Ojim.fr
PUBLICATIONS
Yann Barthès, Dilcrah, Netflix, Frontex, Bellingcat... Découvrez les publications papier et numériques de l'Observatoire du journalisme.
→ En savoir plus
PUBLICATIONS
Yann Barthès, Dilcrah, Netflix, Frontex, Bellingcat... Découvrez les publications papier et numériques de l'Observatoire du journalisme.
→ En savoir plus
Le futur de Twitter selon Elon Musk

L’article que vous allez lire est gratuit. Mais il a un coût. Un article revient à 50 €, un portrait à 100 €, un dossier à 400 €. Notre indépendance repose sur vos dons. Après déduction fiscale un don de 100 € revient à 34 €. Merci de votre soutien, sans lui nous disparaîtrions.

4 août 2023

Temps de lecture : 3 minutes
Accueil | Veille médias | Le futur de Twitter selon Elon Musk

Le futur de Twitter selon Elon Musk

Temps de lecture : 3 minutes

Pre­mière dif­fu­sion le 19 mars 2023

Les chacals craignent pour leur peau, dit une chanson militaire. Les chacals (précisons pour les amis des animaux, que nous n’avons rien contre ce quadrupède, c’est une métaphore) sont les nombreux ennemis des libertés qui souhaitent voir échouer Elon Musk dans la réorganisation de Twitter après son rachat mouvementé.

Trésorerie serrée et nouvelles ambitions

Dans le cadre d’une con­férence (source : Siè­cle Dig­i­tal) organ­isée par Mor­gan Stan­ley Tech, Media and Telecom­mu­ni­ca­tions à San Fran­cis­co le 7 mars 2023, Elon Musk a don­né un aperçu de ce que pour­rait être Twit­ter à l’avenir.

Maximum de liberté d’expression, minimum de censures

Cha­cun sait que les réseaux soci­aux char­ri­ent le meilleur et le pire, sou­vent le pire. Il est nor­mal de cen­sur­er les appels au meurtre, les dénon­ci­a­tions per­son­nelles ou les annonces de pédophiles, tout ceci est une ques­tion de bon sens. Là où le bât blesse c’est quand les réseaux soci­aux s’engagent dans la voie de la cen­sure sys­té­ma­tique de tout dis­cours non con­forme. Un superbe exem­ple dans la péri­ode covi­di­enne est celui de Face­book, qui cen­surait tout dis­cours évo­quant une fuite de lab­o­ra­toire comme orig­ine du virus alors que cette hypothèse est main­tenant sur la table par­mi d’autres.

L’intelligence artificielle pour lutter contre la désinformation

Pour rem­plac­er ses mil­liers de « modérateurs/censeurs » dont une bonne par­tie ont été licen­ciés, Musk parie sur l’intelligence arti­fi­cielle. Quand on voit les per­for­mances de ChatGPT4 (en atten­dant le 5 et les suiv­ants), on imag­ine les pos­si­bil­ités dans ce domaine.

Selon Elon Musk, « l’objectif est de faire en sorte que Twit­ter soit la meilleure source de vérité, la source de vérité la plus oppor­tune et la plus pré­cise, même si la vérité est quelque chose que nous ne voulons pas enten­dre ou désagréable ou autre, mais qu’elle soit oppor­tune et pré­cise, et où vous pou­vez vrai­ment com­pren­dre ce qui se passe ».

Bien enten­du l’UE, avec le Dig­i­tal Ser­vices Act, souhaite que Musk engage le max­i­mum de censeurs, par­don de mod­éra­teurs, humains. De son côté Musk assure que les dis­cours con­sid­érés comme « haineux » ont dimin­ué de 50% depuis son acquisition.

Voir aus­si : Brux­elles veut légifér­er pour la lib­erté des médias… ou le contraire

Nouvelles sources de revenus

Alors que la pub­lic­ité aurait forte­ment dimin­ué de la part des grandes sociétés, Twit­ter se lance vers de nou­velles sources de revenus. Ain­si le compte peut être cer­ti­fié (son orig­ine a été véri­fiée) comme celui de l’Ojim, pour un coût d’une cen­taine d’euros ou de dol­lars par an.

Un autre mod­èle est celui du chi­nois Ten­cent, WeChat qui per­met de pay­er en ligne, de faire un vire­ment de compte à compte pour les util­isa­teurs privés, de jouer en ligne, de faire une recherche etc. Musk, en dif­fi­culté de manière tran­si­toire, s’est fait beau­coup d’ennemis : tous ceux qui veu­lent fil­tr­er l’information dans un sens favor­able aux intérêts matériels et moraux du monde libéral lib­er­taire. Ça fait du monde, mais ce dia­ble d’homme a plus d’un tour dans son sac.