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De la propagande dans l’Éducation nationale

30 mai 2021

Temps de lecture : 2 minutes

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De la propagande dans l’Éducation nationale

De la propagande dans l’Éducation nationale

L’Éducation nationale est un haut lieu de la propagande en faveur de l’idéologie dominante. Elle dispose de nombreux outils pour ce faire, en particulier un internet dont elle use à profusion. Un exemple ? La mise en avant de concours auxquels les enseignants sont appelés à faire participer leurs élèves. Petit tour d’horizon du côté de l’enseignement de l’histoire et de la citoyenneté.

La page dédié », « Prix et con­cours », du site du min­istère de l’Éducation nationale indique que « Différents con­cours sco­laires sont pro­posés en parte­nar­i­at avec de nom­breux parte­naires. Ils per­me­t­tent d’initier des pro­jets avec les élèves autour des valeurs de la République et de l’engagement. »

Quel est le menu pro­posé sur le ver­sant « His­toire » et « citoyen­neté » ? Voici quelques exem­ples révélateurs.

Des « concours en lien avec la citoyenneté et les valeurs de la République »

  • Con­cours Clé­menceau. Objec­tif : « rap­procher les jeunes et les forces de sécu­rité de l’État ». Il con­cerne les élèves de 4e et 3e. Un objec­tif louable ? En apparence seule­ment. Pourquoi ? Le con­cours est réservé aux élèves d’établissements « situés dans les quartiers de recon­quête répub­li­caine sur tout le territoire ».
    Louable ?  Un aveu d’échec, surtout. Il y a donc des quartiers que la République doit recon­quérir. Lesquels ? Des quartiers ethniques ?
  • Le Prix Ilan Hal­i­mi. Un jeune homme assas­s­iné dans une cité de Bag­neux (92) et dont le corps avait ensuite été aban­don­né sur le bord d’une ligne de RER. Il s’agit de l’affaire dite du « gang des bar­bares », en 2006. Le meurtre a été per­pétré par une bande dirigée par Yous­souf Fofana. Ilan Hal­i­mi a été choisi car il était juif et que, pour la bande en ques­tion, être juif c’est être par nature riche. Un crime anti­sémite, donc. Il s’agit de ne pas oubli­er que l’antisémitisme gan­grèn­erait la société française. Le prix con­cerne des col­lec­tifs de jeunes de moins de 25 ans et vise à « faire reculer les préjugés racistes et antisémites ».
  • Le con­cours Nous autres. Objec­tif : « faire réalis­er à des class­es des pro­duc­tions artis­tiques illus­trant la décon­struc­tion du racisme et la défense de l’égalité entre tous ». Le con­cours con­cerne les élèves de la mater­nelle à la 6e.
    Parte­naires du con­cours : la CASDEN Banque Pop­u­laire, la Fon­da­tion Lil­ian Thu­ram et la MGEN.
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Des « concours en lien avec les enjeux mémoriels »

  • Le Con­cours nation­al de la résis­tance et de la dépor­ta­tion. Objec­tif : « trans­met­tre aux jeunes généra­tions l’histoire et la mémoire de la résis­tance et de la dépor­ta­tion ». Le con­cours con­cerne les élèves de 3e et les lycéens.
  • La Flamme de l’égalité. Objec­tif : « men­er une réflex­ion sur l’histoire de la traite et des cap­tures, sur la vie des esclaves et les luttes pour l’abolition, sur leurs sur­vivantes, leurs effets et leurs héritages con­tem­po­rains ». Les élèves de pri­maire et du sec­ondaire réalisent « col­lec­tive­ment une pro­duc­tion dont la forme finale est libre ».
    Ce con­cours est la porte ouverte aux théories décoloniales.

Pour plus d’informations sur ces théories, voir ici la brochure de l’OJIM.

Glob­ale­ment, les con­cours pro­posés par l’Éducation nationale, ver­sant enseigne­ment de l’Histoire et de l’éducation civique, ne con­cer­nent que trois thèmes spé­ci­fiques : le racisme, l’antisémitisme et l’esclavage. Ce sim­ple choix est par nature idéologique. L’histoire de France, de l’Europe et du monde ne sont pas prop­ices à d’autres con­cours et prix sco­laires ? Pos­er la ques­tion, c’est y répondre.

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