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Christophe Alévêque

28 mars 2020

Temps de lecture : 12 minutes
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Christophe Alévêque

Humoriste tendance Taubira

Né le 29 octobre 1963 au Creusot (71), Christophe Alévêque est un humoriste « engagé » à gauche. Sa sœur cadette Alexandra est journaliste à la télévision publique (Arte, France 2). D’abord artiste de one-man-show puis journaliste (à Siné Hebdo notamment), il fait aussi partie depuis 2016 du pool d’humoristes officiels de France Inter, missionnés pour démolir, avec l’argent du contribuable, les ennemis politiques et idéologiques de l’État socialiste.

Il est père de trois enfants, dont deux nés d’une précé­dente union et est en cou­ple depuis 2008 avec Ser­e­na Reinaldi.

Voici un libre-penseur qui se dit favor­able à la lib­erté d’ex­pres­sion, mais qui aimerait bien bâil­lon­ner Inter­net et ceux qui s’y expri­ment. Car pour lui, « les nou­veaux ten­ants de la lib­erté, ce sont les dji­hadistes, les extrémistes, nos nou­veaux penseurs devenus pétain­istes… ». Et ils ont com­mis le crime suprême : ne pas être de gauche et ne pas être d’ac­cord avec lui.

Formation

Il a fait des études de com­merce à l’IS­TEC (Paris) dont il sort diplômé en 1986 et suit par­al­lèle­ment des cours de théâtre.

Parcours professionnel

1988–1991

Il com­mence à se pro­duire dans les cafés-théâtres de Paris, dans un duo, appelé Les Sta­giaires, avec Olivi­er Lefranc trois ans durant.

Juillet 1991

Pre­mier spec­ta­cle solo à Lyon.

1994–1996

Il par­ticipe à l’émis­sion « Rien à cir­er » de Lau­rent Ruquier sur France Inter; Ruquier l’in­tè­gre dans sa bande.

Il par­ticipe aux émis­sions de Ruquier « On va s’gên­er » sur Europe 1 et « On a tout essayé » sur France 2, ain­si que « Rien à voir » sur France Inter (1999–2000).

2002

Nou­veau spec­ta­cle Alévêque ?

2006

Nou­veau spec­ta­cle Debout !

2007

À la suite de l’élec­tion de Nico­las Sarkozy aux prési­den­tielles, une chorale pour chanter Mille Colombes (chan­son inter­prétée par Mireille Math­ieu), qu’il bap­tise par­o­dique­ment « hymne de la droite décomplexée ».

2008–2010

Il tient une chronique dans Siné Heb­do.

2009

Nou­veau spec­ta­cle Super Rebelle, enfin ce qu’il en reste.

2010

Il injurie Zine­dine Zidane dans Sport­mag. Relaxé en pre­mière instance, Christophe Alévêque perd son procès en appel et est con­damné à 5 000 euros de dom­mages et intérêts pour injures le 7 mars 2013.

2010

Il est con­tac­té pour tenir une rubrique deux fois la semaine dans « le Fou du Roi » de Stéphane Bern ; il accepte, mais cela ne se con­cré­tise pas.

Mai 2011

Il annonce sa can­di­da­ture (sans lende­main) aux prési­den­tielles de 2012.

2013

Nou­veau spec­ta­cle Le tour de la dette en 80 minutes.

2015

Nou­veau spec­ta­cle Ça ira mieux demain.

2016

Il tente sans suc­cès de sus­citer la can­di­da­ture de Chris­tiane Taubi­ra à la prési­den­tielle et d’u­nir la gauche autour d’elle.

2017

Nou­veau spec­ta­cle Alévêque dit tout.

2019

Nou­veau spec­ta­cle Christophe Alevêque revient bien sûr

Parcours militant

Christophe Alevêque est ancré à gauche, mais non encar­té au PS.

