Djamel Mazi
Le moment de solitude de Laurence Ferrari face à Gilbert Collard

Le moment de solitude de Laurence Ferrari face à Gilbert Collard

Invité de l’émission « Punchline », présentée par Laurence Ferrari sur C8, Gilbert Collard nous a permis d’assister à quelques échanges croustillants, voire révélateurs.

Dans un premier temps, le député RBM (Rassemblement Bleu Marine) du Gard s’est amusé à qualifier Laurence Ferrari de « voix médiatique », et donc de voix « tout à fait compatible avec les aéroports ». Vexée, la présentatrice a aussitôt classé cette sortie dans la catégorie « machiste », alors que le député faisait référence plus à son absence d’objectivité qu’à son statut de femme.


Passe d'armes entre Laurence Ferrari et Gilbert… par puremedias

Et il n’aura pas fallu attendre longtemps pour qu’après l’indignation, Laurence Ferrari en vienne à illustrer malgré elle les allusions de Gilbert Collard. Évoquant les déclarations de Donald Trump concernant l’OTAN, dont il remet en cause la pertinence, Gilbert Collard a confié être personnellement du même avis, qualifiant l’alliance militaire atlantique d’« obsolète ».

Par réflexe, la journaliste lâche alors : « Mais il nous protège quand même. » S’en suit alors un grand moment de solitude pour la présentatrice lorsque, la prenant au mot, Gilbert Collard lui demande « de quoi » l’OTAN nous protège-t-il. Après plusieurs longues secondes d’hésitation, celle-ci répond, sur un ton naïf : « De l’ennemi… »

Ainsi le député du Gard a-t-il transformé une simple remarque journalistique (non-dépourvue d’idéologie sous-jacente) en interrogatoire gênant, transformant l’espace d’un instant Laurence Ferrari en une sorte d’enfant répondant à son professeur que le monde est partagé entre les gentils et les méchants. Le grand frère américain étant là pour nous protéger…

C’est, sans doute, l’illustration parfaite de ce que Collard entendait par « voix d’aéroport » : une voix journalistique prétendument neutre, se contentant de répéter une doxa bien établie sans jamais la remettre en cause.

Voir aussi : Laurence Ferrari, le politiquement correct en talons aiguilles

Vous appréciez le travail de l'OJIM et vous avez apprécié cet article, aidez-nous !

Aidez l'Ojim à se développer !

Le travail de l’Ojim se développe avec des correspondants en Italie, en Suisse, en Allemagne, en Pologne et bientôt en Hongrie. Nous avons pu vous proposer des analyses de la presse européenne sur les viols de Cologne, sur la véritable situation des médias en Pologne, des dossiers fournis sur les censures et les auto censures des grands médias. Nous frôlons les 200 portraits de journalistes et ceux ci sont de plus en plus lus y compris à l’université et dans les écoles de journalisme. Mais le nerf de la guerre ne suit pas toujours, si vous voulez nous aider c’est facile et vous bénéficiez d’une déduction fiscale :
En donnant 30 euros vous financez les brèves d'une journée de publication et ceci ne vous coûte que 10 euros après déduction fiscale
En donnant 100 euros vous nous aidez à couvrir les frais d'un portrait et ceci ne vous coûte que 33 euros après déduction fiscale
En donnant 200 euros vous financez un dossier et ceci ne vous coute que 66 euros après déduction fiscale
En donnant 400 euros vous financez une infographie ou une vidéo et ceci ne vous coûte que 133 euros après déduction fiscale.
Vous pouvez payer en ligne ci-dessous ou nous envoyer un chèque à OJIM 48 bd de la Bastille 75012 Paris. Pour ceux qui veulent recevoir le reçu fiscal de déduction merci de nous indiquer votre adresse physique.
Le petit cochon de l'Ojim vous remercie et vous souhaite une grande année 2016.


Claude Chollet
Président de l'OJIM

Si vous ne souhaitez pas utiliser PayPal

Vous trouverez ci-dessous notre IBAN :
FR76 3000 3030 5200 0505 4097 265 (Société Générale)
Bénéficiaire : OJIM, 48 bd de la Bastille 75012 Paris.

Abonnez-vous à la newsletter de l'Ojim, cliquez ici.

Voir les portraits de l'Ojim

Retrouvez l'Ojim sur Facebook