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Aude Rossigneux

Du Canard Enchaîné à Jean-Luc Mélenchon

Dernière mod­i­fi­ca­tion le 03/06/2018

Née en 1975 à Paris, Aude Rossigneux est l’une des deux filles (avec Élise) de Louis-Marie Horeau et de Brigitte Rossigneux, tous deux journalistes au Canard enchaîné. Son père est rédacteur en chef de cet hebdomadaire depuis 2012. Passionnée par le jazz – comme son frère Thomas Horeau, qui en a fait sa thèse – et de politique intérieure, elle a écumé la presse mainstream et la télé du service public avant de tenter l’aventure d’une chaîne « indépendante »… enchaînée au bon plaisir de Jean-Luc Mélenchon, puis finir par en être dégagée avec « brutalité » selon elle quelques mois après.

Formation

Elle est diplômée du CFJ en 1998 avec une pré-spé­cial­i­sa­tion TV après une licence d’histoire à la Sor­bonne (1992–1996).

Parcours professionnel

Elle com­mence par piger pour Téléra­ma, M6, Arte, Sci­ence et Vie Junior. Puis elle tra­vaille suc­ces­sive­ment à France-Soir (sep­tem­bre 1999 à juin 2001, au ser­vice poli­tique, chargée des munic­i­pales), CAPA (août 2001 à févri­er 2002, au ser­vice poli­tique), Le Point (févri­er 2002 à juin 2004, au ser­vice poli­tique, en charge de la droite et du cen­tre), L’Express (octo­bre 2004 à novem­bre 2005, au ser­vice poli­tique, chargée de la gauche).

Enfin elle rejoint Yves Calvi chez France 2 pour l’émission Mots croisés de 2005 à 2008.

Fin 2008, elle devient rédac­trice en chef du mag­a­zine Ripostes, présen­té par Serge Moati sur France 5.

En mars 2010 elle pub­lie Con­fes­sions d’une taupe à Pôle emploi, une enquête sur le sys­tème d’assurance chô­mage en France, coécrite avec Gaël Guiselin et parue chez Cal­mann-Lévy. Son livre est sélec­tion­né pour le prix du meilleur ouvrage sur le monde du tra­vail, décerné par Le Toit Citoyen, dans la caté­gorie « salariés ».

En 2010 et 2011 elle assure tem­po­raire­ment la rédac­tion en chef de Ciné­mas sur France 5 ; elle s’attelle aus­si en sep­tem­bre 2010 au pro­jet d’une émis­sion quo­ti­di­enne avec Raphaël Enthoven sur France 5.

De jan­vi­er à mars 2010 elle est rédac­trice en chef de Tré­sor TV, une agence de pro­duc­tion indépen­dante fondée à Munich en 1992. Elle fait un pas­sage éclair sur i>Télé de sep­tem­bre à novem­bre 2011 en tant que rédac­trice en chef de la tranche 22h30-00h30.

Elle est rédac­trice en chef sur France 3 d’une série de doc­u­men­taires con­sacrés à l’élection prési­den­tielle de 2012 courant 2011.

Elle est ensuite grand reporter au Parisien Mag­a­zine d’août 2012 à avril 2015.

Elle est rédac­trice en chef sur Reporters Sans Fron­tières entre décem­bre 2015 et juin 2016 ; elle est notam­ment respon­s­able des pub­li­ca­tions et du plaidoy­er. Elle s’occupe aus­si de la mise en place du nou­veau site inter­net.

En sep­tem­bre 2017, elle devient rédac­trice en chef du Média, la chaîne de pro­pa­gande « indépen­dante » lancée par des proches et très proches de Jean-Luc Mélen­chon. Elle présente aus­si le jour­nal TV du Média, en sus­ci­tant au pas­sage pour son manque de pro­fes­sion­nal­isme les sar­casmes de Lau­rent Ruquier sur On n’est pas couchés, tan­dis que plus sérieuse­ment, Téléra­ma rel­e­vait dès le lende­main du pre­mier JT que le pre­mier sujet abor­dé sur Le Média et dans le JT de TF1 était le même, annon­cé de sur­croît par la même phrase : « au revoir APB, bon­jour Par­coursSup ! ». Il est vrai que pour avoir de l’originalité, il eut mieux valu faire appel à un(e) jour­nal­iste hors sys­tème.

