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Soros et Macron : jeu des 10 ressemblances. Seconde partie

22 avril 2021

Temps de lecture : 5 minutes

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Soros et Macron : jeu des 10 ressemblances. Seconde partie

Soros et Macron : jeu des 10 ressemblances. Seconde partie

Après avoir, dans une première partie, présenté 4 points communs entre George Soros et Emmanuel Macron, nous vous livrons aujourd’hui la suite de notre enquête. Les points communs entre les deux hommes sont aussi nombreux que parfois troublants.

5. Les « Eurobonds » pour sauver l’Europe

En avril 2013, George Soros pub­li­ait une tri­bune dans le jour­nal bri­tan­nique The Guardian dans laque­lle il plaidait pour la con­ver­sion d’une par­tie de la dette des pays européens en « eurobonds », des oblig­a­tions con­jointes et sol­idaires de tous les États mem­bres de l’UE. Il déplo­rait la réti­cence des autorités alle­man­des à met­tre en place un tel mécan­isme qui réduirait la charge de la dette de plusieurs pays européens qui ploy­aient alors sous les pro­grammes d’austérité.

7 ans plus tard, en mai 2020, les gou­verne­ments français et alle­mand ne par­laient plus d’eurobonds dans le cadre du plan européen de relance en pré­pa­ra­tion. Il est vrai que comme le soulig­nait L’Opinion en mai 2020, « la chancelière alle­mande avait promis aux députés de sa coali­tion qu’elle s’opposerait à toute créa­tion d’eurobonds (…) aus­si longtemps que je vivrai ».

Mais le principe posé par le mil­liar­daire améri­cain de dette mutu­al­isée entre pays européens, qui per­me­t­trait de con­tr­er les risques de spécu­la­tion (!) a bien été repris dans le cadre du plan européen de relance, non pour les dettes exis­tantes, mais pour les dettes à venir des États européens. Cela ame­nait le prési­dent Macron à soulign­er que la con­clu­sion de cet accord était un « jour his­torique », comme le soulig­nait 20 Min­utes en juil­let 2020. Peu importe que selon notam­ment Frédéric Amoudru, et Jean Mes­si­ha dans Valeurs actuelles le  1er août 2020 le plan de relance européen soit une « anti-vic­toire », par­ti­c­ulière­ment mal négo­cié pour la France.

6. Un ami italien un peu gênant

Dans un arti­cle paru en décem­bre 2019 sur le site Boule­vard Voltaire, l’éditorialiste du syn­di­cat polon­ais Sol­i­dar­ité Patrick Edery fait état de faits trou­blants sur la col­lu­sion alléguée entre cer­tains « pro­gres­sistes » en Europe. Par­mi ceux-ci, la place offerte à un cer­tain San­dro Gozi, de nation­al­ité ital­i­enne, sur la liste LREM lors de l’élection en 2019 des députés européens ne laisse de sur­pren­dre. Selon Patrick Edery, avant son entrée au Par­lement européen, San­dro Gozi a été obligé de démis­sion­ner trois mois après s’être vu con­fi­er un poste au sein du gou­verne­ment français pour des soupçons de col­lab­o­ra­tion avec le gou­verne­ment mal­tais. Un dou­ble emploi sup­posé, en quelque sorte selon Eurac­tiv. Or cet ital­ien « fait par­tie du con­seil du Think Tank européen de Soros l’European Coun­cil on For­eign Rela­tions (ECFR) » selon Patrick Edery… Les faits que Patrick Edery relate expli­queraient l’empressement d’Emmanuel Macron à per­me­t­tre au bateau dénom­mé Aquar­ius chargé de clan­des­tins de trou­ver un port où accoster en août 2018. « Or l’affréteur de l’Aquarius est SOS Méditer­ranée, en lien avec la prin­ci­pale ONG de Soros : Open soci­ety ».

7. Un ambassadeur vite limogé

Dans son livre « J’ai tiré sur le fil du men­songe et tout est venu » paru en 2018, Philippe de Vil­liers men­tionne une anec­dote pass­able­ment trou­blante. L’ambassadeur de France en Hon­grie en poste à l’époque avait rédigé une note qui n’accablait pas la poli­tique du gou­verne­ment hon­grois de Vik­tor Orban, notam­ment en matière migra­toire, comme le soulig­nait notam­ment Les Échos. On ne saura pas com­ment cette note, qui n’avait pas voca­tion à être con­nue, a « fuité ». Mais là n’est pas l’essentiel. George Soros a une sainte détes­ta­tion de Vik­tor Orban, ce dernier ayant notam­ment essayé d’évincer de Hon­grie l’université financée par le mag­nat améri­cain. Lorsque le con­tenu de la note a été con­nu, la réac­tion ne s’est pas faite atten­dre selon Philippe de Villiers :

« Le mil­liar­daire se sent visé, il demande la tête du coupable (à Macron, NDLR). Il l’obtient dans le quart d’heure : l’ambassadeur Fournier est limogé par un décret pub­lié le 30 juin 2018, et Emmanuel Macron, le soir même, dans une con­férence de presse, bran­dit le scalp ».

