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Quand l’intelligence n’est pas la bienvenue

1 octobre 2023

Temps de lecture : 12 minutes
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Quand l’intelligence n’est pas la bienvenue

Temps de lecture : 12 minutes

Il faut prendre ici « intelligence » dans ses deux sens, celui de finesse d’esprit et celui de renseignement type « l’Intelligence Service » anglais. Dans cet article publié sur son blog le 13 septembre 2023 et dont nous vous offrons ci-dessous la traduction en français, le chercheur et journaliste indépendant Seymour Hersch met en lumière un fait étrange : comment des documents affectant le renseignement sont cachés aux responsables politiques par les agences elles-mêmes. Les intertitres sont de notre rédaction comme la correction de la traduction faite sur un logiciel.

La croyance plutôt que les faits

Dimanche (10/09/23, ndt), le secré­taire d’É­tat Antony Blinken a déclaré à Jonathan Karl, de l’émis­sion This Week de la chaîne ABC, qu’il restait “très con­fi­ant dans le suc­cès final de l’Ukraine” dans la guerre qui l’op­pose à la Russie. Il a décrit la déci­sion du prési­dent ukrainien Volodymyr Zelen­sky d’in­ten­si­fi­er ses attaques à l’in­térieur de la Russie comme “leur déci­sion, pas la nôtre”. La con­fi­ance erronée de M. Blinken et son accep­ta­tion d’une escalade sig­ni­fica­tive dans la guerre en Ukraine relèvent de la croy­ance, compte tenu de la réal­ité sur le ter­rain aujour­d’hui dans cette guerre. Mais cela pour­rait égale­ment être basé sur des éval­u­a­tions folle­ment opti­mistes fournies par la Defense Intel­li­gence Agency (DIA).

La DIA, première agence de la Maison Blanche

Les éval­u­a­tions de la DIA, comme je l’ai rap­porté, sont désor­mais les ren­seigne­ments de prédilec­tion de la Mai­son Blanche. En tant que jour­nal­iste qui écrit sur les ques­tions de sécu­rité nationale depuis plusieurs décen­nies, com­ment puis-je expli­quer un proces­sus qui est claire­ment con­traire aux meilleurs intérêts du peu­ple des États-Unis et de ses dirigeants ? L’une des répons­es est qu’il est désor­mais admis que les prési­dents de l’ère post-11 sep­tem­bre n’hési­tent pas à manip­uler et à men­tir sur les rap­ports de ren­seigne­ment, même les plus com­pé­tents, s’ils ne s’in­scrivent pas dans leur agen­da politique.

Voir aus­si : Le gazo­duc Nord Stream, son sab­o­tage : les faits selon Hersh et les médias

Déjà, au moment de la guerre d’Irak

Ce qui a com­mencé pen­dant les années Bush/Cheney — rap­pelez-vous les men­songes sur les armes de destruc­tion mas­sive en Irak — s’est pour­suivi pen­dant la prési­dence du très aimé et très incom­pris Barack Oba­ma. Il y a dix ans, alors que des voix s’él­e­vaient pour que les États-Unis inter­vi­en­nent dans la guerre civile syri­enne con­tre Bachar el-Assad, la Mai­son-Blanche n’a pas reçu de ren­seigne­ments cru­ci­aux parce qu’ils étaient poli­tique­ment gênants.

Le gaz sarin utilisé en Syrie, mais par qui ?