Le 24 févri­er 2018 elle quitte Le Média après un entre­tien avec Sophia Chikirou. Peu après elle pub­lie une tri­bune incen­di­aire sur Élec­tron Libre où elle dénonce une « équipe au bord du burn-out » et un traite­ment « pas exacte­ment con­forme à l’idée que cha­cun se fait d’un ‘man­age­ment’ de gauche. Une bru­tal­ité qui serait peut-être un sujet pour ‘Le Média’ si elle était le fait d’un Bol­loré ».

Les trois cofon­da­teurs du Média, Sophia Chikirou, Hen­ri Poulain et Gérard Miller, « sous le choc d’autant de déloy­auté », écrivent aux socios – ceux qui ont cotisé pour lever l’argent néces­saire au lance­ment et au fonc­tion­nement du Média – pour démen­tir les accu­sa­tions d’Aude Rossigneux et l’accuser de dirigisme : « recrutée en jan­vi­er 2018 par Le Média, elle a obtenu le salaire le plus élevé, plus du dou­ble du salaire d’un jeune salarié. Elle a tra­vail­lé 4 jours par semaine […] nous n’étions pas d’accord avec le fait qu’elle ait « obligé » une jour­nal­iste plus jeune à devenir son assis­tante per­son­nelle et à faire son tra­vail. Nous n’étions pas d’accord avec le fait qu’elle n’ait  jamais rédigé un seul arti­cle, ni jamais réal­isé un reportage ».

Ils affir­ment aus­si – mais mal­adroite­ment – qu’ils n’ont jamais demandé à Aude Rossigneux de par­tir : «  l’annonce de notre volon­té de met­tre fin à son con­trat de jour­nal­iste a eu lieu le lun­di 19 févri­er à 9 heures : durant deux heures, nous avons dis­cuté avec elle et lui avons pro­posé d’animer deux émis­sions sur le thème de son choix ».

Parcours militant

Le Média est pour l’essentiel con­sti­tué de proches et très proches de Jean-Luc Mélen­chon, d’après Medi­a­part (28.1) : « Manon Mon­mirel, sup­pléante du député insoumis de Seine-Saint-Denis, Éric Coquer­el ; Math­ias Enthoven, ancien core­spon­s­able de la cam­pagne numérique du can­di­dat Mélen­chon ; Maxime Viancin, graphiste qui a tra­vail­lé avec la FI ; Michel Mongkhoy, notam­ment core­spon­s­able d’un groupe d’action de la FI à Paris ; Julie Mau­ry et et Romain Spy­cha­la, ani­ma­teurs sur la web-radio Les jours heureux de la FI ».

Dif­fi­cile dans ces con­di­tions de penser qu’Aude Rossigneux est opposée à ses idées. D’ailleurs elle ne le cache pas dans sa présen­ta­tion sur Le Média :  « parce que faire un jour­nal­isme aligné avec ses idées est une occa­sion qui ne se présente pas plusieurs fois dans sa vie, j’ai accep­té de rejoin­dre l’équipe fon­da­trice du Média ».

Sur France Info, le 29 sep­tem­bre, elle répond aux cri­tiques : « À titre per­son­nel, je ne suis pas à La France insoumise, je ne cache pas mes con­vic­tions, je suis de gauche, human­iste, éco­lo, fémin­iste, mais je suis jour­nal­iste d’abord ».

Elle assène ensuite sur Sud Radio (11/10/2017) que son Média ne sera pas une TV-Mélen­chon : « Ça ne me gêne pas de recon­naître qu’il y a une prox­im­ité, je n’ai aucun prob­lème à dire qu’on est de gauche. Sim­ple­ment, je ne veux pas qu’on soit réduc­teur en dis­ant que c’est le média de la France Insoumise. Ça me gon­fle ».

« Son engage­ment ne sera pas pour un par­ti (elle ne veut pas dire pour qui elle vote, d’autant que ça peut chang­er selon les élec­tions), mais avant tout con­tre des idées, de droite et d’extrême droite », Libéra­tion 11/3/2018, qui révèle au pas­sage qu’elle a « fail­li par­ticiper à la cam­pagne prési­den­tielle de Benoît Hamon, côté com­mu­ni­ca­tion. Elle assure s’être rav­isée après deux jours passés au QG du can­di­dat social­iste ».

