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Pas d’ananas sur Radio Courtoisie

Pas d’ananas sur Radio Courtoisie

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Tous les samedis depuis septembre 2008, Thierry Bouzard présentait sur Radio Courtoisie l’émission « Chants traditionnels de France et d’Europe ». Ce samedi 16 novembre, ce fut la chanson de trop.

Dans une émission consacrée à « la transgression dans la culture populaire », Thierry Bouzard a diffusé une série de chants transgressifs parmi lesquels « Nazi rock » de Serge Gainsbourg, « Casser du noir » de Patrick Sébastien et, surtout, « Shoahnanas » de Dieudonné. Un choix qui n’a pas été du goût du directeur de la station, Henry de Lesquen, qui a immédiatement suspendu le patron d’émission.

Dans un courrier adressé à celui-ci dès le 18 novembre, Lesquen lui signifie la suspension de ses fonctions, l’accusant d’être « sorti du cadre de l’émission » à l’aide de « provocations inacceptables » et d’avoir choqué « la sensibilité des auditeurs » de Radio Courtoisie. Pour Thierry Bouzard, « le but, ce n’était pas de créer un scandale mais d’illustrer la transgression en chanson. Shoahnanas est une bonne remise en cause du dogme de la loi Gayssot », explique-t-il aux Inrocks.

Sur son blog consacré aux chants militaires, il ajoute que « ces chansons ont un rôle commun, celui de tester la pertinence des règles qui permettent à une société d’exister ». Et de s’expliquer : « Il n’était pas question pour moi de faire de la provocation ni de la subversion à la radio, mais d’expliquer un mécanisme sociétal dans lequel la chanson joue un rôle jusqu’ici jamais mis en évidence. »

Malgré la polémique, Thierry Bouzard « ne regrette absolument pas d’avoir présenté ce répertoire » et conclut en osant un parallèle, cette fois parfaitement dans le cadre : « « Quand le sage montre la lune, le fou regarde le doigt » disent les Chinois. Sans avoir la prétention d’avoir joué le rôle du sage, en montrant les bouffons, j’ai subi leur sort, mieux vaut en rire avec eux. »

Ainsi Lesquen et Bouzard sont-ils au final… sur la même longueur d’onde, et tout cela ne serait donc qu’un malentendu…

Crédit photo : kodakgold via SXC (cc)

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