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Presstalis : divorce en vue entre quotidiens et magazines, la CGT perturbe la distribution

15 mai 2020

Temps de lecture : 2 minutes
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Presstalis : divorce en vue entre quotidiens et magazines, la CGT perturbe la distribution

Le long, le très long feuilleton de l’agonie de Presstalis touche (presque) à sa fin. La majorité des magazines – spoliés depuis de longues années par les quotidiens – ont refusé de s’associer au plan proposé par ces derniers et la CGT relance l’offensive.

Je t’aime, moi non plus

Les quo­ti­di­ens voulaient que les mag­a­zines con­tin­u­ent de pay­er pour eux. Les deux plus gros édi­teurs de mag­a­zines, Pris­ma et Reworld Media ont déjà dit non ; d’autres mag­a­zines hési­tent dont ceux du groupe de Daniel Křetín­ský (Elle, Mar­i­anne, Télé 7 jours) ; les petits édi­teurs (qui font moins de 5M€ de chiffre d’affaires) pour­ront rejoin­dre les MLP (Mes­sageries lyon­nais­es de presse) don­nant sat­is­fac­tion en par­tie à leur syn­di­cat la SAEP.

Résul­tat des cours­es les quo­ti­di­ens nationaux (Le Monde, Le Figaro, L’Équipe, Les Échos, Libéra­tion, La Croix, L’Humanité) déci­dent de courir seuls tout en con­tin­u­ant à appel­er les mag­a­zines à les rejoin­dre et déposent un pro­jet de con­tin­u­a­tion d’activité au tri­bunal de com­merce, appelé à se pronon­cer le 15 mai.

245 emplois sur 900 préservés

Si le pro­jet de Louis Drey­fus préserve plus de la moitié des emplois du siège et de la plate­forme très syn­diquée de Bobigny, il ne prévoit pas de repren­dre les quelques 500 salariés de la Société d’agence et de dif­fu­sion (SAD). Ces cen­tres de dif­fu­sion vers la province seraient soit repris un par un par de nou­veaux entrants ou ces derniers en créeraient de nou­veaux avec cer­tains anciens salariés.

La CGT – large­ment respon­s­able (mais pas toute seule) de la décon­fi­ture de Presstal­is — a trou­vé la solu­tion : per­turber l’impression et la dis­tri­b­u­tion de cer­tains quo­ti­di­ens et mag­a­zines les 12 et 13 mai en par­ti­c­uli­er à Mar­seille et Lyon. D’autres mou­ve­ments sont à prévoir dans les jours et semaines à venir.

Un pansement de grand luxe sur une jambe de bois

L’Etat con­tin­ue de panser les plaies. Le Comité inter­min­istériel de restruc­tura­tion indus­trielle (CIRI) a déjà fait remet­tre au pot via le tré­sor pub­lic. 17M€ en avance sur les aides directes de juin, plus 16M€ dus aux kiosquiers, plus un prêt de 35M€ (une cer­ti­tude, ce prêt ne sera jamais rem­boursé) pour les prochaines semaines, plus encore 80M€ annon­cés mélanges de prêts et de sub­ven­tions pour soutenir le pro­jet de Louis Drey­fus. L’addition totale doit dépass­er main­tenant les 600M€…

Et ce pour un résul­tat très incer­tain. Inter­rogé par l’AFP, le prési­dent par intérim de Presstal­is, Cédric Dujardin a déjà exprimé son scep­ti­cisme : « Je ne vois pas com­ment faire un plan pérenne dans une indus­trie avec un marché qui dégringole de 15% par an. Il ne faut pas se faire de films… Beau­coup de déci­sions n’ont pas été pris­es car elles n’arrangeaient per­son­ne et à un moment on arrive au pied du mur. On m’a appelé pour pass­er le mur et pren­dre les déci­sions désagréables ». Un pari ? D’autres sub­ven­tions pour la dis­tri­b­u­tion des quo­ti­di­ens jusqu’au moment où leur dis­tri­b­u­tion sera essen­tielle­ment dig­i­tale, où la dis­tri­b­u­tion physique devien­dra mar­ginale et se fera par portage, entraî­nant la mort des kiosquiers ou leur trans­for­ma­tion en dis­trib­u­teurs de mag­a­zines, bon­bons, para­pluies, préser­vat­ifs et fan­fre­luches.

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