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Accueil | Pascal Houzelot | Morandini : le grand déballage
Morandini : le grand déballage

28 août 2016

Temps de lecture : 8 minutes

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Morandini : le grand déballage

Morandini : le grand déballage

Aver­tisse­ment : Cet arti­cle résume les ten­ants et aboutis­sants d’une affaire pénale en cours, dont les pro­tag­o­nistes présen­tent des ver­sions diver­gentes, voire antag­o­niques. L’Ojim se con­tente de présen­ter leurs dif­férents points de vue, sans par­ti pris aucun. L’usage du con­di­tion­nel et la men­tion de nos sources témoignent de notre impar­tial­ité dans un lit­ige qu’il revien­dra à la jus­tice de trancher.

Dossier. L’été 2016, endeuillé par les attentats islamistes commis dans l’hexagone (Nice, Saint-Etienne-du-Rouvray) a par ailleurs enrichi la rubrique des scandales. Entre polémique médiatique et affaire de mœurs, à la suite d’une enquête à charge des Inrockuptibles, Jean-Marc Morandini se trouve pris dans un tourbillon qui lui a coûté sa place sur les grilles de rentrée d’Europe 1 et i>Télé. De démentis en contre-attaques, le feuilleton n’en finit plus de rebondir. Résumé des faits.

Acte 1 : Les Inrocks ouvrent le bal

Dans son édi­tion du 12 juil­let 2016, l’hebdomadaire Les Inrock­upt­ibles pub­lie un reportage à charge inti­t­ulé « Enquête sur les pra­tiques de Jean-Marc Moran­di­ni ». La jeune plume Fan­ny Mar­li­er y épin­gle les pra­tiques olé-olé du pro­duc­teur Moran­di­ni à l’égard des comé­di­ens de sa web­série Les Fau­cons. D’après la jour­nal­iste, dès l’été dernier, JMM aurait imposé « des scènes de mas­tur­ba­tion, de nudité frontale » à des « jeunes comé­di­ens qui se dis­ent manip­ulés » et harcelés sex­uelle­ment par l’animateur-producteur. De sep­tem­bre 2015 à févri­er 2016, le tour­nage de ce « pro­gramme court d’une dizaine de min­utes qui racon­te la vie d’une équipe de foot dans la ban­lieue parisi­enne »  aurait été émail­lé par de nom­breuses scènes de ves­ti­aire et de douch­es. Une scène de mas­tur­ba­tion par­ti­c­ulière­ment osée serait réservée aux plus de 16 ans, écrivent Les Inrocks, alors que l’ensemble de la série a été pro­posée gra­tu­ite­ment sur Dailymotion.

Illus­tré par des images de corps mas­culins dénudés rap­pelant les scènes du film Salo ou les 120 journées de Sodome de Pasoli­ni, l’article des Inrocks s’appuie sur de nom­breux témoignages peu avares de détails scabreux. Ain­si, Jean-Marc Moran­di­ni aurait dis­simulé son iden­tité sous le pseu­do­nyme de « Cather­ine Leclerc » afin de mail­er nuita­m­ment les can­di­dats au cast­ing en tout anony­mat. « Insis­tante » et « pres­sante », ladite Cather­ine, dont les heures d’envoi des mes­sages coïn­cideraient avec les con­nex­ions de Moran­di­ni à sa page Twit­ter, aurait poussé les comé­di­ens à se filmer en-dessous de la cein­ture et à se mas­turber devant leur écran. Jean-Marc Moran­di­ni aurait approché les jeunes acteurs en les con­tac­tant via le site de recrute­ment artis­tique Nawak.

Si l’on en croit Fan­ny Mar­li­er, en août 2015, JMM alias « Cather­ine » aurait incité l’un des appren­tis comé­di­ens à pra­ti­quer une fel­la­tion à Jean-Marc Moran­di­ni en guise d’essai. Le jeune homme, un dénom­mé Gabriel, aurait refusé un tel épanche­ment mais se serait néan­moins ren­du dans les locaux d’Europe 1 pour briguer un rôle dans la série. Il aurait été reçu par l’assistant du pro­duc­teur, Kevin Vatant, que l’hebdomadaire Mar­i­anne décrivait déjà comme la petite main de Moran­di­ni en 2010.

Aux dires de Gabriel, Vatant l’aurait filmé en train de s’exhiber devant la caméra, ce que le col­lab­o­ra­teur de Moran­di­ni a fer­me­ment démen­ti, niant toute immix­tion dans la pré­pa­ra­tion des Fau­cons.

