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Presstalis, démission du président, redressement judiciaire imminent et appel aux MLP

13 février 2020

Temps de lecture : 2 minutes

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Presstalis, démission du président, redressement judiciaire imminent et appel aux MLP

Presstalis, démission du président, redressement judiciaire imminent et appel aux MLP

Un communiqué du Syndicat des Éditeurs de Presse (SAEP) sonne le tocsin et demande une réunion d’informations à la direction de MLP, concurrent de Presstalis, pour éviter une possible rupture de distribution des clients de Presstalis. En clair vous risquez de ne plus trouver votre quotidien ou votre magazine à votre kiosque habituel.

Une situation confuse

L’Arcep, gen­darme des télé­coms et nou­veau régu­la­teur de la dis­tri­b­u­tion de la presse, a décidé le 19 décem­bre 2019 d’un gel des deman­des des titres qui voudraient quit­ter la mes­sagerie en grande dif­fi­culté, pour une durée de 6 mois. En d’autres ter­mes, les titres sont invités si néces­saire à couler avec le navire. Alors que les comptes 2019 ne sont pas encore con­nus pré­cisé­ment, la perte de l’exercice serait très supérieure aux prévi­sions de la direc­tion précé­dente par­tie à l’automne 2019.

Le nou­veau PDG Dominique Bernard avait blo­qué les salaires, sup­primé les primes au moment où le directeur de la dis­tri­b­u­tion et le directeur des sys­tèmes d’information – recrutés par la direc­tion précé­dente – quit­taient le navire. Son plan de redresse­ment ayant été refusé, il démis­sionne dans la foulée, moins de cinq mois après son arrivée.

Communiqué alarmant du SAEP

Dans un com­mu­niqué du 10 févri­er 2020, le syn­di­cat con­state un risque de non-paiement des encours par la mes­sagerie de l’ordre de 135M€ aux édi­teurs de presse, sans compter une créance due au titre d’une retenue de 2.25% du chiffre d’affaires (théorique­ment rem­boursable) de l’ordre de 50M€.

Le SAEP demande une réu­nion d’urgence à la direc­tion des Mes­sageries Lyon­nais­es de Presse (MLP) pour étudi­er les con­di­tions de la reprise de la dif­fu­sion des titres effec­tuée par Presstal­is sur les plans juridique, logis­tique et financier. Encore l’Arcep devrait elle autoris­er ces trans­ferts, le con­traire de sa poli­tique actuelle.

Précisions de MLP et courrier à l’Ojim

À la suite de notre dernier arti­cle, Jose Fer­reira, prési­dent des MLP nous a écrit pour apporter les pré­ci­sions suivantes :

« En ma qual­ité de prési­dent de MLP je tiens à soulign­er que le terme con­cur­rent privé par oppo­si­tion au statut de Presstal­is crée une con­fu­sion. MLP est effec­tive­ment une entre­prise privée comme Presstal­is mais sous statut coopératif puisque la mes­sagerie est détenue à 100% par une coopéra­tive d’édi­teurs qui elle est man­dataire social de la mes­sagerie. Ce sont donc les édi­teurs du con­seil d’ad­min­is­tra­tion qui assu­ment la respon­s­abil­ité de la ges­tion de son out­il de dis­tri­b­u­tion. Les admin­is­tra­teurs sont élus par l’assem­blée générale des socié­taires qui ont des droits de vote égaux quelle que soit leur taille. Nous sommes un vrai groupe coopératif et mal­gré l’évo­lu­tion de la loi nous le res­terons. A l’in­verse les coopéra­tives détenant Presstal­is n’ont qu’un pou­voir restreint puisque les statuts de cette entre­prise prévoient que la majorité du con­seil soit aux mains des grands groupes de presse qui gèrent l’en­tre­prise à leur seul prof­it. La dif­férence est cap­i­tale et explique prob­a­ble­ment la sit­u­a­tion actuelle.
Enfin sachez que MLP a été fondée en 1945 par des résis­tants Lyon­nais qui suite à l’oc­cu­pa­tion ont con­fisqué les biens de l’a­gence de mes­sagerie Parisi­enne par défi­ance envers le pou­voir cen­tral. C’est tou­jours notre adn. »
Cor­diale­ment Jose Ferreira

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