Quand Zemmour critique ouvertement Canal+, son employeur

Télécharger en PDF

Il y a dix jours, Marine Le Pen annonçait fièrement sur son compte Twitter qu’elle se désabonnait de Canal+.

Interrogée par i>Télé, elle confirmait « Ils sont insupportables (…) des bobos horribles, pleins de mépris, de morgue. » Avant d’ajouter que beaucoup, sur la chaîne cryptée, « traitent les électeurs du Front national comme des sous-citoyens, avec violence, avec mépris, avec haine. Je considère que mon rôle de citoyenne, c’est de ne pas donner d’argent à ces gens-là. » Des propos que semble partager Éric Zemmour, pourtant salarié du groupe.

Invité à donner son avis dans « Ça se dispute » sur les déclarations de la présidente du Front National, le chroniqueur a reproché à celle-ci de « découvrir » seulement aujourd’hui qu’il s’agissait d’une « chaîne ontologiquement de bobo ». Pour Zemmour, « elle a été faite par eux, pour eux, et pour mépriser le peuple français ». Et quand Nicolas Domenach, son contradicteur au sein de l’émission, lui demande pourquoi il se rend parfois à Canal+, l’écrivain répond : « Pour leur dire ce qu’ils sont. »

Le débat terminé, Léa Salamé, la présentatrice, rappelle « qu’i>Télé appartient au groupe Canal+ », et donc que Zemmour se trouve « dans l’antre du boboïsme » ! « Je dis ce que je pense », répond-t-il, peu soucieux du fait que le groupe Canal+ est l’un de ses employeurs…

Gageons que cela ne risque guère d’être suivi de conséquence tant la chaîne ne peut se passer de l’un des seuls journalistes apprécié… et qui fait de l’audimat.

Voir notre portrait d’Éric Zemmour, une certaine idée du journalisme à la française

Vous appréciez le travail de l'OJIM et vous avez apprécié cet article, aidez-nous !

Aidez l'Ojim à se développer !

Le travail de l’Ojim se développe avec des correspondants en Italie, en Suisse, en Allemagne, en Pologne et bientôt en Hongrie. Nous avons pu vous proposer des analyses de la presse européenne sur les viols de Cologne, sur la véritable situation des médias en Pologne, des dossiers fournis sur les censures et les auto censures des grands médias. Nous frôlons les 200 portraits de journalistes et ceux ci sont de plus en plus lus y compris à l’université et dans les écoles de journalisme. Mais le nerf de la guerre ne suit pas toujours, si vous voulez nous aider c’est facile et vous bénéficiez d’une déduction fiscale :
En donnant 30 euros vous financez les brèves d'une journée de publication et ceci ne vous coûte que 10 euros après déduction fiscale
En donnant 100 euros vous nous aidez à couvrir les frais d'un portrait et ceci ne vous coûte que 33 euros après déduction fiscale
En donnant 200 euros vous financez un dossier et ceci ne vous coute que 66 euros après déduction fiscale
En donnant 400 euros vous financez une infographie ou une vidéo et ceci ne vous coûte que 133 euros après déduction fiscale.
Vous pouvez payer en ligne ci-dessous ou nous envoyer un chèque à OJIM 48 bd de la Bastille 75012 Paris. Pour ceux qui veulent recevoir le reçu fiscal de déduction merci de nous indiquer votre adresse physique.
Le petit cochon de l'Ojim vous remercie et vous souhaite une grande année 2016.


Claude Chollet
Président de l'OJIM

Si vous ne souhaitez pas utiliser PayPal

Vous trouverez ci-dessous notre IBAN :
FR76 3000 3030 5200 0505 4097 265 (Société Générale)
Bénéficiaire : OJIM, 48 bd de la Bastille 75012 Paris.

Abonnez-vous à la newsletter de l'Ojim, cliquez ici.

Voir les portraits de l'Ojim

Retrouvez l'Ojim sur Facebook