Ojim.fr
Veille médias
Dossiers
Portraits
Infographies
Vidéos
Faire un don
Accueil | Veille médias | Presstalis en cessation de paiement
Presstalis en cessation de paiement

24 avril 2020

Temps de lecture : 2 minutes

Accueil | Veille médias | Presstalis en cessation de paiement

Presstalis en cessation de paiement

Presstalis en cessation de paiement

Le distributeur s’est déclaré en cessation de paiement le lundi 20 avril 2020. Une situation qui ne met pas immédiatement en danger la distribution physique des quotidiens et de certains magazines. Mais la sortie de crise n’est pas en vue et l’addition sera salée pour le contribuable.

La dette ? 500 ou 600M€ ?

On ne sait plus, 500 mil­lions c’est un peu bas, 600 mil­lions un peu haut. Allons‑y pour 550M€. Au-delà de la dette le dis­trib­u­teur doit près de 20M€ aux kiosques et marchands de jour­naux et sans doute 100M aux édi­teurs. Plus le coût de la liq­ui­da­tion et du licen­ciement de la majorité des 900 employés qui béné­fi­cient d’une con­ven­tion col­lec­tive très favorable.

Magazines contre quotidiens

Les mag­a­zines sont majori­taires (73%) chez Presstal­is et réalisent la majorité du chiffre d’affaires… mais en vol­ume les quo­ti­di­ens dis­tribués 6 jours sur sept comptent beau­coup plus. En clair les mag­a­zines finan­cent la dis­tri­b­u­tion des quo­ti­di­ens et ne sup­por­t­ent plus cette situation.

L’autre dis­trib­u­teur, les MLP (voir la let­tre que son prési­dent nous a adressée) est prêt à accueil­lir les mag­a­zines de Presstal­is mais pas à n’importe quel prix. S’il sem­ble main­tenant dis­posé à repren­dre cer­tains de ses employés, ce sera au cas par cas et en évi­tant les dépôts, bas­tions d’une CGT qui a su fort bien défendre les intérêts de ses man­dants, con­tribuant en bonne par­tie — par une poli­tique sidérante d’avantages soci­aux divers — à la décon­fi­ture de la société.

L’État arbitre

L’ARCEP (autorité de tutelle) et surtout le CIRI (comité inter­min­istériel de restruc­tura­tion indus­trielle) sont l’arme au pied et deman­dent aux édi­teurs de s’entendre. Louis Drey­fus du Monde représente les quo­ti­di­ens et demande une mes­sagerie unique ou a min­i­ma une hold­ing faisant pot com­mun magazines/quotidiens. Frédéric Cassegrain prési­dent de la coopéra­tive des mag­a­zines (au titre de Mar­i­anne) veut que les quo­ti­di­ens se débrouil­lent tout seuls et souhaite rejoin­dre MLP.

À moyen terme les mag­a­zines sont les plus men­acés : nom­bre de quo­ti­di­ens en province assurent eux-mêmes leur dis­tri­b­u­tion ou ont choisi le portage par des sociétés privées. Et les quo­ti­di­ens sont portés par le numérique con­traire­ment aux mag­a­zines. Au final et de toutes façons c’est vous qui paierez. À suivre…

Publicité

Derniers portraits ajoutés

Cyril Hanouna

PORTRAIT — Incar­na­tion de la « télé-poubelle », Cyril Hanouna truste les suc­cès et les places dans le Paysage Audio­vi­suel Français (PAF) en tant que pro­duc­teur, ani­ma­teur sur D8 avec « Touche pas à mon poste » et de radio à Europe 1 ou acteur de cinéma.

Christian Terras

PORTRAIT — C’est un homme qui appa­rait régulière­ment dans les médias quand il s’agit de faire le procès de l’Église catholique. Présen­té comme « théolo­gien », ou comme un « grand spé­cial­iste du catholi­cisme », il est con­sid­éré comme un inter­locu­teur val­able et objectif.

Mélissa Theuriau

PORTRAIT. Incar­na­tion vivante de la mix­ité heureuse et bour­geoise, cette grande prêtresse de la tolérance offi­cie depuis l’île-Saint-Louis, loin des car­cass­es de voitures brûlées et des vapeurs de haschich.

Audrey Pulvar

PORTRAIT — Audrey Pul­var est née le 21 févri­er 1972 à Fort-de-France (Mar­tinique). Son père, Marc Pul­var, est le fon­da­teur du Mou­ve­ment indépen­dan­tiste mar­tini­quais et secré­taire de la cen­trale syn­di­cale des tra­vailleurs mar­tini­quais (CSTM).

Luc Bronner

Né le 14 mai 1974 à Gap, fils de médecins général­istes, il gagne une pre­mière recon­nais­sance en dres­sant  un por­trait infor­mé et sans con­ces­sions des ban­lieues français­es, à une époque où peu de jour­nal­istes s’y risquaient.