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Pub­lié le 19 juillet 2018 | Éti­quettes : ,

Les publications de la CGT, en difficulté et objet de convoitises

Il n’y a pas que Le Média (lié bon gré mal gré à la France Insoumise) qui ait des soucis. La Nouvelle vie ouvrière de la CGT, qui a succédé en 2011 à La Vie ouvrière (créée par Pierre Monatte en 1909), a aussi bien des problèmes. Malgré un siècle d’existence le magazine ne touche que peu de syndiqués de la CGT.

Épuisement du papier

Alors que le bulletin Ensemble est envoyé à tous les adhérents (six cent mille selon la centrale, moins de quatre cent mille à jour de cotisation selon d’autres sources), le mensuel (anciennement hebdomadaire) NVO est diffusé à nettement moins de 20.000 exemplaires et provoque des pertes chroniques. Que faire sinon passer au numérique ?

Conflit d’intérêts ?

Pour cela, la CGT fait un appel d’offres, remporté par une filiale de la société des frères Amadet (Khaled et Farid) ; tous deux sont liés (et leur société), nous dit la Lettre A du 12 juillet 2018, à un certain Jean-Christophe Lopez, ancien employé par le comité d’entreprise d’EDF/GDF. La CCAS (Caisse centrale d’activités sociales) d’EDF est financée par une taxe de 1% sur vos factures d’électricité. Avec un budget de plus de 400 millions d’euros et plusieurs milliers de collaborateurs, la CCAS est un état dans l’état à EDF et a fait l’objet de maints rappels à l’ordre de la Cour des comptes : falsification de bilans, appels d’offres faussés…

La CCAS est réputée très proche de la branche cadres de la CGT, l’Union fédérale des ingénieurs, cadres et techniciens (UFICT). Un ancien cadre de la Caisse dispose donc de bonnes entrées pour remporter un appel d’offres dont le montant provoque des mouvements d’humeur à la centrale de Philippe Martinez.

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