Collaborations

Elle pra­tique depuis 2012 des activ­ités de con­seil en com­mu­ni­ca­tion de crise… ce qui peut être très utile à un homme poli­tique ou un entre­pre­neur vio­lem­ment attaqué par un cer­tain heb­do­madaire satyrique parais­sant le mer­cre­di. Sa société est basée à Mon­treuil.

  • ISC Paris School of Man­age­ment. Cours de com­mu­ni­ca­tion de crise (octo­bre 2012)
  • Medi­a­train­ing (ses­sions en sep­tem­bre 2013 et fevri­er 2014)
  • Con­sul­tante et for­ma­trice en ges­tion de crise (mai 2016 à decem­bre 2017)

Elle a créé en 2015 son auto-entre­prise de con­seil AR Con­seil.

Publications

  • Con­fes­sions d’une taupe à Pôle emploi, Cal­mann-Lévy, 2010 ;
  • Elle pré­cise dans sa déc­la­ra­tion d’intérêts sur Le Média qu’elle a signé avec Cal­mann-Lévy un con­trat pour un nou­veau livre-enquête.

Ce qu’elle gagne

Non ren­seigné.

Sa nébuleuse

  • Elle est tré­sorière de Starprod (2009–2014), une asso­ci­a­tion loi 1901 de pro­duc­tion de spec­ta­cles qui gère la car­rière d’artistes de jazz, notam­ment du pianiste Gio­van­ni Mirabassi et de Sarah Lanc­mann. Sur son LinkedIn elle n’indique que le mois de févri­er 2010, en tant que chargée de rela­tions presse. En 2011 Gio­van­ni Mirabassi enreg­istre à la Havane son album Ade­lante qui regroupe nom­bre de «tubes » des mou­ve­ments de l’extrême-gauche à tra­vers les âges dont l’Internationale, Has­ta Siem­pre, Le déser­teur, Gal­lo rojo, gal­lo negro, etc.
  • Sophie Chikirou, Aude Lancelin, Gérard Miller
  • À la fin de l’été 2017 elle signe avec de nom­breuses per­son­nal­ités proches du PC ou du Front de Gauche – mais aus­si Karl Zéro ou encore Olivi­er Berruy­er (Les crises), l’appel à la créa­tion d’un média fon­da­men­tale­ment alter­natif qui cachait que c’était une ini­tia­tive de la France Insoumise. C’était sans compter sur Thomas Guénolé (sig­nataire aus­si) qui a ven­du la mèche. D’autant qu’un autre sig­nataire n’est autre que Sébastien Vil­grain, lié à la famille Vil­grain qui dirige le groupe agro-ali­men­taire SOMDIAA bien sûr, mais aus­si à l’Énorme TV, basée à l’Antenne (10 rue de la Vac­querie, Paris) dont l’un des parte­naires de référence… est la France Insoumise.
  • Les 8 sig­nataires jour­nal­istes de la presse clas­sique de l’Appel à la créa­tion d’un média fon­da­men­tale­ment alter­natif sont Cécile Amar, Chris­t­ian Audouin, Françoise Dego­is, Jack DionAude Lancelin, Édouard Per­rin, Aude Rossigneux, Guil­laume Tatu.
  • Avant févri­er 2018: Sophie Chikirou, Aude Lancelin, Gérard Miller.
  • Serge Moati, Yves Calvi.

Elle l’a dit

« Le prob­lème n’est pas de réformer Pôle emploi mais de don­ner les moyens de mieux faire fonc­tion­ner cet organ­isme. Il faut arrêter de vouloir tou­jours tout réformer. On devrait plutôt se deman­der quelles sont les raisons qui expliquent le manque de résul­tat. On a essayé de faire de Pôle Emploi une organ­i­sa­tion rentable. Or, Pôle emploi est un ser­vice pub­lic et n’a pas voca­tion de faire du prof­it. […] Lorsque des grains de sable du libéral­isme se retrou­vent dans une machine qui n’est pas faite pour accroitre sa pro­duc­tion et ses div­i­den­des, elle se met à rouiller », Atlanti­co, 11/02/2016

« Deman­der à des agents de sur­veiller les deman­deurs d’emploi revient à déna­tur­er la fonc­tion de Pôle emploi. La voca­tion des agents est de trou­ver du tra­vail et non pas de jouer à la police. On ferait mieux d’affecter ces 200 per­son­nes à Bercy pour débus­quer les exilés fis­caux ou pour con­trôler le tra­vail au noir qui représente un manque à gag­n­er pour l’Etat bien plus impor­tant que la fraude aux allo­ca­tions », ibid.