Sans pré­cis­er de quoi il en retourne exacte­ment, l’hebdo cul­turel fait par­ler un comé­di­en aux déc­la­ra­tions lour­des de sous-enten­dus : «  Moran­di­ni m’a pris sous son aile pour me faire faire des choses plus osées… ». Jouant sur l’ambiguïté, Fan­ny Mar­li­er évoque des acteurs âgés « de 18 à 25 ans », l’un d’eux ayant un frère de 14 ans, « Jules », que Moran­di­ni aurait ten­té de faire venir à Paris pour par­ticiper au cast­ing en lui promet­tant de rem­bours­er ses frais de déplace­ment. « Cather­ine » aurait même trans­mis le scé­nario d’une scène de mas­tur­ba­tion à la fratrie, his­toire de jus­ti­fi­er le tour­nage d’une vidéo pornographique — que les deux pro­tag­o­nistes auraient finale­ment refusé d’expédier au producteur.

Dès le deux­ième épisode (sur les qua­tre de la série), « la nudité est dev­enue gra­tu­ite, sans néces­sité », dénonce l’un des comé­di­ens cités par Les Inrocks, lesquels relèvent que le célèbre pro­duc­teur de films X Marc Dor­cel a pro­mu Les Fau­cons sur son site.

A ce scan­dale de mœurs se super­pose une affaire de droit du tra­vail puisqu’un cer­tain « Quentin » se plaint de l’exploitation dont les acteurs auraient été les objets, la mai­son de pro­duc­tion s’étant borné à leur faire sign­er une sim­ple autori­sa­tion d’apparition à l’image au lieu d’un con­trat de tra­vail en bonne et due forme. Sur 35 heures de tra­vail effec­tif en qua­tre jours, la société de Jean-Marc Moran­di­ni n’en aurait déclaré que qua­tre – payées 100 euros -, ce qui con­stituerait une vio­la­tion du Code du tra­vail, chiche­ment com­pen­sée par quelques cadeaux en liq­uide, selon l’enquête des Inrocks.

Acte 2 : Morandini déboule et débite

Victime d’un complot ?

Dès le 19 juil­let 2016, som­mé par Europe 1 de ren­tr­er de vacances pour s’expliquer, Jean-Marc Moran­di­ni a con­tre-attaqué. Man­i­feste­ment heurté de plein fou­et par le scan­dale, l’animateur vedette de la sta­tion organ­ise une con­férence de presse com­mençant par ces mots : « ça suf­fit, j’en prends plein la gueule depuis une semaine », « des arti­cles dégueu­lass­es, des témoignages que per­son­ne ne véri­fie, des accu­sa­tions igno­bles ». A l’en croire, « Les Inrocks manip­u­lent la vérité, font les chiottes » et « veu­lent (l)e faire pass­er pour un immonde per­vers » afin d’alimenter une cam­pagne de calom­nie. L’instigateur de la camar­il­la ? Aux yeux de JMM, il s’agirait indu­bitable­ment de Marc-Olivi­er Fogiel, auteur de plusieurs sms de chan­tage con­tre Moran­di­ni. D’après ce dernier, Fogiel l’aurait men­acé de « faire sor­tir des saloperies » dans la presse si JMM con­tin­u­ait à men­tion­ner à l’antenne les faibles de son émis­sion « Le Divan » sur France 3. Dès la récep­tion de ces mes­sages sur le télé­phone de son client, l’avocate de Jean-Marc Moran­di­ni les aurait fait con­stater par huissier et aurait adressé une mise en demeure à Marc-Olivi­er Fogiel le 14 avril dernier. Deux mois plus tard, après ce qu’il estime être une « mise à exé­cu­tion » de ces men­aces, Moran­di­ni annonce porter plainte con­tre Fogiel.

Jean-Marc Moran­di­ni étaie sa thèse en présen­tant un fais­ceau d’indices cen­sés acca­bler Marc-Olivi­er Fogiel. Celui-ci aurait « activé tous ses réseaux » pour le dif­famer, à com­mencer par les médias pro­priétés de son « ami et asso­cié Math­ieu Pigasse », explique Moran­di­ni. Les Inrocks sont en effet la pro­priété de Pigasse, asso­cié de Fogiel, dans sa hold­ing Les Nou­velles édi­tions indépen­dantes, ain­si que l’indiquait le mag­a­zine Chal­lenges en 2011. Il est vrai que le ton et le con­tenu de cette enquête ne laisse pas d’étonner les lecteurs du mag­a­zine, peu habitués à ce genre d’articles sensationnalistes.

