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Médias communautaires : ça ne marche pas si bien…

3 octobre 2013

Temps de lecture : 2 minutes

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Médias communautaires : ça ne marche pas si bien…

Médias communautaires : ça ne marche pas si bien…

« À la trappe les lesbiennes ». C’est le constat désabusé, que fait Léa Lejeune, journaliste à Libération, dans un long papier publié par Slate au sujet des médias homosexuels féminins.

« Alors que le débat sur le mariage pour tous […] occu­pait la une des médias, elles [les les­bi­ennes] se sont fait dis­crètes. Au même moment, le site Têtue a dis­paru plus sub­rep­tice­ment » ! Au print­emps dernier, un plan de licen­ciement, suite au rachat du jour­nal com­mu­nau­taire par Jean-Jacques Augi­er, avait sacré­ment raboté la rédac­tion de Têtu, dont les activ­ités web avaient été con­fiées à son con­cur­rent yagg.com.

« Au pas­sage, regrette Léa Leje­une, la ver­sion du site adressée aux les­bi­ennes a été trans­for­mée en un onglet dis­cret du nou­veau site per­du au milieu d’on­glets très gay-cen­trés ». Et la jour­nal­iste de regret­ter le bon vieux temps où « Têtue, bien instal­lé dans le milieu les­bi­en depuis 2004, avait du suc­cès »…

Aujour­d’hui, Léa Leje­une est « inquiète » de ce « vide ». Non, seule­ment, il n’y a pas de médias spé­cial­isés pour les les­bi­ennes, mais pire, les les­bi­ennes sont égale­ment absentes des médias général­istes. Pour l’ex­pli­quer, Léa Leje­une est donc allée inter­roger Mar­lène Coulomb-Gul­ly. Selon ce « pro­fesseur en sci­ences de la com­mu­ni­ca­tion, spé­cial­iste du genre et experte au Haut con­seil à l’é­gal­ité entre les femmes et les hommes », la cause de ce « vide » est très sim­ple : « les femmes sont beau­coup moins présentes à l’écran que dans la réal­ité. Les gays, en tant qu’élé­ments d’une minorité, sont moins sol­lic­ités. À ces deux titres, on fait moins appel aux les­bi­ennes pour témoign­er ou exper­tis­er ». En bref, minorité dans la minorité, les les­bi­ennes n’in­téressent personne !

Et surtout pas les pub­lic­i­taires ! « Le lec­torat est petit et la pop­u­la­tion homo­sex­uelle dif­fi­cile à mesur­er » con­cède Léa Leje­une. Résul­tat, pas de recettes pub­lic­i­taires, pour­tant indis­pens­ables à la presse écrite pour sur­vivre. Quant à la « manne pub­lic­i­taire com­mu­nau­taire », elle ne suf­fi­rait pas…

Pour­tant, au mois de mai dernier, une asso­ci­a­tion de jour­nal­istes LGBT a été lancée. Dans sa déc­la­ra­tion de créa­tion, ce nou­veau lob­by affichait, notam­ment, comme objec­tif de « con­tribuer à la vis­i­bil­ité des per­son­nes LGBT dans l’espace pub­lic », les­bi­ennes com­pris­es… Aujour­d’hui, « le col­lec­tif espère pouss­er des jour­nal­istes à traiter plus de sujets homos, mais aus­si à « faire inter­venir des cou­ples de femmes pour témoign­er dans les arti­cles de société quel que soit le thème ».

Alors Léa, plus d’inquiétude ?

Source et cap­ture d’écran : Slate

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