8. La restitution des biens aux peuples d’origine

On sait qu’Emmanuel Macron est tra­ver­sé par la cul­pa­bil­ité de l’homme blanc. Il mul­ti­plie les ini­tia­tives de repen­tance : il a con­fié une mis­sion à un his­to­rien, pro-FLN selon Bernard Lugan,  sur « la mémoire de la coloni­sa­tion et de la guerre d’Algérie ». Il a déclaré en Algérie que la France avait lors de la guerre d’indépendance « com­mis un crime con­tre l’humanité ». Il a sol­lic­ité un his­to­rien décolo­nial pour rebap­tis­er cer­taines rues, etc. Mais cela ne devait pas être suffisant.

Comme le soulig­nait Le Figaro en novem­bre 2018, « le 28 novem­bre 2017, à Oua­gadougou, le prési­dent français avait annon­cé la mise en œuvre dans un délai de cinq ans de resti­tu­tions tem­po­raires ou défini­tives du pat­ri­moine africain en Afrique ». Le jour­nal Jeune Afrique  souligne que la méth­ode retenue par le prési­dent Macron pour ces resti­tu­tions a fait l’objet de cri­tiques de la part de par­lemen­taires français.

Selon le site anglo­phone Art­net­News dans un arti­cle paru en novem­bre 2019, l’Open Soci­ety Foun­da­tions sub­ven­tion­née par George Soros va dédi­er 15 mil­lions de dol­lars pour faciliter ce proces­sus de resti­tu­tion. Le mil­liar­daire améri­cain sem­ble suiv­re de près les ini­tia­tives du prési­dent français…

9. Une politique étrangère européenne

Dès 2007, George Soros entendait jouer un rôle de grand ordon­na­teur de l’Union européenne, sa for­tune lui con­férant prob­a­ble­ment un mag­istère moral incon­testable. Dans un arti­cle paru dans Libéra­tion le 2 octo­bre 2007, on appre­nait que le mil­liar­daire plaidait ain­si pour une poli­tique étrangère européenne. Il lançait pour l’occasion l’Euro­pean Coun­cil on For­eign Rela­tions au sujet duquel nous allons revenir prochainement.

Le 15 févri­er 2020, le prési­dent français prononçait un dis­cours sur la poli­tique étrangère et de sécu­rité de l’Union européenne. C’est vers davan­tage d’intégration qu’il plaidait, une posi­tion en ligne avec celle présen­tée 13 ans plus tôt par George Soros. Mais au regard cer­tains élé­ments, Libéra­tion déplo­rait le 2 octo­bre 2020 que « les appels d’Emmanuel Macron en faveur d’une poli­tique étrangère com­mune et d’une armée européenne relèvent du vœu pieux ». Ce n’est que par­tie remise, la direc­tion a été donnée…

10. Des membres éminents à l’EFCR

L’European Coun­cil on For­eign Rela­tions est un think tank créé en 2007 sous les bons aus­pices de George Soros. Il se veut « le pre­mier cen­tre de recherche et d’influence pan-européen (…) il s’est fixé pour objec­tif de pro­mou­voir un débat éclairé à tra­vers l’Europe sur le développe­ment d’une véri­ta­ble poli­tique étrangère européenne inté­grée, cohérente et effi­cace » selon Geostrate­gia.

Mais il ne s’agit pas que d’un cen­tre de réflex­ion : le jour­nal suisse Le Temps nous appre­nait lors de sa créa­tion que « le choix de con­tourn­er ini­tiale­ment Brux­elles, pour sen­si­bilis­er directe­ment les cap­i­tales européennes qui comptent, mon­tre bien toute­fois que l’ap­proche de l’ECFR est résol­u­ment poli­tique ».

L’EFCR a été par­rainé lors de son lance­ment par George Soros selon Libéra­tion. L’Open soci­ety du mil­liar­daire améri­cain fig­ure tou­jours sur la liste en ligne des dona­teurs  du think tank. Les sources de finance­ment se sont diver­si­fiées et de nom­breux Etats, dont la France, versent égale­ment des subventions.

Par­mi les mem­bres du con­seil de l’institution, on peut trou­ver Ismaël Emelien, co-fon­da­teur d’En marche et ancien con­seiller d’Emmanuel Macron, Shahin Val­lée, ancien con­seiller d’Emmanuel Macron et Del­phine O, diplo­mate française, excusez du peu. Le Directeur de l’EFCR, Mark Leonard, est égale­ment le directeur exé­cu­tif de l’Institut de Open soci­ety pour l’Europe. Del­phine O est la sœur de Cédric O, secré­taire d’Etat au numérique.

Voir ici notre arti­cle de décem­bre 2019 sur Cédric O, censeur en chef.

https://www.ojim.fr/cedric-o-veut-tuer-les-medias-non-conformes/

Nous auri­ons pu con­tin­uer cette enquête, tant les indices d’une prox­im­ité entre le mil­liar­daire améri­cain et le prési­dent français sont nom­breux. Nous auri­ons pu évo­quer notam­ment les « Young glob­al lead­ers » dont font par­tie le fils de George Soros, Alexan­der, et Emmanuel Macron. On aurait pu égale­ment par­ler de l’influence des ONG financées par George Soros sur la Cour Européenne des Droits de l’Homme, une insti­tu­tion qui a à cœur de pro­mou­voir la GPA, dont la PMA est la pre­mière étape, comme le souligne un arti­cle de Causeur en févri­er 2020. Le change­ment de peu­ple, le grand déplace­ment de pop­u­la­tion et la remise en cause des équili­bres socié­taux auraient-ils de pré­cieux alliés ?

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