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Quand Nicole Ferroni allume Macron et trouve à posteriori que c’est une « connerie »

18 juillet 2017

Temps de lecture : 2 minutes
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Quand Nicole Ferroni allume Macron et trouve à posteriori que c’est une « connerie »

[Red­if­fu­sions esti­vales 2017 – arti­cle pub­lié ini­tiale­ment le 12/05/2017]

Chaque mercredi, Nicole Ferroni diffuse sa chronique sur France Inter, dans la matinale de Patrick Cohen. Une chronique « gauche raisonnable » qui ne diffère pas du pluralisme maison : toutes les tendances de la gauche, mais rien au-delà.

Sauf que cette fois, elle s’est livrée à un allumage en règle du pro­gramme économique et social de Macron, du libre-échange à la diminu­tion du nom­bre de fonc­tion­naires en pas­sant par l’ab­sence de l’é­colo­gie. Et sa chronique, habituelle­ment accueil­lie avec pas­siv­ité, a fait un tabac sur inter­net.

De quoi réjouir « l’hu­moriste » auto­proclamée ? Pas du tout, con­fesse t‑elle con­fuse dans Téléra­ma (03/05/2017) :

« Quand j’ai ral­lumé mon télé­phone, à la mi-journée, j’ai vu que ma chronique avait été énor­mé­ment dif­fusée. Alors qu’en moyenne je con­state env­i­ron 5 000 partages, il y en a vite eu 25 000… ! J’ai alors regardé qui étaient ces gens qui la partageaient, et je me suis aperçue que c’était pour la plu­part, des absten­tion­nistes et des par­ti­sans du vote blanc.  Je me suis dit “merde, quelle hor­reur !” J’ai eu l’impression d’avoir créé un mon­stre »

Et elle con­tin­ue, entre aut­o­cri­tique stal­in­i­enne et con­damna­tion de ces salauds d’in­ter­nautes, qui n’ont pas com­pris qu’il s’agis­sait de « sec­ond degré ». Comme le sont sans doute les tombereaux de haine et de boue qui se sont déver­sés dans les médias publics (et pas que) des mois durant sur l’autre can­di­dat du sec­ond tour, au mépris notam­ment du tiers des français qui a envoyé paître le sys­tème en votant quand même Marine, et de l’autre tiers qui a tout envoy­er bouler en votant blanc ou en s’ab­s­tenant…

Très con­fuse, Nicole Fer­roni s’im­mole :

« J’ai fait une con­ner­ie. Si Marine Le Pen devait l’emporter de peu, j’aurais une grosse dette envers l’univers… ».

Macron étant passé, et large­ment, elle l’échappe belle.

Pour l’avenir, la comique en vient car­ré­ment à prôn­er la cen­sure préal­able. En effet, Tel­era­ma lui demande si « Echang­er autour de votre texte avant l’antenne vous sécuris­erait-il ? ». Elle répond : « Dans ce cas pré­cis, cela m’aurait sans doute aidée » même si elle trou­ve « pré­cieux » de ne pas soumet­tre ses textes « sur le long terme ». Con­traire­ment à la France, la mai­son de la Radio est tou­jours aux ordres d’un cadavre : l’e­sprit sovié­tique.

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