En 2016, il a ten­té d’u­nir la gauche dans son salon autour d’une can­di­da­ture Taubi­ra : « Ce 28 juin, les Parisiens qui flâ­nent en ter­rasse, rue Oberkampf, voient s’en­gouf­fr­er […] le fron­deur Jérôme Guedj, les anciens min­istres Benoît Hamon, Chris­tiane Taubi­ra et Cécile Duflot. Le secré­taire nation­al du PCF, Pierre Lau­rent, arrive en dernier. Tout ce beau monde se retrou­ve dans un apparte­ment où la table est copieuse­ment gar­nie. Bien­v­enue chez Christophe Alévêque », explique L’Ex­press. « Oui, Christophe Alévêque, l’hu­moriste cor­rosif, l’ex-pili­er de la bande à Ruquier, le show­man créa­teur du per­son­nage de “Super Rebelle”. Peu le savent, mais pen­dant l’été, ce citoyen de gauche — ten­dance Taubi­ra — a ten­té de sus­citer une can­di­da­ture de rassem­ble­ment, en con­viant les uns et les autres dans son salon avec vue sur cour! »

Après un échec – la crainte de voir la droite opter pour Le Pen con­tre la gauche si c’est Taubi­ra qui arrive au sec­ond tour, les aven­tures per­son­nelles de Hamon, Mélen­chon, Mon­te­bourg… Alévêque ne rend pas les armes. « En novem­bre, ultime ten­ta­tive. Avec l’aide du député PS de la Seine-Saint-Denis, Razzy Ham­ma­di, Christophe Alévêque s’ac­tive pour créer un mou­ve­ment dans l’opin­ion publique, autour de Taubi­ra. On pré­pare un grand raout avec moult artistes, à Mon­treuil. Une péti­tion en ligne fait son appari­tion. Le 26 novem­bre, l’hu­moriste engagé prend la plume dans Libéra­tion. Sa tri­bune s’in­ti­t­ule: “Taubi­ra, au sec­ours.” » Elle reculera néan­moins devant l’ob­sta­cle. Il y explicite son engage­ment poli­tique : « Je suis un citoyen qui, avec humil­ité, et bien qu’encarté nulle part se con­sid­ère engagé. Libre-penseur et indépen­dant, je me con­sid­ère de gauche ».

En 2018, il est sig­nataire du Man­i­feste des 150 pour l’accueil des migrants lancé par Poli­tis, Regards et Medi­a­part. Cette tri­bune souligne, entre autres, qu’«il est illu­soire de penser que l’on va pou­voir con­tenir et a for­tiori inter­rompre les flux migra­toires. À vouloir le faire, on finit tou­jours par être con­traint au pire. La régu­la­tion devient con­trôle polici­er accru, la fron­tière se fait mur. Or la clô­ture pro­duit, inéluctable­ment, de la vio­lence… et l’inflation de clan­des­tins dému­nis et corvéables à mer­ci. Dans la mon­di­al­i­sa­tion telle qu’elle se fait, les cap­i­taux et les marchan­dis­es se dépla­cent sans con­trôle et sans con­traintes ; les êtres humains ne le peu­vent pas. Le libre mou­ve­ment des hommes n’est pas le cre­do du cap­i­tal, ancien comme mod­erne. » Cet appel de 150 per­son­nal­ités est assor­ti d’une péti­tion qui finit par compter 30 000 signatures.

Collaborations

2009

Pour les deux ans de l’élec­tion de Nico­las Sarkozy, il écrit et inter­prète cinq épisodes d’une web-série Le petit coin de résis­tance réal­isée par le Comité de la Claque. Cinq nou­veaux épisodes sont ensuite dif­fusés à la ren­trée 2009 sur le site d’in­for­ma­tions Le Post et sur Dailymotion.

2012

Il se pro­duit au Festi­val d’Avi­gnon avec Ciao Amore de Jérôme L’Hotsky.

2013

Il se pro­duit dans Deux mille ans de men­songes (mis en scène par Philippe Sohi­er) avec la comé­dienne Ser­e­na Reinal­di, sa com­pagne depuis 2008 ; il est con­vié la même année sur la scène du Théâtre du Rond-Point lors de la soirée « Mariage pour Tous » organ­isé par Pierre Bergé et Jean-Michel Ribes en sou­tien à la mobil­i­sa­tion en faveur du pro­jet de loi ; il appa­raît la même année dans la série TV Doc Mar­tin.

2014

Il appa­raît dans Trav­elingue.

Il est par­rain du Sec­ours Pop­u­laire et reverse chaque année les revenus de ses Fêtes de la dette, un spec­ta­cle-exposé (avec des écon­o­mistes comme Piket­ty) de la dette et de la crise financière.