Moran­di­ni rap­porte en out­re que le site LesJours.fr, dont Pigasse et Fogiel sont action­naires, a égale­ment pub­lié son lot de révéla­tions acca­blantes et pré­ten­du que la rédac­tion d’i>Télé ne souhaitait accueil­lir JMM qui devait y ani­mer une émis­sion quo­ti­di­enne de 18 heures à 19 heures. Après véri­fi­ca­tion, le cap­i­tal du site LesJours.fr s’avère être con­trôlé à près de 90% par huit anciens jour­nal­istes de Libéra­tion, notam­ment rejoints par des action­naires minori­taires tels que « MOF Prod (Marc-Olivi­er Fogiel, 1,24 %) » ou « Les Nou­velles édi­tions indépen­dantes (Matthieu Pigasse, 0,99 %) ».

Des conjurés sortis du placard ?

Au milieu de ce vaste com­plot our­di con­tre lui, Moran­di­ni désigne « l’homme des bass­es manœu­vres » : Matthieu Delormeau, « ex-amant » de Fogiel et par ailleurs chroniqueur de Moran­di­ni dans l’émission éponyme qu’il ani­mait sur Direct 8 de 2006 à 2008. Selon JMM qui dit « détenir des enreg­istrements » de son impli­ca­tion, Delormeau, con­nu pour son rôle de souf­fre-douleur dans l’émission « Touche pas à mon pote » de Cyril Hanouna, aurait manip­ulé plusieurs comé­di­ens des Fau­cons. En échange de témoignages com­pro­met­tants, Delormeau se serait engagé à pay­er les frais d’avocats, allant jusqu’à « harcel­er » cer­tains acteurs qui s’en seraient émus auprès de Jean-Marc Moran­di­ni. Si ce dernier dit vrai, Delormeau aurait essayé d’accélérer son licen­ciement d’Europe 1 et NRJ 12 afin de pren­dre sa place, antic­i­pant la sus­pen­sion des émis­sions de Moran­di­ni prévues à la ren­trée. Pire, le com­plice pré­sumé de Fogiel aurait car­ré­ment con­tac­té l’ONG « La voix de l’enfant » pour la per­suad­er de se porter par­tie civile con­tre Moran­di­ni en pré­ten­dant que ce dernier aurait abusé de mineurs.

Là où le comique le dis­pute au sor­dide, c’est lorsque l’acteur pornographique belge Chris Bieber s’introduit dans la polémique. « Ami » de Delormeau, si l’on en croit Moran­di­ni, ce « sosie raté » d’un chanteur améri­cain pour ado­les­cents dit avoir été harcelé par l’animateur-producteur voici quelques années. « La pire des choses, c’est qu’il utilise tes pho­tos, il les bal­ance partout. », s’indigne le jeune acteur X, avant d’indiquer sur sa page Twit­ter que « l’affaire Moran­di­ni ne soign­era pas (s)es blessures… » puis de pro­pos­er un flo­rilège de ses meilleures « éjacs » (sic) Con­cé­dant une absence totale de preuves, Chris Bieber affiche néan­moins une vieille pho­to en com­pag­nie de Moran­di­ni, qui a longtemps rap­porté les frasques du jeune homme sur son blog.

Ni sexe ni magouilles ?

Revenant sur le volet sex­uel de l’affaire, Jean-Marc Moran­di­ni rel­a­tivise l’importance, des scènes de nu, ne s’étirant que sur « deux min­utes par épisode », sans « aucune rela­tion sex­uelle ». Et le pro­duc­teur en colère de rap­pel­er que « les acteurs savaient ce qu’ils venaient tourn­er » dès le pre­mier con­tact avec sa société qui exigeait leur aisance face à la nudité. Démen­tant avoir organ­isé le moin­dre cast­ing dans les locaux d’Europe 1, con­traire­ment à ce qu’avance Fan­ny Mar­li­er, Moran­di­ni nie caté­gorique­ment ce qui serait « sous-enten­du dans ce papi­er dégueu­lasse » : il n’aurait jamais eu quelque rela­tion sex­uelle que ce soit avec un mineur. Un seul acteur de moins de 18 ans aurait par­ticipé au tour­nage, accom­pa­g­né par sa mère, détaille le producteur.

Sans claire­ment recon­naître des man­que­ments au Code du tra­vail, Moran­di­ni admet « quelques mal­adress­es (…) mon­tées en épin­gle », « cer­taines choses (…) faites arti­sanale­ment » par sa boîte de pro­duc­tion en rai­son de son manque de moyens. Inter­rogé sur RMC par Jean-Jacques Bour­din quelques jours après la paru­tion de l’enquête des Inrock­upt­ibles, sous réserve d’une con­fir­ma­tion des faits, Me Eric Rocheblave, avo­cat spé­cial­iste en droit du tra­vail, note l’illégalité des pra­tiques incrim­inées. Faire jouer des comé­di­ens, a for­tiori « inex­péri­men­tés », sans con­trat relèverait d’un abus de « posi­tion dom­i­nante de la pro­duc­tion », les cast­ings n’étant pas stric­to sen­su « encadrés par la loi » mais rel­e­vant des dis­po­si­tions du Code du travail.