Il s’agis­sait d’un rap­port de cinq pages, pré­paré pour la Defense Intel­li­gence Agency sur une arme stratégique, le gaz neu­ro­tox­ique sarin, dont on savait qu’elle était entre les mains de l’op­po­si­tion islamiste au gou­verne­ment syrien dirigé par Assad. Ce rap­port détail­lé, qui com­pre­nait des infor­ma­tions essen­tielles glanées lors d’in­ter­cep­tions par la Nation­al Secu­ri­ty Agency, n’est pas par­venu à la Mai­son Blanche car — d’après ce que j’ai com­pris — il révélait le genre de vérité que les prési­dents de l’époque et d’au­jour­d’hui con­sid­éraient comme un poi­son poli­tique. La trans­mis­sion de telles infor­ma­tions aurait égale­ment soulevé des ques­tions quant au sens poli­tique et à la fia­bil­ité des respon­s­ables de l’a­gence con­cernée. En ces temps de dou­ble lan­gage, les ren­seigne­ments qui plaisent l’emportent tou­jours sur ceux qui soulèvent des ques­tions dif­fi­ciles. J’ai cité quelques lignes de l’é­tude de la DIA dans un rap­port que j’ai écrit à l’époque pour la Lon­don Review of Books sur l’at­taque au sarin de 2013 en Syrie, mais j’ai choisi de lim­iter mon rap­port afin de pro­téger la capac­ité de la NSA à pénétr­er les activ­ités les plus secrètes des enne­mis islamistes de l’Amérique. Le doc­u­ment, avec mes notes man­u­scrites, est pub­lié au bas de ce rap­port (nous ne l’avons pas traduit, ndt). Je le fais parce que ce qui s’est passé à l’époque se pro­duit encore aujour­d’hui au sein de la com­mu­nauté améri­caine du ren­seigne­ment et que, si l’on n’y met pas un frein, cela pour­rait entraîn­er la Mai­son Blanche, qui manque de vision, dans une guerre élargie avec la Russie que per­son­ne ne souhaite.

Al Nusra en question

Le prob­lème a com­mencé en 2013, lorsqu’il y a eu des allé­ga­tions d’u­til­i­sa­tion d’armes chim­iques par la Syrie dans sa guerre con­tre un groupe fusion­né de forces dji­hadistes, con­nu sous le nom d’Al-Nus­ra, dont l’ob­jec­tif était de ren­vers­er le gou­verne­ment baa­siste d’As­sad et d’établir un État islamique en Syrie. Al-Nus­ra avait été désignée par le départe­ment d’É­tat fin 2012 comme une “organ­i­sa­tion ter­ror­iste étrangère” et iden­ti­fiée comme une fil­iale d’Al-Qaï­da. Cer­tains mem­bres de l’ad­min­is­tra­tion Oba­ma ont cynique­ment soutenu qu’il fal­lait aider Al-Nus­ra dans sa guerre con­tre le gou­verne­ment d’As­sad et s’en occu­per après l’évic­tion de ce dernier. L’his­toire la plus com­plète des préoc­cu­pa­tions de l’ad­min­is­tra­tion con­cer­nant l’arse­nal chim­ique syrien se trou­ve dans The World As It Is, les mémoires de 2018 de Ben Rhodes, l’un des con­seillers à la sécu­rité nationale d’Oba­ma (le pre­mier vol­ume des mémoires d’Oba­ma sur ses années à la Mai­son Blanche, A Promised Land, pub­lié en 2020, s’est achevé avec la fin de son pre­mier man­dat au début de l’an­née 2013). Selon le réc­it de M. Rhodes, la pos­ses­sion et l’u­til­i­sa­tion poten­tielle de sarin par la Syrie ont été un sujet de dis­cus­sion à Wash­ing­ton pen­dant un an avant que le gou­verne­ment syrien ne soit accusé, fin août 2013, d’avoir per­pétré une attaque au gaz neu­ro­tox­ique dans la Ghou­ta, une ban­lieue de Damas, la cap­i­tale syri­enne, tuant jusqu’à 1 500 per­son­nes, selon les pre­miers rap­ports. On craig­nait égale­ment que le gou­verne­ment Assad ne four­nisse du sarin au Hezbol­lah, la mil­ice chi­ite libanaise soutenue par l’I­ran et enne­mie déclarée d’Is­raël. En août 2012, Oba­ma a déclaré publique­ment : “Nous avons été très clairs avec le régime d’As­sad […] la ligne rouge pour nous est de com­mencer à voir tout un tas d’armes chim­iques cir­culer ou être util­isées. Cela chang­erait mon cal­cul”. Alors qu’il était en vacances en août 2013, M. Rhodes a appris qu’il exis­tait une “éval­u­a­tion de haute con­fi­ance” selon laque­lle un agent neu­ro­tox­ique avait tué plus d’un mil­li­er de per­son­nes et que “le régime d’As­sad était respon­s­able”. C’est alors, écrit Rhodes, que “les uns après les autres, les spé­cial­istes ont con­seil­lé à Oba­ma d’or­don­ner une frappe mil­i­taire”. L’ad­min­is­tra­tion trans­met­tait tout cela à la presse et au pub­lic améri­cains. Rhodes écrit : “J’ai com­mencé à plan­i­fi­er une cam­pagne publique pour pass­er à une inter­ven­tion mil­i­taire. John Ker­ry pour­rait faire une déc­la­ra­tion… plaidant en faveur d’une action. La com­mu­nauté du ren­seigne­ment devrait ren­dre publique son éval­u­a­tion. Cela m’a don­né de l’én­ergie, comme si nous allions enfin faire quelque chose pour influ­encer les événe­ments en Syrie”.