Publications

  • Décodeur médi­a­tique du XXIe siè­cle, Chi­flet & Cie, 2008 ;
  • Le petit Alévêque illus­tré (Col­lec­tif), Édi­tions Chi­flet Et Cie. Textes de Christophe Alévêque. Illus­tra­tions d’Au­rel, Car­ali, Dobritz, Fau­jour, Gab, Large, Lind­in­gre, Pak­man, Ser­gio et Siné, 2009 ;
  • Lib­er­tude, égal­i­tude, fra­ter­ni­tude, avec Hugue Leroy, Nova édi­tions, 2010 ;
  • Les mon­strueuses actu­al­ités, Le Cherche Midi, 2011 ;
  • Bien­v­enue à Web­land, Les Liens qui Libèrent, 2016.

Ce qu’il gagne

Non ren­seigné.

Le Parisien (19/05/2015) affirme qu’une chronique mati­nale est payée 230 € net sur France Inter.

Sa nébuleuse

Jean-Michel Ribes, le directeur du Théâtre du Rond-Point où il a table ouverte, Lau­rent Ruquier, qui l’a lancé ; Patrick Cohen ; Lau­rence Bloch. Les autres « humoristes » ou chroniqueurs de France Inter, dont André Manoukian, Clara Dupont-Mon­od, Guil­laume Meurice, Samir Boua­di, Thomas VDB, Nicole Fer­roni, Mar­ius Coluc­ci ou Frédéric Fromet. La jour­nal­iste Anne-Elis­a­beth Lemoine.

Il l’a dit

« Il y a une vraie cen­sure qui s’est instal­lée dans les médias, à la radio comme à la télévi­sion. (…) A moins de deux ans de la prési­den­tielle, les humoristes sont sur une liste noire. C’est de la cen­sure sournoise, de l’au­to­cen­sure ou bien de l’al­légeance », Purepeo­ple, 17/07/2010.

« Ce mec est un pan­neau pub­lic­i­taire qui a trois neu­rones, qui a fait per­dre la Coupe du monde 2006 et qui main­tenant prof­ite de son image à out­rance. Pour moi, c’est une forme de pros­ti­tu­tion. Ce mec est une pute […] con comme une bite », au sujet de Zidane, Sport­mag 3/1/2011 cité par Libéra­tion, 01/02/2012.

« Où sont les lim­ites de l’humour? Je ne demande aucun passe-droit, aucun favoritisme mais une franche et réelle lib­erté pour exercer mon méti­er sans pra­ti­quer l’autocensure, c’est-à-dire le pire du pire. Peut-être faut-il en fix­er? », L’Hu­man­ité, 22/03/2013.

« En matière d’humour, le sacré, le tabou et l’intouchable n’existent pas. C’est ain­si que je con­sid­ère mon méti­er, pour le bien de tous », ibid.

« Trop sou­vent la pop­u­la­tion a la mau­vaise impres­sion qu’il existe des passe-droits pour les puis­sants. L’humour est une arme red­outable con­tre les pou­voirs. Nor­male­ment… », ibid.

« Je vous prends pour des cons, alors essayez d’être à la hau­teur », ça ira mieux demain (12/2015)

« Il faut tou­jours voir le côté posi­tif des événe­ments, grâce aux atten­tats, les ventes de dra­peaux français ont aug­men­té de 400%. Le dra­peau nation­al est devenu une valeur sûre, qui devrait être cotée en bourse, comme une autre valeur sûre et égale­ment nationale, le chô­mage. Ce dra­peau français pris en otage par un par­ti d’extrême droite, vient d’être libéré et resti­tué à ses pro­prié­taires », tiré de son spec­ta­cle, Tel­era­ma, 02/12/2015.

« C’est éton­nant, de voir com­ment une réal­ité devient une polémique et une polémique créée une polémique qui elle-même fait polémi­quer », ibid.

« A Sousse, donc, un jeune étu­di­ant, pro­pre sur lui, arrive par la mer, en Zodi­ac, sur la plage de l’hôtel, plante son para­sol, sort une kalach­nikov et mas­sacre 38 per­son­nes en chan­tant “A ga dou dou dou, pousse ta banane e moule café !”.Et c’est ensuite, après un con­trôle anti-dopage, qu’on s’aperçoit que le mec est chargé comme une mule, avec du Cap­ta­gon. On peut donc en con­clure que Dieu ne leur suf­fit pas.
Chez nous, pays laïc, on a le choix entre Dieu et les anx­i­oly­tiques. Chez les fous de Dieu, c’est vis­i­ble­ment les deux… »
, ibid.