« On ne va pas les chercher, ils vien­nent tout seuls [les can­di­dats pour tra­vailler dans le Média]. Je reçois des CV tous les jours et je ne sais même plus quoi en faire. Mais vous pou­vez con­tin­uer à m’en envoy­er. On va dis­cuter avec eux, on va voir s’ils adhèrent à la charte et au man­i­feste qu’on fait sign­er en ce moment sur change.org. Et donc on ver­ra si ce sont des gens qui sont inspirés par ça, qui ont envie de faire un média, qui ne se cachent pas d’être de gauche », sur Quo­ti­di­en (TMC) 29/09/2017

« L’objectivité est une farce. L’injonction d’objectivité faite aux jour­nal­istes est une inep­tie. Ceux qui la revendiquent sont, au choix, de sincères naïfs, de fief­fés menteurs ou de remar­quables robots. Et con­tribuent à la défi­ance générale vis à vis de l’information. Car per­son­ne n’est dupe », Mar­i­anne, 09/10/2017

« La dif­férence entre un média « objec­tif » et un média engagé ? L’un fait sem­blant de ne pas avoir d’avis. L’autre assume une ligne édi­to­ri­ale », ibid.

« Si un employeur par­le des charges sociales, un syn­di­cal­iste préfér­era utilis­er le terme « coti­sa­tions ». Le mes­sage envoyé est rad­i­cale­ment dif­férent. Dans le pre­mier cas, il s’agit d’un poids. Dans le sec­ond, d’un acquis social. Du salarié ou du patron, lequel des deux manque d’objectivité ? »

« Si l’on admet que les his­to­riens peu­vent être marx­istes, con­ser­va­teurs, ou libéraux dans leur lec­ture des faits, alors pourquoi ne pas recon­naître ce droit aux reporters, his­to­riens de l’immédiat ? », ibid.

« Oui, nous sommes un média human­iste, pro­gres­siste, écologique, qui rassem­ble la gauche de façon très large puisque par­mi les sig­nataires du man­i­feste à l’origine du lance­ment de ce média, on va de Philippe Poutou à Pierre Joxe, en pas­sant par Eva Joly, Aurélie Fil­ip­pet­ti ou Arnaud Mon­te­bourg, dont vous aurez du mal à nous faire croire qu’ils appar­ti­en­nent à la France Insoumise », Sud Radio, 11/10/2017

« La presse n’étant pas démesuré­ment rentable, quand neuf mil­liar­daires pos­sè­dent 90% de la presse et investis­sent dedans, ce n’est pas unique­ment par phil­an­thropie. Ils doivent bien y trou­ver leur compte quelque part, à un moment don­né. On peut donc au moins se pos­er cette ques­tion. Pour ne pas avoir à nous la pos­er, nous avons décidé de faire sans eux », ibid.

« “Salauds de pau­vres” […] Avec l’argent de cette pub, Bercy aurait faire une cam­pagne sur la fraude fis­cale. Mais non” […] “La Caf aurait pu faire une grande cam­pagne sur l’accès aux droits et sur les droits non réclamés. Mais non. Twit­ter, 29/10/2017… sauf que l’affaire datait de 2011 !

« Je suis arrivée au Média parce qu’on est venu me chercher. J’étais alors la femme de la sit­u­a­tion, parée de toutes les ver­tus. Trop, peut-être… L’idée d’une télé dif­férente, engagée mais libre, portée par ses téléspec­ta­teurs et non par l’argent, d’une rédac­tion unie par un idéal com­mun mais où seraient respec­tées les indi­vid­u­al­ités m’a ent­hou­si­as­mée. Je m’y suis lancée à corps per­du, et pen­dant la péri­ode de pré-lance­ment, j’ai été envoyée au char­bon chez les con­frères plus ou moins bien dis­posés, pour présen­ter et défendre le pro­jet. […] Tout ce tra­vail, je l’ai fait bénév­ole­ment, sans recevoir un sou pen­dant plusieurs mois. Je ne le regrette pas, je demande seule­ment qu’on s’en sou­vi­enne », sa let­tre expli­quant son départ, 25 févri­er 2018

« Dans ma famille, la curiosité n’a jamais été un vilain défaut, rire de tout était impor­tant et avoir un avis sur une ques­tion n’a jamais été un souci », Libéra­tion, 11/03/2018.

