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Presse : le gouvernement veut supprimer les subventions aux journaux non-alignés

5 novembre 2015

Temps de lecture : < 1 minute
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Presse : le gouvernement veut supprimer les subventions aux journaux non-alignés

Nouvelle offensive bien-pensante du gouvernement. S’ils n’hésitent pas à accorder des (gros) cadeaux fiscaux à leurs amis, les socialistes ont désormais en ligne de mire les journaux jugés « nauséabonds ».

D’après La Cor­re­spon­dance de la Presse, le min­istre de la Cul­ture, Fleur Pel­lerin, envis­age de réformer les aides à la presse en les soumet­tant à de nou­veaux critères. Ain­si, out­re les con­di­tions stat­u­aires (être un titre d’in­for­ma­tions poli­tiques et générales à dif­fu­sion nationale) et de ressources (qui imposent de tir­er moins de 25 % de ses recettes de la pub­lic­ité), la min­istre entend désor­mais ajouter l’ab­sence de con­damna­tion pénale pour inci­ta­tion à la haine raciale « ou autre infrac­tion pénale à la lib­erté de la presse ».

En ligne de mire, évidem­ment, des jour­naux comme Minute ou Rivarol, tout deux con­damnés pour ces mêmes raisons. Étant don­né la facil­ité avec laque­lle n’im­porte qui peut, aujour­d’hui, être jugé pour ces motifs poli­tiques, il est clair que le gou­verne­ment fran­chit un nou­veau pas dans le muselle­ment de la presse non-alignée.

En 2014, quelque 9,1 mil­lions d’eu­ros ont été accordés à des quo­ti­di­ens heb­do­madaires et mag­a­zines, soit tout autant de moyens de pres­sion sur leurs ligne édi­to­ri­ales. Et gare à qui sor­ti­rait des clous ! Record­man des sub­ven­tions (et des déficits…), L’Hu­man­ité s’est égale­ment payé le luxe de voir, en 2013, sa dette de 4 mil­lions d’eu­ros sup­primée par les députés.

Un cadeau fis­cal auquel ne pour­raient jamais pré­ten­dre des titres fig­u­rant du côté obscur tels que Minute, Présent, Rivarol ou encore Valeurs Actuelles.

Crédit pho­to : adders via Flickr (cc)

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