Des doutes sur la provenance de l’attaque au gaz

Rhodes ne sig­nale pas qu’au cours des semaines suiv­antes, des doutes sur les agisse­ments des uns et des autres en Syrie ont été trans­mis directe­ment à M. Oba­ma. Le général Mar­tin Dempsey, prési­dent de l’é­tat-major inter­ar­mées, qui, selon M. Rhodes, avait ini­tiale­ment soutenu une réponse mil­i­taire immé­di­ate, a changé d’avis et, selon un haut respon­s­able des ser­vices de ren­seigne­ment, a aver­ti le prési­dent que le neu­ro­tox­ique util­isé lors de l’at­taque ne cor­re­spondait pas à celui con­nu dans l’arse­nal de l’ar­mée syri­enne. Et comme M. Oba­ma l’a lui-même déclaré à un jour­nal­iste avant de quit­ter la Mai­son Blanche, le directeur du ren­seigne­ment nation­al, James Clap­per, l’a infor­mé que l’hy­pothèse selon laque­lle le régime Assad avait per­pétré l’at­taque au gaz n’é­tait pas “irréfutable”.

Oba­ma a finale­ment annulé les plans d’une frappe majeure sur des sites mil­i­taires et indus­triels dans toute la Syrie. Rhodes n’avait man­i­feste­ment pas été infor­mé de l’é­val­u­a­tion de toutes les sources de ren­seigne­ments réal­isée par la DIA il y a deux mois, qui com­pre­nait des don­nées spé­ci­fiques de l’A­gence nationale de sécu­rité, indi­quant claire­ment qu’il y avait deux sus­pects pos­si­bles pour toute attaque au gaz neu­ro­tox­ique : la Syrie et Al-Nus­ra. Le doc­u­ment met l’ac­cent sur la men­ace que représente l’arse­nal chim­ique d’Al-Nus­ra. Les pre­mières phras­es sen­tent l’ur­gence : “La cel­lule de pro­duc­tion de sarin asso­ciée au Front al-Nus­rah est le com­plot de sarin le plus avancé depuis l’ef­fort d’Al-Qaï­da avant le 11 sep­tem­bre. Les arresta­tions opérées en Irak et en Turquie ont per­tur­bé les opéra­tions de la cel­lule, mais nous esti­mons que l’in­ten­tion de pro­duire une arme chim­ique avancée demeure. Aupar­a­vant, la com­mu­nauté du ren­seigne­ment s’in­téres­sait presque exclu­sive­ment aux stocks syriens d’armes chim­iques ; aujour­d’hui, nous con­sta­tons que le Front al-Nus­ra tente de fab­ri­quer ses pro­pres armes chim­iques. Dans cette note, nous allons dis­cuter du réseau, de ses capac­ités et des indi­ca­tions futures d’ac­tiv­ités liées à l’arme­ment chimique.”

