Ojim.fr
PUBLICATIONS
Yann Barthès, Dilcrah, Netflix, Frontex, Bellingcat... Découvrez les publications papier et numériques de l'Observatoire du journalisme.
→ En savoir plus
PUBLICATIONS
Yann Barthès, Dilcrah, Netflix, Frontex, Bellingcat... Découvrez les publications papier et numériques de l'Observatoire du journalisme.
→ En savoir plus
Éric Zemmour devant le tribunal pour « incitation à la haine raciale »

25 juin 2015

Temps de lecture : 2 minutes
Accueil | Veille médias | Éric Zemmour devant le tribunal pour « incitation à la haine raciale »

Éric Zemmour devant le tribunal pour « incitation à la haine raciale »

Temps de lecture : 2 minutes

Les parallèles historiques vont-ils désormais être interdits ? Mercredi, Éric Zemmour était jugé par le tribunal correctionnel de Paris pour « incitation à la haine raciale » après une chronique sur RTL.

Le 6 mai 2014 sur les ondes, le chroniqueur avait en effet déclaré : « Les Nor­mands, les Huns, les Arabes, les grandes inva­sions d’après la chute de Rome sont désor­mais rem­placés par les ban­des de Tchétchènes, de Roms, de Koso­vars, de Maghrébins, d’Africains qui dévalisent, vio­len­tent ou dépouil­lent. » Des pro­pos qui avaient fait bondir les asso­ci­a­tions auto­proclamées antiracistes.

CRAN, Mrap et Licra avaient ain­si saisi le tri­bunal pour faire ten­ter de faire con­damn­er le jour­nal­iste, coupable à leurs yeux d’un con­stat inad­mis­si­ble. Me Alain Tameg­non Hazoume, avo­cat du CRAN, avait estimé qu’il était « déter­mi­nant d’a­gir et de lim­iter ses inter­ven­tions », se réjouis­sant au pas­sage de l’efficacité de ces actions, dans la mesure où « il [Zem­mour] s’ex­prime beau­coup moins ». Au moins, les choses sont claires : il s’agit bel et bien de musel­er le polémiste. Esprit Char­lie es-tu là…

Pour l’av­o­cat de M. Zem­mour, Me Olivi­er Par­do, son client n’a fait « que repren­dre le con­stat de l’Ob­ser­va­toire nation­al de la délin­quance et des répons­es pénales (ONDRP) ». Et celui-ci de dénon­cer une action de cen­sure : « On inter­dit à un jour­nal­iste de décrire le réel, de dif­fuser une infor­ma­tion don­née par un organ­isme d’É­tat, c’est gravis­sime, cela va au-delà de l’en­trave à la lib­erté d’ex­pres­sion, il s’ag­it de la lib­erté d’informer. »

À l’époque, pour ces pro­pos, le CSA avait « mis fer­me­ment en garde » RTL, con­sid­érant que ces derniers étaient « de nature à encour­ager des com­porte­ments dis­crim­i­na­toires vis-à-vis des pop­u­la­tions expressé­ment désignées, et de pou­voir inciter à la haine ou à la vio­lence à l’en­con­tre de celles-ci ».

Après l’af­faire de la dépor­ta­tion imag­i­naire, qui lui a valu son ren­voi d’i>Télé, Éric Zem­mour n’en finit plus d’être la cible de ces nou­veaux censeurs qui veu­lent faire taire ceux qui ne pensent pas comme eux sous pré­texte d’antiracisme.

Une amende de 5000 euros a été req­uise à l’encontre d’Éric Zem­mour. Juge­ment le 22 septembre.

Voir notre portrait d’Éric Zemmour

Crédit pho­to : The­su­per­mat via Wiki­me­dia (cc)