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Quand des journalistes de Médiapart « empruntent » des informations qu’ils jugeaient douteuses

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19 décembre 2022

Temps de lecture : 2 minutes
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Quand des journalistes de Médiapart « empruntent » des informations qu’ils jugeaient douteuses

Temps de lecture : 2 minutes

C’est une querelle de ménage autour d’un ballon déjà crevé mais qui n’en finit pas de rebondir. En septembre 2020, Médiapart publiait une série d’articles à charge pour discréditer l’association SOS Chrétiens d’Orient, qui vient en aide depuis 9 ans aux chrétiens d’Orient menacés par l’islamisme et assez largement abandonnés à leur triste sort. Non seulement, le contenu en était incohérent et faux mais on apprend en plus qu’une partie en aurait été « empruntée » à d’autres journalistes de fantaisie et fort peu crédibles, comme le révèle Arrêt sur Images du 5 décembre 2022.

Les Pieds Nickelés au Proche-Orient

Ce ne sont pas Filochard, Cro­quig­nol et Ribouldingue, mais Élie Guck­ert, Ari­ane Lavrilleux et Franck Andrews. La joyeuse bande signe l’enquête à charge dans la lignée du jour­nal­isme de déla­tion main­tenant à la mode et fam­i­li­er à Médi­a­part.

De leur côté, deux autres fan­tai­sistes indépen­dants, Spirou et Fan­ta­sio, par­don Stéphane Kenech et un com­parse sont cen­sés don­ner des infor­ma­tions essen­tielles dites « de ter­rain » con­tre SOS Chré­tiens d’Orient aux trois Pieds Nick­elés qui se met­tent avec ardeur au travail.

Voir aus­si : Élie Guck­ert : jour­nal­iste indépen­dant ou com­plo­tiste à la sol­de de l’oligarque Soros ?

Fâcheux oubli et fâcheuses suspicions

Mais ce sont les seuls Filochard/Guckert, Croquignol/Lavrilleux et Ribouldingue/Andrews qui sig­nent les trois volets de l’enquête sans la sig­na­ture de Spirou/Kenech et de son comparse/Fantasio, qui de plus ne sont pas payés. Non seule­ment Spirou est floué finan­cière­ment, mais il se plaint égale­ment de manœu­vres de chan­tage en échange de ses infor­ma­tions. Les Pieds Nick­elés avaient mis fin à la rela­tion avec le duo « en invo­quant les sus­pi­cions de Lavrilleux sur les infor­ma­tions de Spirou Kenech et du sec­ond jour­nal­iste » (source Arrêt Sur Images). On voit la crédi­bil­ité du tableau : trois jour­nal­istes pub­lient une enquête à par­tir d’éléments dont ils met­tent eux-mêmes en doute le sérieux et en ces­sant toute rela­tion avec leurs sources dont ils se méfient. Médi­a­part pro­pose quand même un arrange­ment sous forme de piges à Spirou et à son cama­rade, ces derniers refusent. Tout se ter­mine aux prud’hommes entre les deux équipes d’amateurs. On attend la suite du pugi­lat et de la série, on les applau­dit bien fort, le bal­lon est cette fois défini­tive­ment crevé.

Voir aus­si : Tri­bune libre : Medi­a­part, bal­lade entre Al Qaï­da et la CIA