L’analyse de la DIA, inti­t­ulée “Talk­ing Points”, pour­suit en aver­tis­sant que “la rel­a­tive lib­erté d’ac­tion d’al-Nus­ra en Syrie nous amène à penser que les aspi­ra­tions du groupe en matière d’armes chim­iques seront dif­fi­ciles à per­turber à l’avenir”. L’un des fac­teurs con­tribuant à sa lib­erté d’ac­tion est que l’Amérique et ses alliés ne le pren­nent pas pour cible. Le doc­u­ment de cinq pages — dont j’ai sup­primé les men­tions de clas­si­fi­ca­tion — est décrit comme un “Brief to DD Shedd” et daté du 20 juin. Il décrit les actions de guerre chim­ique d’Al Nus­ra jusqu’à cette date. “Shedd ” fait référence à David Shedd, un spé­cial­iste de longue date de la CIA qui a été nom­mé directeur adjoint de la DIA par Oba­ma en 2010 et a occupé ce poste jusqu’en 2015, la dernière année en tant que directeur par intérim. La copie que j’ai obtenue des “Talk­ing Points” ne prove­nait pas du Pen­tagone ou de Wash­ing­ton, mais était con­sid­érée comme suff­isam­ment impor­tante pour avoir été dis­tribuée en secret à des sites noirs haute­ment clas­si­fiés et à des unités sim­i­laires en dehors de Washington.

Une analyse enfouie ou oubliée volontairement ?

Rien ne prou­ve que l’analyse ou les infor­ma­tions qu’elle con­te­nait aient atteint la Mai­son Blanche ou Ben Rhodes lui-même, mal­gré le rôle qu’Oba­ma lui a con­fié pour gér­er la réponse à l’at­taque dans la Ghou­ta. Au moment où j’ai obtenu le doc­u­ment, je fai­sais un reportage sur l’at­taque et la réponse améri­caine pour la Lon­don Review of Books. J’ai appris d’un haut respon­s­able de la DIA qu’un tel doc­u­ment exis­tait, mais je n’ai cité que quelques lignes du doc­u­ment de cinq pages, prin­ci­pale­ment parce que je craig­nais de com­pro­met­tre la source de ce qui était man­i­feste­ment un excel­lent tra­vail de ren­seigne­ment. J’ai écrit à l’époque que le général Dempsey avait directe­ment aver­ti Oba­ma que l’a­gent neu­ro­tox­ique util­isé lors de l’at­taque ne cor­re­spondait pas aux sub­stances tout aus­si mortelles con­nues pour faire par­tie de l’arse­nal de guerre chim­ique syrien. Les instal­la­tions syri­ennes de guerre chim­ique, qui ont comp­té à un moment don­né 26 dépôts dis­tincts, ont été étroite­ment sur­veil­lées pen­dant deux décen­nies par un pro­gramme de col­lecte con­joint dirigé par les États-Unis, le Roy­aume-Uni et les ser­vices de ren­seigne­ment israéliens.

