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Le QG des islamo-gauchistes ?

19 février 2020

Temps de lecture : 4 minutes

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Le QG des islamo-gauchistes ?

Le QG des islamo-gauchistes ?

Après les mésaventures du Média, organe de presse en ligne proche de La France Insoumise, affaibli du fait de ses divisions internes sur fond d’étrangetés financières et personnelles, voici venir QG, destiné à agir dans la même sphère d’influence. Quand la gauche communiste devient étrangement la gauche communautariste.

La gauche poli­tique alter­na­tive voulait inve­stir le champ médi­a­tique de façon indépen­dante, tout en regar­dant une par­tie de ses troupes devenir chroniqueur sur des chaînes d’information en con­tin­ue. Une volon­té de faire aus­si bien que la droite poli­tique alter­na­tive ou hors les murs, qui con­naît un réel suc­cès avec TV Lib­ertés en pas­sant par la presse papi­er (Valeurs Actuelles, L’Incorrect, Élé­ments, Lim­ite…).

À peine réu­nis au sein du Média, et selon un très vieux tru­isme, la gauche qui se veut rad­i­cale, mais dont nom­bre de mil­i­tants vien­nent con­crète­ment de familles de la bonne bour­geoisie des grandes métrop­o­les où l’on vote majori­taire­ment social-démoc­rate de cen­tre gauche ou droit, priv­ilèges oblig­ent, a mul­ti­plié ten­sions, accrochages financiers, désac­cords poli­tiques, envies de meurtres, procès et finale­ment scis­sions, après moult noms d’oiseaux. L’ambiance a même tourné à la guerre avec de mul­ti­ples batailles dont celle autour de Sophia Chikirou, dont le pub­lic décou­vrit alors qu’elle était sans doute la com­pagne de Mélen­chon, ne fut pas la moindre.

Où en est le petit monde médiatique proche de LFI, au moins sur le plan des idées ?

  • Le Média existe tou­jours. Le 16 févri­er, son édi­to­r­i­al l’affirmait : la France est « en marche vers la guerre civile ». C’est surtout une télévi­sion en ligne, tou­jours financée par « les socios », une forme de démoc­ra­tie par­tic­i­pa­tive con­sis­tant à se délester de sa menue mon­naie afin de faire vivre le média en ques­tion, espérons de manière dif­férente qu’à l’époque Chikirou et Lancelin, deux fig­ures de proue opposées dans le chaos de cette affaire. Même si l’on croise cette affir­ma­tion : « Afin de rester indépen­dant et en accès libre pour le plus grand nom­bre, et de con­tin­uer de vous pro­pos­er des enquêtes sur les magouilles de la Macronie et les arnaques des multi­na­tionales, des reportages de ter­rain au plus près de ceux qui lut­tent, des entre­tiens, débats et émis­sions comme on n’en voit plus à la télé, nous avons besoin de vous ! », tout est tou­jours large­ment gauchisme de salons. Actuelle­ment Le Média est dirigé par Denis Robert.
  • QG ou « Quarti­er Général — Le Média libre ». Les trois derniers mots mon­trent que c’est bien con­tre l’ancien Le Média que le nou­veau QG naît. Il fonc­tionne d’ailleurs selon le même principe : TV en ligne, finance­ment par­tic­i­patif, ligne édi­to­ri­ale de type gauche alter­na­tive. QG est dirigé par Aude Lancelin, dev­enue gauchiste vis­i­ble à l’occasion de son licen­ciement de L’Obs, après y avoir passé de nom­breuses années libérales-lib­er­taires assez tran­quilles, au cours desquelles elle ne se plaig­nait pas trop des con­di­tions cap­i­tal­istes de tra­vail des médias con­venus — mais cha­cun peut évoluer en per­dant le con­fort de bureaux tels que ceux de L’Obs. Le philosophe Alain Badiou, tou­jours ancré dans le maoïsme de grand-papa, joue un rôle de fig­ure tutélaire en atten­dant le grand soir. Les enne­mis sont Macron et « l’extrême droite meilleure alliée au cap­i­tal », les amis sont la Pales­tine et les gilets jaunes (s’ils ne votent pas RN).