« Devant la folie, quelque fois la réponse est peut-être le dérisoire (…) On fait une émis­sion, c’est dérisoire mais c’est néces­saire, on se rend bien compte que l’é­tat d’ur­gence ne sert à rien donc plus de sécu­rité est-ce que c’est la solu­tion ? Non, c’est de vivre et leur envoy­er un mes­sage très clair : On les emmerde », aux ter­ror­istes après l’at­ten­tat de Nice, sur le plateau de Vil­lage départ, cité par Clos­er, 15/7/2016.

« Je me sens de toutes ces gauch­es qui se déchirent sous nos yeux… La gauche con­tes­tataire qui a tou­jours rai­son mais qui ne gou­verne jamais, la gauche écol­o­giste qui a eu rai­son avant tout le monde, mais qui peine à se ren­dre crédi­ble, la gauche de gou­verne­ment, comme on dit, à qui les autres gauch­es accor­dent quand même quelques mérites, à par­tir du moment où celle-ci a été défaite. Je suis comme des mil­lions de Français, de toutes ces gauch­es et n’appartiens, pour­tant, à aucune d’elle exclu­sive­ment », Libéra­tion, 26/11/2016

« La gauche est un champ de ruines. Elle sem­ble irré­c­on­cil­i­able, ses divi­sions et sa résig­na­tion à elles seules, garan­tis­sent à la droite autori­taire, rétro­grade et ultra­l­ibérale et à l’extrême droite, pop­uliste et nation­al­iste, l’accès au sec­ond tour de la prési­den­tielle. Les dirigeants de la gauche ont, en fait, accep­té et intéri­or­isé, cyniques et dociles, ce que leur assè­nent leurs adver­saires, leurs enne­mis et nom­bre d’éditorialistes. Cette prophétie auto-réal­isatrice qui annonce la vic­toire des droites », ibid.

« La seule solu­tion, toute la gauche s’accorde sur le sujet sans excep­tion notoire, c’est le rassem­ble­ment. J’ai organ­isé des dîn­ers avec ceux qui aujourd’hui sont can­di­dats aux pri­maires, j’ai longue­ment échangé avec nom­bre d’élus de toutes les gauch­es, j’ai par­lé avec cer­tains respon­s­ables, j’ai lu et enten­du… Ma con­clu­sion est qu’une seule per­son­nal­ité est capa­ble de les rassem­bler, c’est Chris­tiane Taubi­ra », ibid.

« Cette femme, c’est la gauche. Elle assume à la fois une part du bilan et incar­ne le refus d’une part du bilan. Elle par­le à tous, et tous la respectent. Chris­tiane Taubi­ra est notre seule chance. Elle est la seule per­son­nal­ité à pou­voir faire un lien entre toutes les gauch­es, elle est à seule à pou­voir incar­n­er et à insuf­fler une dynamique. Elle est la seule qui par son par­cours, son iden­tité et ses com­bats, peut rassem­bler un pays qui se cherche, doute et tend à se retourn­er con­tre lui-même. Elle incar­ne les valeurs que nous défendons », ibid.

« D’un côté, Face­book cen­sure la pho­to du tableau de Courbet, L’O­rig­ine du monde, un chef-d’œu­vre, parce qu’il représente un pubis de femme avec des poils. De l’autre, ces réseaux lais­sent couler sans entrave tout un dégueulis. Der­rière des pseu­dos sou­vent anonymes, on voit un pétain­isme s’y dévelop­per : l’ho­mo­pho­bie, le racisme, l’an­tisémitisme, sans par­ler du dji­hadisme… C’est le grand exu­toire ! », Clos­er, 15/12/2016.

« Ce n’est pas le boulot de l’hu­moriste de faire des propo­si­tions ou de délivr­er une pseu­do-morale. Il ne faut pas trich­er avec sa nature. Je crois que c’est ce que les spec­ta­teurs deman­dent : qu’on soit hon­nête. Sur scène je racon­te les choses, je par­le de la vie. Mais je ne dis pas ce qu’il faut en penser. Vous spec­ta­teurs êtes libres, comme moi. », La Dépêche du Midi, 14/1/2017

« Dans les sociétés dans lesquelles on vit, inter­net représente une pseu­do-démoc­ra­tie. Don­ner la parole à tout le monde ne rime pas à grand-chose. D’un autre côté, ça per­met à la parole de se libér­er et de repér­er les cons ! », La Voix du Nord, 29/01/2017.

