. Il parvien­dra à main­tenir la même audi­ence que ses prédécesseurs.

2012

À l’occasion d’un numéro de « Cap­i­tal » con­sacré à un hypothé­tique retour au franc, Marine Le Pen, invitée de Thomas Sot­to, s’agace des ques­tions du jour­nal­iste qu’elle qual­i­fie de « pénible ». Une année durant laque­lle Thomas Sot­to recevra sur son plateau les can­di­dats à la prési­den­tielle, dont François Hol­lande.

2013

Thomas Sot­to suc­cède à Bruce Tou­s­saint sur Europe 1 pour présen­ter « la mati­nale ». Il restera égale­ment aux com­man­des du mag­a­zine « Cap­i­tal » sur M6.

Cette même année Jean-Jacques Bour­din se félicite ironique­ment que ses slo­gans « inspirent cer­tains, comme Jean-Michel Apathie sur Canal avec “Les yeux dans les yeux”, ou Thomas Sot­to sur Europe 1 avec “tout savoir, tout com­pren­dre”. Je suis heureux qu’ils repren­nent mes idées, ce doit être la rançon du suc­cès ». Une réflex­ion que les intéressés pren­dront sur le ton de l’humour : « C’est une évi­dence, avant Jean-Jacques Bour­din le jour­nal­isme n’existait pas… ».

Un an après l’élection de François Hol­lande à la prési­dence de la République, ce dernier revient sur le plateau de « Cap­i­tal » en com­pag­nie de Thomas Sot­to sur le thème « La France en panne : com­ment faire sauter les ver­rous ? »

2014

Thomas Sot­to quitte M6 et l’émission « Cap­i­tal » pour se con­sacr­er unique­ment à « la mati­nale » d’Europe 1. Il sera rem­placé sur M6 par François-Xavier Ménage qui vient lui aus­si de BFMTV.

Cette même année, Thomas Sot­to reçoit Bernard Tapie et revient à cette occa­sion sur l’af­faire de l’ar­bi­trage du Crédit Lyon­nais et au rôle joué par Claude Guéant et Nico­las Sarkozy dans cette affaire. Un sujet qui n’est pas du goût de l’homme d’affaires qui achève l’interview en quit­tant bru­tale­ment l’émission et même tapotant la tête de Thomas Sot­to pour lui sig­ni­fi­er son ras-le-bol…

À la suite de cette séquence, le jour­nal­iste Bruno Roger-Petit écrira : « À la fin d’une inter­view appelée à devenir légendaire, le pro­prié­taire du groupe de presse “La Provence”, après avoir évo­qué les “jour­nal­istes véreux”, a quit­té le stu­dio de la rue François Ier, excédé par les ques­tions pré­cis­es et inci­sives de celui qui présente la tranche du matin de la sta­tion […] jouant de l’in­tim­i­da­tion physique, tapant sur l’é­paule, puis deux fois sur la tête de Thomas Sot­to, chaque fois plus vio­lem­ment, façon Tony Sopra­no des médias. »

Quelques jours aupar­a­vant c’est l’acteur de ciné­ma Gérard Depar­dieu qui s’emportait face au jour­nal­iste évo­quant ses dif­férentes nation­al­ités et ses liens avec Vladimir Pou­tine. Une inter­view télé­phonique à l’issue de laque­lle l’acteur avait fini par lancer : « tu veux que je vienne à Europe 1 ? Tu veux que je t’allume ? »

En sep­tem­bre de la même année, Thomas Sot­to évoque la loi Alur sur l’accès au loge­ment (aus­si appelée loi Duflot) sur les ondes d’Europe 1. À cette occa­sion, il se fait repren­dre sur le réseau social Twit­ter par l’ancienne min­istre « Dites Thomas Sot­to, faut pas dire des bêtis­es : la loi Alur ne fait pas aug­menter les loy­ers bas ! […] Ce n’est pas du jour­nal­isme que de repren­dre des a pri­ori infondés comme paroles d’é­vangile ! »

Lire la suite : ojim.fr/portraits/thomas-sotto/

Sur le même sujet

Related Posts

None found

Les réseaux Soros
et la "société ouverte" :
un dossier exclusif

Tout le monde parle des réseaux de George Soros, cet influent Américain d’origine hongroise qui consacre chaque année un milliard de dollars pour étendre la mondialisation libérale libertaire.

En effet, derrière un discours "philanthropique" se cache une entreprise à l'agenda et aux objectifs politiques bien précis. Mais quelle est l’étendue de ce réseau ?

Pour recevoir notre dossier rejoignez nos donateurs (avec un reçu fiscal de 66% de votre don).

Derniers portraits ajoutés

Abel Mestre

PORTRAIT — Faut-il class­er Abel Mestre dans la caté­gorie jour­nal­iste ? Abel Mestre con­stitue à lui seul un fourre-tout de l’extrême extrême-gauche, allant du stal­in­isme à l’anarchisme en pas­sant par le trot­skisme expéri­men­tal et l’action de rue.

Sophia Aram

PORTRAIT — Issue d’une famille d’o­rig­ine maro­caine, Sophia Aram est née à Ris-Orangis (Essonne) le 29 juin 1973. Sophia Aram s’ini­tie à l’art de l’im­pro­vi­sa­tion dans les étab­lisse­ments sco­laires de Trappes puis au sein de la com­pag­nie « Déclic Théâtre », où elle côtoie Jamel Deb­bouze.

Christophe Ono-dit-Biot

PORTRAIT — Né en jan­vi­er 1975 au Havre, Christophe Ono-dit-Biot a fait Hypokhâgne et Khâgne au lycée Jan­son-de-Sail­ly, à Paris, puis un DEA de Lit­téra­ture com­parée sur les écrivains fin de siè­cle « déca­den­tistes ». Il est agrégé de let­tres mod­ernes (2000).

Ali Baddou

PORTRAIT — Ali Bad­dou n’est pas seule­ment présen­ta­teur-jour­nal­iste et pro­fesseur de philoso­phie poli­tique à Sci­ences-Po. Ce mem­bre de l’hyperclasse mon­di­ale est avant tout au cœur des réseaux de pou­voir maro­cains, français (mit­ter­ran­di­ens et social­istes) et médi­a­tiques.

Johan Hufnagel

PORTRAIT — Bien qu’il n’ait, pour un jour­nal­iste, pas écrit grand chose, Johan Huf­nagel n’en est pas moins par­venu à se hiss­er aux postes clés des médias où il a posé ses valis­es. Il n’y a là rien d’é­ton­nant : son secteur d’ac­tiv­ité n’est ni l’in­ves­ti­ga­tion, ni même la sim­ple rédac­tion, mais le numérique.

"Le partage, c'est le secret du bonheur."

Sylvain Augier, reporter, animateur de radio et de télévision