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Le quotidien communiste La Marseillaise de nouveau en liquidation judiciaire

20 juillet 2020

Temps de lecture : 2 minutes
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Le quotidien communiste La Marseillaise de nouveau en liquidation judiciaire

L’agonie de La Marseillaise rappelle celle de Presstalis. Nous avons longuement présenté l’historique du journal par un de ceux qui en furent les protagonistes. Ce sera la troisième liquidation en 6 ans ; la dernière ?

Déjà 2014 et 2016

En novem­bre 2014 déjà, La Mar­seil­laise s’était placée en redresse­ment judi­ci­aire, après avoir enreg­istré 1,5 mil­lions d’€ de pertes dans l’année, ajoutés aux deux autres mil­lions per­dus au cours des cinq ans précé­dents. Six mois plus tard, elle était reprise par Les Édi­tions des Fédérés, dirigées par Pierre Dhar­réville, secré­taire départe­men­tal du PCF des Bouch­es-du-Rhône. Le jour­nal restait donc dans le giron des com­mu­nistes, per­dant au pas­sage 91 de ses 208 postes, puis 27 de plus l’année suiv­ante. Le nou­veau repre­neur avait aus­si prévu d’externaliser l’imprimerie et de sup­primer le ser­vice pho­to, tout en injec­tant 700 000 € dans les fonds pro­pres du journal.

En 2016 rebe­lote, la procé­dure dure 18 mois pour sor­tir du redresse­ment judi­ci­aire avec une nou­velle direc­trice, Audrey Gari­no, anci­enne can­di­date PCF aux lég­isla­tives et co-ani­ma­trice d’un comité de sou­tien à la can­di­da­ture de Jean-Luc Mélen­chon à l’élection prési­den­tielle de 2017 dans le 7ème arrondisse­ment de Mar­seille, une sorte d’association PCF/LFI, tout en per­dant de nou­veaux emplois.

2020, fin du Mondial de pétanque et fin de partie ?

Alors que la direc­tion annonce un redresse­ment, pas­sant d’une perte de 1,2M€ en 2018 à un qua­si équili­bre en 2019, les con­séquences de la crise san­i­taire sont sig­ni­fica­tives pour le quo­ti­di­en resté très proche de l’ambiance com­mu­niste. Un com­mu­nisme en voie d’attrition dans le départe­ment avec les pertes de Gar­dannes et d’Arles aux élec­tions munic­i­pales de 2020.

Le jour­nal revendique une « aug­men­ta­tion de 15% de son lec­torat », mais par rap­port à quelle péri­ode ? Ne dif­fu­sant plus que sur deux départe­ments, les Bouch­es-du-Rhône et le Var (con­tre six départe­ments aupar­a­vant), avec une seule édi­tion quo­ti­di­enne con­tre deux avant, les ressources finan­cières du jour­nal étaient essen­tielle­ment extra-sportives. Le jour­nal organ­i­sait chaque année en juil­let le « Mon­di­al de pétanque », un évène­ment con­sid­érable dans une région où on suit le cochon­net avec pas­sion. Pour des raisons san­i­taires la com­péti­tion a été reportée du début juil­let à la fin août 2020, une époque moins favor­able pour la pub­lic­ité et les par­tic­i­pants. Avec sans doute plus ou moins une dizaine de mil­liers d’exemplaires ven­dus chaque jour on voit mal l’avenir du quo­ti­di­en, sauf opéra­tion de mécé­nat des pou­voirs publics comme pour L’Humanité qui ne vit plus que d’aides de l’État depuis des années.

Derniers portraits ajoutés

Jean-Pierre Pernaut

PORTRAIT — Il est le jour­nal­iste le plus détesté de la bobocratie médi­a­tique parisi­enne (Les Inrocks, Libéra­tion, etc…) mais son « Jour­nal de 13 heures » est le plus suivi du PAF (près de 7 mil­lions de per­son­nes quotidiennement).

Jean-Michel Décugis

Jean-Michel Décugis est surtout con­nu pour ses bévues jour­nal­is­tiques, ali­men­tant en infox/fake news les médias pour lesquels il travaille.

Claude Perdriel

PORTRAIT — Claude Per­driel, décrit partout comme un amoureux de la presse, est surtout un homme d’af­faires con­va­in­cu de ses idéaux de gauche pour lesquels il a bâti un empire d’in­flu­ence grâce à l’ar­gent des sani­broyeurs qu’il a inventé.

Laurence Haïm

PORTRAITS — Née le 14 novem­bre 1966 à Paris, Lau­rence Haïm est jour­nal­iste poli­tique à l’in­ter­na­tion­al. En 2017, elle devient pour quelques mois porte-parole de La République en Marche.

Samuel Gontier

Jour­nal­iste chez Téléra­ma, blogueur et désor­mais auteur, Samuel Gon­tier s’applique con­scien­cieuse­ment à dénich­er le “faschisme” (pronon­ci­a­tion a l’Italienne), l’Islamophobie et le racisme, SURTOUT là où ils ne sont pas.