« Le prob­lème, c’est que les nou­veaux ten­ants de la lib­erté, ce sont les dji­hadistes, les extrémistes, nos nou­veaux penseurs devenus pétain­istes… », ibid.

« L’humour per­met de capter plus longtemps l’intérêt des gens. On nous dit telle­ment sou­vent qu’on est en crise et que rien n’est pos­si­ble qu’au bout d’un moment il faut en rire, sinon on explose », Made in Mar­seille, 28/03/2017.

« Mon méti­er s’arrête à con­stater et à expli­quer », ibid. 

Au sujet de la cam­pagne prési­den­tielle : « il y a d’une part du grand n’importe quoi, c’est absol­u­ment génial et puis, à l’opposé, je la trou­ve pas­sion­nante. Pas­sion­nante parce qu’elle est à l’image de notre société. Depuis des années, on nous bas­sine sur la dis­pari­tion des idéolo­gies alors qu’elles n’ont jamais été aus­si mar­quées. Aujourd’hui, on voit bien qui est à droite, qui est à gauche… », Sud Ouest, 17/04/2017.

Au sujet de sa can­di­da­ture en 2012 : « 2012 était une fausse can­di­da­ture. Je m’étais bien amusé, nous avions fait 35 villes en France et j’avais fini au théâtre du Rond-point, à Paris. Ce qui m’avait mar­qué à l’époque, c’était la réac­tion de poli­tiques qui n’aiment pas trop que l’on marche sur leur plate-bande. Eux ont le droit de faire les pitres et nous n’avons pas le droit de faire de la poli­tique en gros »

« La droite est en train d’exploser, la gauche a déjà explosé et les gens sont paumés. On a jamais vu une cam­pagne avec autant d’indécis. Il y a cinq ans, il n’y avait pas de sus­pense. Je le sens bien, les gens sont per­dus », ibid.

« Les can­di­dats ont tous leur usine à gaz dans leur pro­gramme : Hamon a son revenu uni­versel, Fil­lon ses 500 000 fonc­tion­naires de moins, Mélen­chon sa con­sti­tu­ante… Ils savent très bien qu’ils ne le fer­ont pas ou peu. Ils se dis­ent, “tiens, je vais bal­ancer ça… ” En même temps, cela des­sine un pro­jet. Mais je ne sais pas si cela con­va­inc. Pour ce scrutin, si le vote blanc était recon­nu, je pense qu’il aurait été au deux­ième tour. », ibid.

« Ce que je trou­ve plutôt ridicule, c’est de voir la gauche inca­pable de se rassem­bler, pour moi, qui me situe claire­ment à gauche. On est plus proche d’un con­cours de bites que d’une élec­tion prési­den­tielle », ibid.

« Ce que je trou­ve plutôt ridicule, c’est de voir la gauche inca­pable de se rassem­bler, pour moi, qui me situe claire­ment à gauche. On est plus proche d’un con­cours de bites que d’une élec­tion prési­den­tielle », ibid.

« Je pars tou­jours de la presse écrite. Je lis un max­i­mum d’articles en diag­o­nale. J’ai comme un radar et puis ensuite je regarde, j’écoute ce qui se dit dans les médias de masse. Les réseaux soci­aux, j’y vais très peu, parce que c’est un déver­soir de pseu­do-démoc­ra­tie qui m’énerve vrai­ment. C’est plutôt les radios du matin, les pre­miers flashs de 5h00, 6h00 qui don­nent le “la”. De ce point de vue, les médias sont atteints du suiv­isme. Le spec­ta­cle est un peu une cri­tique à leur égard. Cepen­dant Dieu sait si j’ai le plus grand respect à leur égard, et heureuse­ment qu’il y en a, la preuve est faite tous les jours qu’ils défend­ent la démoc­ra­tie et la lib­erté, mais ils ont aus­si des défauts comme tout le monde. J’ai d’ailleurs beau­coup d’amis jour­nal­istes qui me dis­ent com­ment ça se passe. De ce point de vue, je suis un humoriste infor­mé ! », France Info, 26/07/2019

On l’a dit à son sujet

« On s’est regardé, on s’est reni­flé, on s’est décou­vert un regard com­mun sur les choses, un désir de luci­dité, une voca­tion sociale. Par-dessus tout, on adore foutre la pagaille ! »Ser­e­na Reinal­di au sujet de son com­pagnon, Jour­nal des femmes, 2012