Une patate chaude malvenue

La ques­tion reste donc posée : pourquoi les ren­seigne­ments de la DIA n’ont-ils pas été trans­mis à la Mai­son Blanche ? J’ai posé la ques­tion à un haut respon­s­able du ren­seigne­ment, après lui avoir com­mu­niqué le doc­u­ment. Il m’a répon­du qu’il s’agis­sait d’une patate chaude évi­dente qui a été ignorée “par oppor­tunisme poli­tique” — tout comme la plu­part des rap­ports actuels de la CIA sur l’échec de l’of­fen­sive en Ukraine ont été ignorés par Blinken et d’autres respon­s­ables de la poli­tique étrangère de l’ad­min­is­tra­tion Biden. Le respon­s­able du ren­seigne­ment a déclaré que la désig­na­tion du doc­u­ment comme “Talk­ing Points” sig­nifi­ait qu’il n’avait “jamais été des­tiné au prési­dent, mais seule­ment pour alert­er la DIA sur le fait que des preuves tan­gi­bles com­mençaient à appa­raître à par­tir d’une mul­ti­tude de sources qu’il y avait une autre expli­ca­tion de l’u­til­i­sa­tion du sarin qui devrait con­tre­bal­ancer toute accu­sa­tion d’As­sad”. Comme tout bon résumé, il s’ag­it d’un “wait and see” (atten­dre et voir) : “Atten­dons de voir. Il s’ag­it d’une ques­tion com­plexe”. Il a ajouté que le doc­u­ment était “crédi­ble parce qu’il provient de toutes les sources et qu’il est équili­bré. Il ne tire aucune con­clu­sion — il met sim­ple­ment en garde” con­tre le fait que la ques­tion ne peut pas être traitée dans une éval­u­a­tion com­plète parce que de nom­breux acteurs con­nus d’Al-Nus­ra impliqués dans la pro­duc­tion de gaz neu­ro­tox­ique sont tou­jours sous sur­veil­lance. Par con­séquent, il a déclaré que seule une vue d’ensem­ble était pos­si­ble. Mon rap­port de l’époque soulig­nait qu’il y avait deux sus­pects pos­si­bles pour l’at­taque au sarin, mais qu’un seul était cité publique­ment par la Mai­son Blanche. J’ai passé de nom­breuses heures à faire des allers-retours avec un attaché de presse de la Mai­son Blanche pour ten­ter d’obtenir une réponse sur les doc­u­ments dont je disposais.

No comment

On m’a d’abord répon­du que la Mai­son Blanche d’Oba­ma ne ferait aucun com­men­taire sur mon rap­port. J’ai per­sisté et fourni plus de détails à l’as­sis­tant et j’ai finale­ment reçu une note, uni­latérale­ment désignée comme “Off the Record” (pour faire des com­men­taires “off the record”, il faut que les deux par­ties soient d’ac­cord), qui dis­ait : “Per­son­ne ne dit que le mémo n’est pas une chose physique qui existe. Ce que nous dis­ons, c’est qu’il ne s’ag­it pas d’un mémo offi­ciel et que les faits que vous pré­ten­dez qu’il con­tient sont presque 100 % incor­rects — ce qui explique prob­a­ble­ment pourquoi presque per­son­ne ne l’a vu. Il est prob­a­ble qu’il n’ait pas été pub­lié parce qu’il était erroné”. Une note ultérieure du porte-parole, égale­ment mar­quée “off the record”, ajoute que le mémo “n’est pas quelque chose que son bureau [celui de M. Shedd] a reçu. Étant don­né que ni la Mai­son Blanche ni le directeur du ren­seigne­ment nation­al Clap­per n’ont vu le pré­ten­du mémo, on ne sait pas s’il s’ag­it d’un faux ou d’un brouil­lon qui n’a jamais été trans­mis parce qu’il con­te­nait des infor­ma­tions con­sid­érées comme incor­rectes politiquement.

Sey­mour Hersch

Voir aus­si : Dossier numérique : OSINT, le jour­nal­isme de renseignement
Cinq let­tres d’un acronyme anglo-sax­on que peu con­nais­sent mais qui nous con­cer­nent tous. OSINT, pour Open Source Intel­li­gence, Ren­seigne­ment en sources ouvertes. Ce dossier est réservé à nos dona­teurs, pour le recevoir et nous soutenir, cliquez ici.

Pho­to : Le prési­dent améri­cain Barack Oba­ma et le vice-prési­dent Joe Biden, avec les mem­bres du Con­seil nation­al de sécu­rité, dans la Sit­u­a­tion Room de la Mai­son Blanche, reçoivent des infor­ma­tions sur le déroule­ment de l’opéra­tion Géron­i­mo, une mis­sion con­tre Ousama Ben Laden le 1er mai 2011.