Acte 3 : Plaintes et déprogrammations en série

Au terme de sa con­férence de presse, Jean-Marc Moran­di­ni a annon­cé atta­quer au pénal Les Inrock­upt­ibles et Marc-Olivi­er Fogiel. En réac­tion, Les Inrocks ont enfon­cé le clou et pub­lié un nou­veau témoignage con­tre JMM. Sur le plan judi­ci­aire, Marc-Olivi­er Fogiel et Math­ieu Delormeau ont opposé un démen­ti ferme aux accu­sa­tions de chan­tage et de con­spir­a­tion lancées par Moran­di­ni. Ils ont égale­ment déclaré leur inten­tion de porter plainte con­tre lui.

Pour l’heure, sans que la jus­tice n’ait encore éclair­ci le fond de l’affaire, Europe 1 et iTélé ont décidé de sus­pendre les émis­sions de Jean-Marc Moran­di­ni. Seule NRJ 12 main­tient son émis­sion Crimes con­sacré aux faits divers tout en le pri­vant de directs.

Ironie du PAF, cet éter­nel mirac­ulé de l’antenne devait sign­er son grand retour à la ren­trée tant à la télévi­sion (sur la case 18h-19h d’iTélé) qu’à la radio (à tra­vers plusieurs heures de quo­ti­di­enne sur Europe 1). Finale­ment, Lau­rence Fer­rari le rem­plac­era sur la chaîne info du groupe Canal+ tan­dis que Thomas Jou­bert et Christophe Hon­de­lat­te occu­per­ont les créneaux lais­sés vacants sur Europe 1.

Jadis sac­ri­fié sur l’autel de la « quête de sens » selon l’expression d’Etienne Mougeotte, alors vice-prési­dent de TF1, Jean-Marc Moran­di­ni cara­co­lait en tête des audi­ences dans les années 1990 avec son émis­sion Tout est pos­si­ble (1993–1997), fréquem­ment taxée de télé-poubelle. Revenu sur le devant de la scène grâce à ses pro­grammes de cri­tique des médias, notam­ment sur Europe 1, dont il réal­i­sait les meilleures audi­ences, Moran­di­ni n’en est pas à sa pre­mière chute. Mais sa dépro­gram­ma­tion con­stitue un coup très dur porté aux groupes Lagardère — qui pos­sède Europe 1 — et Bol­loré, repre­neur d’Itélé, que le site LesJours.fr ne manque jamais de brocarder.

Tel Monte-Cristo, l’animateur corse espère cepen­dant renaître de ses cen­dres et finale­ment tri­om­pher de ses enne­mis. En atten­dant, tous les pro­tag­o­nistes de l’affaire sont abon­dam­ment éclaboussés par leurs accu­sa­tions respectives.

Citations

« Je suis corse et chez moi, il y a deux choses sacrées c’est l’honneur et la famille. Ils ont piét­iné ces valeurs… Et ça, je ne l’oublierai jamais. » (Jean-Marc Moran­di­ni, le 19 juil­let 2016)

« La prochaine fois que tu me cherch­es, je bal­ance tous les dossiers », « tu me cherch­es, tu me trou­veras au-delà de ce que tu imag­ines » (sms de Marc-Olivi­er Fogiel d’après Jean-Marc Moran­di­ni, le 19 juil­let 2016)

« Ma seule faib­lesse, il y a quelques mois, après une énième fois où il me cher­chait, a été d’écrire sur le ton de la plaisan­terie, deux tweets qui aujour­d’hui au vu des révéla­tions parais­sent mal­adroits. » (Marc-Olivi­er Fogiel, L’Obs, 27 juil­let 2016)

« J’ai été con­tac­té par Moran­di­ni lorsqu’il fai­sait son émis­sion sur NRJ12. (…) Il te fait boire et ensuite il faut que tu fass­es des pho­tos (…) Tu tombes dans son piège. Tu enlèves ton caleçon et tu com­mences pos­er nu. A ce moment-là, il saute sur toi (…) Et il essaie de te touch­er, de t’embrasser, de te grif­fer. Des choses très vio­lentes, très humiliantes. (…) » (Chris Bieber, Snapchat, 13 juil­let 2016)

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