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L’Opinion, t’aurais pas deux millions ?

26 novembre 2020

Temps de lecture : 2 minutes

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L’Opinion, t’aurais pas deux millions ?

L’Opinion, t’aurais pas deux millions ?

On a beau être très riche, on a beau avoir dans son discret actionnariat la famille Bettencourt, le groupe LVMH, le Dow Jones américain, on a beau défendre les intérêts matériels et moraux du CAC40 et plus si affinités, le groupe L’Opinion/Agefi demande quand même 2M€ à ses lecteurs.

Des comptes bien rouges

Tout rouges, non ce ne sont pas les arti­cles de L’Opinion qui sont plutôt de la couleur papi­er mon­naie ou indices bour­siers, ce sont les comptes. En per­pétuel déficit depuis sa créa­tion, le jour­nal (source Let­tre A) devrait per­dre autour d’un mil­lion d’euros en 2020, encore la crise du Covid pour­rait-elle aggraver cette perte. Il faut donc trou­ver 2M€ pour combler le trou et celui de 2019. Les grands argen­tiers ayant mis plusieurs fois la main à la poche depuis la créa­tion, les lecteurs for­tunés qui sont appelés à remet­tre au pot.

Ce sont Les amis de l’Opinion (détenant 5% du cap­i­tal) qui appel­lent à un investisse­ment via le dis­posi­tif IR-PME qui per­met une réduc­tion d’impôt sur le revenu. Ce sera le troisième tour de table pour ces amis bien nan­tis et bien disposés.

Une orientation libérale libertaire

Le lecteur ras­sis de L’Opinion, défen­dant de bonne foi ses valeurs de père de famille et la mon­di­al­i­sa­tion heureuse, serait sans doute choqué de ces deux épithètes, libéral et lib­er­taire. Pour­tant le jour­nal est – comme il est logique en bon libéral­isme – un ferme par­ti­san de l’immigration souri­ante et un con­temp­teur de la réal­ité du grand rem­place­ment de la pop­u­la­tion. Comme nous l’analysions dans un papi­er de févri­er 2020 sur un arti­cle d’Ivanne Tripen­bach « Grand rem­place­ment, itinéraire d’une intox ». Là, il ne s’agit même plus de jour­nal­isme, mais de pro­fes­sion de foi.

Voir le por­trait d’Ivanne Trip­pen­bach ici.

Des grandes fortunes et des médias

L’influence des intérêts indus­triels et com­mer­ci­aux sur les médias ne date pas d’hier. Les grandes for­tunes ont tou­jours investi dans les médias au sens large pour con­forter leur influ­ence. Bernard Arnault, Xavier Niel, François Pin­ault, la famille Das­sault, Vin­cent Bol­loré, Bouygues et on en passe ne font que suiv­re les pas des Coty (le par­fumeur) et autres Comités des Forges. Mais il est rare qu’un groupe de presse affiche avec autant de can­deur sa défense de l’argent, l’argent seul, l’argent roi.

Voir le por­trait de Nico­las Beytout.

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