« En allant au Média, je voulais défendre la tra­di­tion du jour­nal­isme engagé. Tra­di­tion qui se perd. Et j’ai peur que le jour­nal­isme se perde avec. L’eau tiède, le fait que tout le monde dise la même chose, cela ne fait que ren­forcer l’idée qu’il y a une caste médi­a­tique », ibid.

On l’a dit à son sujet

« Le site inter­net d’info “Le Média” va se lancer en jan­vi­er, soutenu par des proches de Mélen­chon, mais pas que. Il met en avant une sub­jec­tiv­ité assumée. Sa rédac­trice en chef, Aude Rossigneux, passée par Le Parisien Mag­a­zine, Mots croisés sur France 2 ou encore Ciné­mas et Ripostes sur France 5, décrit une impos­si­ble objec­tiv­ité jour­nal­is­tique », Mar­i­anne, 09/10/2017

« N’y-a-t-il pas un risque alors d’aboutir à une “télé-Mélen­chon ?” Elle s’en défend au nom de sa crédi­bil­ité pro­fes­sion­nelle con­stru­ite depuis 20 ans du Parisien Mag­a­zine à “Mots croisés” sur France 2. Elle tient à sa carte de presse “même si je con­sid­ère qu’elle ne doit pas me faire renon­cer à ma carte d’électeur”, argu­mente-t-elle » Pub­lic Sénat/AFP, 11/10/2017

« Aude Rossigneux dénonce aus­si “un député RPR”, “devenu ensuite min­istre de Sakozy”, qui l’aurait téléphonée “en pleine nuit” pour faire “des propo­si­tions salaces » Ozap/Puremédias au sujet des con­fi­dences de jour­nal­istes #bal­ance­ton­porc, 15/10/2017

« [Il est] édi­fi­ant de con­stater que la rec­ti­fi­ca­tion tweet­ée par la même rédac­trice en chef du Média n’obtiendra que quelques dizaines de partages, bien loin des mil­liers obtenus par l’intox ini­tiale », Le Monde, après qu’elle se soit indignée d’une cam­pagne de la CAF con­tre les fraudeurs… qui datait de 2011, 30/10/2017. Le jour­nal de cen­tre-gauche enfonce le clou sur la con­cur­rence en bro­car­dant « la pré­cip­i­ta­tion qui l’emporte sou­vent sur la pré­cau­tion de véri­fi­ca­tion ».

« Jin­gle. « Au revoir APB, bon­jour Par­cours Sup ! » Non, pas pos­si­ble ?! Le 20 heures qui s’est échap­pé de la télé ressem­ble furieuse­ment à un 20 heures resté pris­on­nier de la télé ! Celui de TF1, que Gilles Bouleau ouvre pareille­ment : « Adieu APB, bon­jour Par­cours sup ! » Le Média aurait-il été infil­tré par des agents de Bouygues, l’ennemi mil­liar­daire ? », Tel­era­ma, 16/1/2018.

« Peut-être qu’elle devrait être actrice parce que les silences d’Aude Rossigneux sont très bien aus­si » Lau­rent Ruquier dans On n’est pas couchés, France 2, 20/01/2018.

« Dans la vidéo, on aperçoit la présen­ta­trice du Média enchaîn­er les silences tous plus ou moins gênants. Aude Rossigneux, qui est aus­si rédac­trice en chef du Média, hésite, bal­bu­tie ou encore laisse pass­er de nom­breux blancs », Clos­er, 21/01/2018 .

« Dans cette affaire qua­si­ment indémêlable tant les inim­i­tiés sont pro­fondes, elle est en posi­tion de force : un média de gauche qui évince une salariée, c’est moche », Libéra­tion, 11/03/2018.

Ce portrait a été financé par les donateurs de l’OJIM

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