Ojim.fr
Veille médias
Dossiers
Portraits
Infographies
Vidéos
Faire un don
Naufrage de Presstalis, le SAEP se rebiffe

29 février 2020

Temps de lecture : 2 minutes
Accueil | Veille médias | Naufrage de Presstalis, le SAEP se rebiffe

Naufrage de Presstalis, le SAEP se rebiffe

Sur la fin annoncée de Presstalis dans sa forme actuelle, voir nos articles précédents ici et . Le Syndicat des éditeurs de presse (SAEP) qui regroupe certains éditeurs de magazines s’inquiète de la distribution de ses journaux en cas de défaillance de Presstalis. Il avait ainsi écrit à l’autre grand distributeur de presse les MLP qui viennent de lui répondre.

Le communiqué de la SAEP

« Suite à l’appel que nous avions lancé le 10 févri­er dernier, la direc­tion des MLP a pris le soin de nous répon­dre par cour­ri­er, en sub­stance :

  •  La Direc­tion des MLP ne souhaite pas organ­is­er de réu­nion pour ne pas ajouter de con­fu­sion.
  •  Les MLP con­fir­ment être en mesure d’assurer la dis­tri­b­u­tion des mag­a­zines en cas de défaut de Presstal­is.
  •  Les MLP sont prêtes à accueil­lir les édi­teurs de Presstal­is sous réserve que « les rela­tions con­tractuelles entre les édi­teurs et leur société coopéra­tive ou de dis­tri­b­u­tion aient été légale­ment rompues. »

Soyons sans illu­sion sur la sit­u­a­tion actuelle : la survie des édi­teurs de mag­a­zines importe peu à l’ARCEP. La déci­sion du gel des trans­ferts le prou­ve : l’ARCEP tente de sauver la con­ti­nu­ité de la dis­tri­b­u­tion de la presse quo­ti­di­enne au détri­ment des lib­ertés économiques et de l’avenir des petits édi­teurs.

Quelle que soit l’issue du dossier Presstal­is, les quo­ti­di­ens ont un objec­tif et un seul : con­train­dre les édi­teurs de mag­a­zines à pay­er, encore et tou­jours plus pour combler le trou sans fond de Presstal­is. Ces édi­teurs de quo­ti­di­ens comptent sur leurs mules de la Coopéra­tive des Mag­a­zines pour cracher au bassinet 4 points de VMF (ventes au mon­tant fort, note de la rédac­tion) sup­plé­men­taires, quitte à ce que leurs pau­vres mon­tures s’écroulent sous le poids de cette nou­velle taxe insouten­able.

Pour sor­tir de cette influ­ence par­ti­sane des édi­teurs de quo­ti­di­ens désor­mais incom­pat­i­bles avec l’intérêt général de notre fil­ière, le SAEP appelle les édi­teurs de mag­a­zines à se pré­par­er à rompre leurs rela­tions avec la CDM (Coopéra­tive de dis­tri­b­u­tion des mag­a­zines, note de la rédac­tion) avant la mise en redresse­ment judi­ci­aire de Presstal­is.

Dès main­tenant, comme le per­met la nou­velle Loi Bichet, le SAEP appelle les édi­teurs de mag­a­zines à se regrouper au sein d’une nou­velle coopéra­tive qui négociera de manière libre et  indépen­dante de nou­veaux con­trats avec toute entité en mesure d’assurer la dis­tri­b­u­tion de leurs mag­a­zines de façon effi­cace, solv­able et trans­par­ente ».

Prisonniers de Presstalis ?

Le com­mu­niqué en ter­mes vigoureux et en car­ac­tères gras ajoute « Les édi­teurs de mag­a­zines vont-ils con­tin­uer encore longtemps à accepter d’être les mules des édi­teurs de quo­ti­di­ens ? ». En clair l’ARCEP qui régule la dis­tri­b­u­tion de la presse et est sous pres­sion des quo­ti­di­ens, empêche les édi­teurs de mag­a­zines de quit­ter Presstal­is, d’où la con­di­tion de MLP pour les accueil­lir sous réserve que « les rela­tions con­tractuelles entre les édi­teurs et leur société coopéra­tive ou de dis­tri­b­u­tion aient été légale­ment rompues. ». Comme on dit : A suiv­re.

Les réseaux Soros
et la "société ouverte" :
un dossier exclusif

Tout le monde parle des réseaux de George Soros, cet influent Américain d’origine hongroise qui consacre chaque année un milliard de dollars pour étendre la mondialisation libérale libertaire.

En effet, derrière un discours "philanthropique" se cache une entreprise à l'agenda et aux objectifs politiques bien précis. Mais quelle est l’étendue de ce réseau ?

Pour recevoir notre dossier rejoignez nos donateurs (avec un reçu fiscal de 66% de votre don).

Derniers portraits ajoutés

Michel Denisot

PORTRAIT — Michel Denisot est né en avril 1945 à Buzançais en Indre, il est jour­nal­iste, pro­duc­teur et ani­ma­teur de télévi­sion, il a égale­ment été prési­dent de deux clubs de foot­ball français.

Laetitia Avia

PORTRAIT — Laeti­tia Avia : « Kara­ba la sor­cière, pourquoi es-tu si méchante ? » Née en 1985 à Livry-Gar­gan de par­ents togo­lais, Laëti­tia Avia a con­nu le par­cours qui fait l’orgueil d’une République s’efforçant pénible­ment de main­tenir un sem­blant d’apparences méri­to­cra­tiques.

Patrick Drahi

PORTRAIT — À la tête d’un empire économique colos­sal, Patrick Drahi a com­mencé à s’intéresser aux médias à par­tir des années 2000, rachetant Libéra­tion, L’Express, L’Expansion, Stu­dio Ciné Live, Lire, Mieux vivre votre argent, Clas­si­ca, etc., avant de lorgn­er vers le groupe Nex­tRa­dioTV.

Ivanne Trippenbach

PORTRAIT — Ivanne Trip­pen­bach est une jour­nal­iste de L’Opinion qui a fait de “l’extrême-droite” son cheval de bataille, a grand coups de dénon­ci­a­tions choc. Pour dia­bolis­er son adver­saire idéologique, la jour­nal­iste n’est pas à un détail près.

Paul Amar

PORTRAIT — Paul Amar est né le 11 jan­vi­er 1950 à Con­stan­tine (Algérie) de Charles (agent de la SNCF) et Julie Ghenas­sia. La famille sera rap­a­triée en 1961 et s’installera dans la région lyon­naise.