« Faire du rire une arme de réflex­ion poli­tique mas­sive. Com­mé­mor­er, comme il l’a fait, de 2008 à 2011, l’élection de Sarkozy par un hap­pen­ing provo­ca­teur et potache devant Le Fouquet’s. Démys­ti­fi­er la finance et l’économie en organ­isant depuis deux ans, chaque année, La Fête de la dette, spec­ta­cle qui rassem­ble comé­di­ens, écon­o­mistes, musi­ciens. Lut­ter, en dyna­mi­tant le bruit médi­a­tique, con­tre les déclin­istes et autres pes­simistes, ces anti­mod­ernes qu’il déteste : Le FN, Zem­mour et com­pag­nie, les ten­ants de la Manif pour tous, qui utilisent la lib­erté d’expression pour faire l’éloge de la famille tra­di­tion­nelle et des fron­tières (…)” Con­quis par sa lib­erté de ton vir­u­lente et dro­la­tique et son côté grande gueule, Jean-Michel Ribes, directeur du Rond-Point, lui ouvre à plusieurs repris­es les portes de son théâtre. De Super rebelle à Ça ira mieux demain, l’humoriste expéri­mente, trans­forme le théâtre parisien en une sorte de QG de cam­pagne », Le Monde, 30/09/2015.

« Christophe Alévêque mitraille et pul­vérise tout ce qui l’agace, avec brio et intel­li­gence. Sec­ond degré, humour noir et jeux de mots fins nous sub­mer­gent pen­dant 1h30 et font rire un audi­toire con­quis. Tran­chant comme une lame, Christophe Alévêque est un vrai artiste de stand-up, par­faite­ment tail­lé pour l’exercice. » Atlanti­co, 24/12/15

« Christophe Alévêque est un comique de gauche et ne cache pas ses con­vic­tions. Avec une énergie et une fougue mal con­tenue, il enfonce, à grands coups d’épaule, les portes déjà grandes ouvertes de la bien-pen­sance dom­i­nante. La manif pour tous et le Front Nation­al essuient ain­si un tor­rent de haine et de mépris », ibid.

« Super Rebelle a encore frap­pé ! Christophe Alévêque, l’hu­moriste aux mul­ti­ples facettes, qui passe en toute décon­trac­tion de la chan­son au stand-up, des plateaux télé aux écrans ciné, a pris la plume pour explor­er un univers où on ne l’at­tendait pas, celui du Net », Le Parisien, 02/11/2016

« Der­rière la légèreté du style, c’est à une cri­tique caus­tique de notre société que se livre Alévêque, qui a décidé de met­tre son humour au ser­vice de la ”cité” », ibid.

« Christophe Alévêque se fait Don Qui­chotte et s’at­taque à tous les sujets d’ac­tu­al­ité. Il les lamine dans une revue de presse actu­al­isée chaque jour. Il part en cam­pagne et s’en prend à l’é­d­u­ca­tion et aux ados. Il pointe la généra­tion des grands flasques, des “tran­quille, t’in­quiète”, ces résignés qui opposent une tiédeur béate aux vieux énervés dans son genre. Il s’at­taque au reste du monde, à la crise, à l’op­po­si­tion, au gou­verne­ment, aux pluies abu­sives, au réchauf­fe­ment et à la malbouffe.
Dans un délire d’op­ti­misme, il en est sûr, les forces de l’e­sprit l’emporteront. Et puis, il doute…
Humoriste, clown, dérisoire ou mis­sion­naire ?
», La Nou­velle République, 03/12/2016.

« Il a fait son pre­mier spec­ta­cle solo en 1991 et depuis, il a alterné rail­leries, colères radio­phoniques et télévi­suelles, spec­ta­cles déca­pants et même des livres dans lesquels il lave le linge sale du monde qui nous entoure. Grande lessive. Sans adoucis­sant. Cash. », La Dépêche du Midi, 14/01/2017.

« vous êtes telle­ment aveuglé, pas par votre haine ou votre ran­coeur, mais par votre agace­ment con­tre inter­net, vous en arrivez à dire des choses fauss­es », Yann Moix au sujet de son livre sur les dérives du web, On n’est pas couché, 11/02/2017.

L'Ojim fait sa rentrée

Bonjour à tous, après quelques semaines de vacances au cours desquelles nous avons sélectionné les meilleurs articles du premier semestre, nous reprenons le cours normal de nos parutions. Bonne rentrée pour certains d'entre vous, bonne fin de vacances pour les autres et bonne lecture pour tous.