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<span class="dquo">«</span> Ce Brésil si blanc », ou le racisme autorisé de Ouest-France

22 juin 2016

Temps de lecture : 2 minutes
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« Ce Brésil si blanc », ou le racisme autorisé de Ouest-France

Temps de lecture : 2 minutes

Racisme, sexisme et âgisme concentrés dans un seul article. Dans un seul titre même. Dans son édition du 17 juin 2016, Ouest-France consacrait un papier au nouveau pouvoir brésilien post-Dilma Rousseff.

Et pour le quo­ti­di­en, ce pou­voir est (trop) « blanc, mas­culin et vieux ». Se bas­ant sur la pho­togra­phie offi­cielle du gou­verne­ment, Ouest-France juge que le cliché mon­tre « un Prési­dent entouré d’hommes, âgés, tous blancs ». Vis­i­ble­ment, c’est un prob­lème. Pour le quo­ti­di­en, citant l’écrivain Eliane Brum, cette image « trans­met un mes­sage clair » : le gou­verne­ment Temer veut « garan­tir un retour vers le passé, quand les Noirs et les pau­vres n’avaient accès ni à la con­som­ma­tion ni à l’u­ni­ver­sité ». Rien que ça…

Cette dis­crim­i­na­tion à l’en­con­tre de tout ce qui est blanc, vieux et homme n’a rien de nou­veau. En sep­tem­bre 2015, la nou­velle prési­dente de France Télévi­sions, Del­phine Ernotte, jugeait que son groupe com­por­tait trop d’hommes blancs de plus de 50 ans et qu’il fal­lait « que ça change ». Le mois suiv­ant, le CSA lui don­nait rai­son en esti­mant à son tour qu’il y avait trop de blancs à la télévision.

Et avril 2016, Didi­er Lestrade, jour­nal­iste pour Slate.fr et fon­da­teur d’Act Up déclarait que les médias gays étaient eux aus­si « atro­ce­ment blancs », le tout dans l’in­dif­férence générale. Ce racisme là est per­mis, encour­agé même. Si les races n’ex­is­tent pas, la race blanche, elle, n’ex­iste que lorsqu’il s’ag­it de la cul­pa­bilis­er, voire de la faire disparaître…