Présen­ta­tion par Aude Lancelin le 16 décem­bre 2019 : « Nous vous avions annon­cé un nou­v­el espace médi­a­tique au ser­vice du peu­ple avant Noël 2019 : le voici. Sans argent de l’État, sans oli­gar­que en couliss­es, sans pub­lic­ité, sans fil à la pat­te le reliant à un par­ti ou à une organ­i­sa­tion quel­conque, il ne vit que pour vous et grâce à vous ».

Il y a for­cé­ment oppo­si­tion finan­cière car les deux médias cherchent des ressources auprès des mêmes mil­i­tants. L’audience du jour­nal quo­ti­di­en du Média s’était sta­bil­isée à env­i­ron 10 000 per­son­nes, bien peu pour financer tous ces médias télévisuels.

Pour vivre, QG semble développer une surenchère de la radicalité

La prob­lé­ma­tique QG n’est pas celle du vieil­lard Badiou, dont le penseur et écrivain Meh­di Bel­haj Kacem qui fut, jeune, un de ses proches, a démon­tré l’ineptie creuse d’une « pen­sée » qui ne vaut que du fait de l’incompréhension général­isée qu’elle provoque, et le car­ac­tère sec­taire du per­son­nage et des petits grou­pus­cules organ­isés autour de sa pré­ten­tieuse et gourouesque per­son­ne (Après Badiou, Gras­set, 2011). Elle est celle de la surenchère dans la rad­i­cal­ité, vis­i­ble­ment jugée néces­saire pour s’imposer dans un espace médi­a­tique de faible ampleur en ter­mes d’audience.

Du coup, le 15 Févri­er 2020, Aude Lancelin retweete un tweet de QG-Le Média Libre :

Le lieu ? Aubervil­liers. Aucun de ces courants n’auraient d’assise aujourd’hui sans le 93, c’est-à-dire sans un socle islamisé qu’ils refusent évidem­ment de recon­naître, par­lant plutôt d’islamophobie ou de racisme en cas d’accusation de con­nivence. Or, de fait, la bour­geoisie gauchiste de Paris col­la­bore par idéolo­gie et par néces­sité avec l’islamisme du 93, départe­ment dont le lien avec la France sem­ble pour le moins ténu.

L’invité ? On le présente comme un cheminot (quin­tes­sence du résis­tant con­tem­po­rain) de Sud (quin­tes­sence du syn­di­cat qui n’a pas trahi) et fig­ure du com­bat con­tre la réforme des retraites. Ce dernier point n’est en aucun cas dou­teux : Assane Kaz­ib, invité à par­ler avec Badiou et Lancelin, est bien une per­son­nal­ité remar­quée des man­i­fes­ta­tions indiquées. Il a eu son heure de gloire : pas­sage aux Grandes Gueules, mais surtout sa par­tic­i­pa­tion à la man­i­fes­ta­tion con­tre l’islamophobie, qui s’est avant tout révélée manif des islamistes rad­i­caux dans Paris, ses dia­tribes indigénistes con­tre le « racisme d’État » ou pire quand début novem­bre 2012 il revendique le « droit de ne pas ser­rer la main d’une femme ».

Une vidéo qui tourne alors en boucle sur les réseaux soci­aux le mon­tre, micro en main, ten­ant des pro­pos islamistes. Sa prise de posi­tion vaut défense des con­cep­tions salafistes. Sous les vivats de la foule, il ne réclame pas seule­ment « le droit » de ne pas ser­rer la main mais aus­si celui de lire le Coran sur son lieu de tra­vail. À l’encontre de la SNCF et de la France, on entend claire­ment le mot « facho ».

Con­sciem­ment ou non, des médias comme QG ou Le Média, agis­sent en sou­tien de ces courants tra­vail­lant à une trans­for­ma­tion pro­fonde de la France et de l’Europe, cela s’appelle la taqqyia, la prise de pos­ses­sion islamiste d’un ter­ri­toire par ses soubasse­ments. Cer­tains gauchistes seraient ils les idiots utiles con­duisant au pou­voir des islamistes rad­i­caux ? Nous leur lais­sons la réponse.

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