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Guillaume Durand : les Français ont « une vision rance de la culture »

8 novembre 2015

Temps de lecture : 2 minutes
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Guillaume Durand : les Français ont « une vision rance de la culture »

Le mot « rance » est à la mode. Après Jean-Michel Aphatie, pour qui Éric Zemmour incarne « la France rance », c’est au tour de Guillaume Durand de s’en prendre à un confrère et à son public, en la personne de Stéphane Bern. Pour le très conformiste animateur de Radio Classique, qui se livrait à TéléObs, « on a la télévision qu’on mérite ».

« Quand vous avez des patrons qui ne s’y intéressent pas (à la cul­ture, NDLR) ou qui la lais­sent tomber délibéré­ment par peur de faibles audi­ences, que voulez-vous faire ? Donc, ils invi­tent Louane », con­state Durand. Et de pour­suiv­re : « Quand il y a eu l’ex­po­si­tion Picas­so et ses maîtres à Paris, j’ai été reçu par une direc­trice des pro­grammes du ser­vice pub­lic pour lui pro­pos­er une émis­sion. Or la seule chose qui la préoc­cu­pait, c’é­tait son brush­ing et d’al­lumer une bougie. Et à la fin, elle m’a dit : ‘J’aime telle­ment Stéphane Bern!’ »

Or pour le présen­ta­teur, Stéphane Bern incar­ne juste­ment une vision de la cul­ture qu’il juge « rance » : « Bern existe parce que les gens nour­ris­sent une obses­sion dingue pour les châteaux ! C’est une vision rance de la cul­ture », com­mente-t-il.

Qu’ils sont crétins ces Français à s’in­téress­er avec tant de pas­sion au pat­ri­moine mil­lé­naire de leur pays, reflet d’une époque où la France pro­dui­sait ce qu’il y avait de mieux en matière de raf­fine­ment artis­tique ! Ils feraient mieux d’é­couter les émis­sions de Guil­laume Durand, dandy rive droite par excel­lence, afin d’en savoir plus sur des livres que per­son­ne ne lit, plutôt que de per­sévér­er dans cette direc­tion on ne peut plus réac­tion­naire et mue par un instinct monar­chiste à peine refoulé…

Voir notre portrait de Guillaume Durand

Guil­laume Durand à la con­férence du MEDEF en 2008. Crédit : Olivi­er Ezrat­ty (cc)

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