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L’OJIM fait sa semaine de la presse. 2 : c’est l’heure de l’antisémitisme expliqué aux CE2

29 juillet 2019

Temps de lecture : 3 minutes
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L’OJIM fait sa semaine de la presse. 2 : c’est l’heure de l’antisémitisme expliqué aux CE2

Pre­mière dif­fu­sion le 26/03/2019

Comme l’OJIM l’indiquait dans le premier article de cette série, du 18 au 25 mars 2019, c’était la Semaine française et européenne d’éducation aux médias : écoles, lycées et collèges en France, comme dans la plupart des pays de l’Union Européenne, sont l’objet d’une offensive massive des gouvernements et des médias officiels afin de convaincre « dès le plus jeune âge », comme nombre de ministres ont l’habitude de le dire, que de bonnes et vraies conceptions s’apprennent dès le plus jeune âge. Deuxième partie, donc, de notre semaine de la presse dans… la semaine de la presse.

Ain­si que le mon­trait récem­ment l’OJIM, la semaine de la presse a voca­tion à encadr­er les jeunes sco­lar­isés. Cela se fait dans un cadre plus large et per­ma­nent, annu­al­isé en quelque sorte :

L’encadrement a lieu dès le plus jeune âge et sou­vent en réac­tion à l’actualité immé­di­ate. C’est ain­si que peu après les divers actes anti­sémites récem­ment sur­venus en France, France.tv édu­ca­tion dif­fu­sait un doc­u­men­taire des­tiné à être regardé en classe par des enfants de CE2, ayant donc 8 ans. Sujet : « C’est quoi l’antisémitisme ? ». Le doc­u­men­taire s’inscrit dans une rubrique se pro­posant de répon­dre à une ques­tion, plus ou moins d’actualité, par jour et dans la vague actuelle de « sen­si­bil­i­sa­tion des élèves » aux médias (respecta­bles).

Il est alors éton­nant de voir le traite­ment de cette ques­tion : « Un anti­sémite est celui qui éprou­ve de la haine pour les per­son­nes de reli­gion ou d’origine juive. Cela peut se traduire par des insultes, des men­aces, des dégra­da­tions ou des actes vio­lents con­tre des Juifs ». Rien à dire con­cer­nant cette propo­si­tion de déf­i­ni­tion. La suite est par con­tre dis­cutable (l’analyse suit l’ordre de défile­ment chronologique du doc­u­men­taire) et est organ­isée en qua­tre étapes :

  • 1ère étape : L’antijudaisme du Moyen-Age est assim­ilé à une pra­tique exclu­sive­ment chré­ti­enne, ain­si qu’à l’antisémitisme. Cette équiv­a­lence entre anti­ju­daisme et anti­sémitisme est très éloignée de l’état de la recherche sci­en­tifique con­cer­nant ces ques­tions. Une telle sim­pli­fi­ca­tion est à la lim­ite de l’infox.
  • 2e étape : Une phrase ensuite indique qu’au 19e siè­cle « des théories pré­ten­dent class­er l’humanité en races. Par­mi elles, la race sémite, celle des juifs ». Le nom de Dar­win n’est pas cité, for­cé­ment puisque l’Education Nationale enseigne par ailleurs la théorie de la sélec­tion des espèces .
  • 3e étape : « L’antisémitisme est très répan­du au début du XXesiè­cle. Les Juifs sont car­i­caturés comme des êtres cupi­des et mau­vais. Hitler se sert de cette haine pour arriv­er au pou­voir et déclencher la Shoah, l’extermination mas­sive des Juifs d’Europe ».

Le lien est donc fait, de la 1ere à la 3e étape entre anti­sémitisme ayant con­duit au géno­cide et anti­ju­daisme : il y aurait chronolo­gie. Une thèse his­torique­ment discutable.

  • 4e étape : « Aujourd’hui encore, des théories du com­plot cir­cu­lent pour attis­er la haine con­tre les Juifs. C’est pourquoi, en France, la loi punit fer­me­ment les actes et les dis­cours antisémites ».

Com­ment ne pas être sur­pris de ce qu’entendent les enfants des écoles français­es dans cette péri­ode où des actes anti­sémites sont perpétrés ?

L’antisémitisme actuel est mis en lien avec les « théories du com­plot », sans que rien ne dise ce dont il s’agit.

Surtout : en ce 12 mars 2019, jour de dif­fu­sion du doc­u­men­taire, l’antisémitisme actuel n’est pas, men­tion­né. Où est passé l’antisémitisme qui de fait domine la société française, un anti­sémitisme qui ani­me en pre­mier lieu la cul­ture musul­mane. L’immense majorité des vio­lences anti­sémites pro­duites en France depuis 10 ans sont le fait de musul­mans, ce que la jus­tice con­firme. Com­ment se fait-il que ce ne soit pas indiqué ? Par crainte de met­tre à mal le « vivre ensem­ble » qui a rem­placé la notion de Bien pub­lic dans les écoles ?

Ce doc­u­men­taire doit sem­bler éton­nant dans cer­taines écoles con­fron­tées au quo­ti­di­en au « vivre ensemble ».

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