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Le Guardian retrouve un équilibre

11 mai 2019

Temps de lecture : 2 minutes
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Le Guardian retrouve un équilibre

Pour survivre à vingt années de pertes, il faut avoir les poches profondes et surtout dépendre d’une très riche fondation indépendante. Et pour rétablir l’équilibre, il faut aussi avoir trouvé un mode de financement original, via les dons.

Scott Trust Limited

Peu de spé­cial­istes con­nais­sent l’existence du Scott Trust Lim­it­ed, présidé en 2019 par Alex Gra­ham et dont les act­ifs étaient estimés en 2018 à un mil­liard de livres, (une livre valait 1,16€ le 8 mai 2019). Créée en 1936 par John Scott, alors pro­prié­taire du Man­ches­ter Guardian (devenu plus tard le Guardian), le fonds avait un dou­ble objec­tif : régler des prob­lèmes de suc­ces­sion et assur­er la con­ti­nu­ité de la ligne libérale du quo­ti­di­en.

Le trust s’est pro­gres­sive­ment séparé de ses act­ifs dans les médias (autres que le Guardian et l’Observ­er) et a ven­du la place de marché Auto Trad­er (achat et vente de véhicules auto­mo­biles) pour plus de 600 mil­lions de livres à un fonds d’investissement améri­cain en 2014. Le fonds a pu absorber les quelque 250 mil­lions de livres per­dues par le quo­ti­di­en bri­tan­nique. Un chiffre à rap­procher des 440 mil­lions d’euros injec­tés par LVMH de Bernard Arnault dans Le Parisien.

Le salut vient des États-Unis et des donations

Comme son con­frère le mag­a­zine The Econ­o­mist, le Guardian a une majorité de lecteurs aux États-Unis, qui représen­tent 60% du lec­torat. De quoi ali­menter les 650 000 dona­teurs. Car le sys­tème a ceci d’original que la lec­ture de la plu­part des arti­cles est gra­tu­ite. S’il y a bien des abon­nements payants (un peu plus de 100 000) et une for­mule par­ti­c­ulière pour les ama­teurs de mots croisés, env­i­ron trois cent mille dona­teurs ont choisi un prélève­ment men­su­el et autant font un don ponctuel. Les dona­teurs se trans­for­ment en mil­i­tants du quo­ti­di­en, s’identifiant aux caus­es qu’il défend : les valeurs libérales lib­er­taires, le com­bat con­tre le Brex­it, une vigoureuse oppo­si­tion à Trump. Comme le New York Times, le Guardian a su fédér­er une com­mu­nauté de lecteurs/donateurs/abonnés qui génèrent une grande par­tie de ses revenus où le dig­i­tal compte pour plus de 55%.

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