Ojim.fr
Veille médias
Dossiers
Portraits
Infographies
Vidéos
Faire un don
L’Observatoire du journalisme gagne un procès en Hongrie

6 septembre 2020

Temps de lecture : 2 minutes
Accueil | Actualité de l'Ojim | L’Observatoire du journalisme gagne un procès en Hongrie

L’Observatoire du journalisme gagne un procès en Hongrie

Nous avons informé nos lecteurs sur la situation des médias en Hongrie et sur le lancement d’une association sœur à Budapest. Les médias de grand chemin pratiquent la désinformation en présentant la Hongrie comme un État totalitaire à la solde d’Orban, alors que la situation est beaucoup plus équilibrée. Nous avons aidé à la constitution de la Fondation Transzparens Újságírásért Alapítvány (TUA, Fondation pour un Journalisme Transparent, en hongrois) lancée au tout début de 2020. Un site internet hongrois atlatszo.hu financé en partie par George Soros avait publié un article à charge contre notre Observatoire. Nous l’avons attaqué et gagné notre procès en première instance. Nous reproduisons le communiqué de TUA paru cet été 2020 (y compris les commentaires excessifs concernant Claude Chollet fondateur de l’OJIM).

Átlátszó a tenu des propos diffamatoires contre notre partenaire français ; nous avons gagné notre procès contre l’ONG

Par Tran­sz­parens Újságírásért Alapítvány

Pub­lié le 3 juil­let 2020, en hon­grois.

Nous avons créé l’organisation Tran­sz­parens Újságírásért Alapítvány (Fon­da­tion pour un Jour­nal­isme Trans­par­ent, en hon­grois, ndlt) pour dévelop­per en Hon­grie une édu­ca­tion aux médias, rap­procher les jour­nal­istes des lecteurs, ren­dre limpi­de le fonc­tion­nement des médias et lut­ter con­tre les fauss­es nou­velles. Par exem­ple con­tre des arti­cles aux affir­ma­tions erronées tels que celui pub­lié par atlatszo.hu sur notre fon­da­tion et notre parte­naire français, l’OJIM, en jan­vi­er 2020. L’OJIM a, au nom de l’enquête médi­a­tique respon­s­able et de la trans­parence, inten­té un procès au jour­nal atlatszo.hu, qui se pré­tend être un « enquê­teur indépen­dant », et a gag­né son procès gag­né en pre­mière instance.

L’article de Átlát­szó (Trans­par­ent, en hon­grois, ndt) four­mille de men­songes, d’approximations et de fauss­es affir­ma­tions. Átlát­szó pré­tend notam­ment que la page web de l’Observatoire du jour­nal­isme et de l’information médi­a­tique (OJIM) est l’idée de l’homme poli­tique français Jean-Yves Le Gal­lou, et que le site se rat­tache à cette fig­ure clef ain­si qu’à ses asso­ciés. L’ONG pré­tend égale­ment, fausse­ment, que Jean-Yves Le Gal­lou et Philippe Mil­li­au ont par­ticipé au lance­ment de l’ojim.fr. La réal­ité est tout autre, car c’est le poli­to­logue et écon­o­miste (sic) Claude Chol­let qui a fondé, à Paris, l’OJIM.

La vic­toire de son procès par l’OJIM est une issue remar­quable, et à mar­quer d’une pierre blanche pour le jour­nal­isme européen. Enfin, quelqu’un s’est levé, mal­gré les fron­tières, con­tre les fauss­es nou­velles intox­i­quant les lecteurs, au nom de l’éducation aux médias. Cet événe­ment fera jurispru­dence : une organ­i­sa­tion étrangère a gag­né en Hon­grie un procès en matière de presse con­tre un tiers hon­grois. Nous espérons qu’il sera à l’avenir plus dif­fi­cile de profér­er des inex­ac­ti­tudes sur des acteurs étrangers dans les médias.

Notre organ­i­sa­tion, ensem­ble avec son parte­naire français, con­tin­uera de lut­ter pour l’éducation aux médias, con­tre ce genre de con­tenus médi­a­tiques incor­rects. Nous tra­vaillerons en nous bas­ant rigoureuse­ment sur les faits pour l’avènement d’un jour­nal­isme plus respectueux, et s’il est néces­saire, nous ren­drons encore plus trans­par­ent atlatszo.hu. »

Procès Ramzi Khiroun contre Ojim/Claude Chollet : première audience le 7 octobre 2020

Claude Chollet et l’Observatoire du journalisme (OJIM) ont été mis en examen par le procureur de la République à la demande de Monsieur Ramzi Khiroun, ancien chauffeur et garde du corps de DSK et maintenant porte-parole du groupe Lagardère. La mise en examen porte sur le délit d’injures publiques, susceptible d’une amende de 12.000 € et de dommages et intérêts supplémentaires. La première audience a lieu le 7 octobre. Pour nous aider à nous défendre et à nous développer, rejoignez nos donateurs.

Derniers portraits ajoutés

Taha Bouhafs

PORTRAIT — À la croisée des mou­ve­ments soci­aux et com­mu­nau­taires, le jeune Bouhafs mène habile­ment sa bar­que en rêvant de ses lende­mains qui chantent à lui, un soulève­ment des ban­lieues sous la ban­nière du crois­sant islamique. Et il ne recule ni devant les fake news éhon­tées, ni devant une vio­lence ver­bale peu com­mune sur les réseaux soci­aux.

Rudy Reichstadt

PORTRAIT — Omniprésent dans les médias, l’ambitieux Reich­stadt sait se ren­dre indis­pens­able, fort de l’expertise qu’il s’auto-attribue. Au même titre que celle des Décodeurs du Monde, dont il est le pen­dant, sa parole est d’or (c’est du plaqué) dès lors qu’il s’agit de sépar­er le bon grain de l’ivraie et d’éduquer les généra­tions futures…

Alexandre Adler

PORTRAIT — Véri­ta­ble caméléon poli­tique, Alexan­dre Adler a été tour à tour com­mu­niste, social­iste puis néo-con­ser­va­teur, favor­able à la guerre en Afghanistan et en Irak, par­ti­san du oui au référen­dum sur la con­sti­tu­tion européenne et sou­tien de Nico­las Sarkozy en 2007.

Lucie Soullier

PORTRAIT — C’est la jour­nal­iste « spé­cial­iste de l’extrême droite » qui monte au Monde. Comme ses com­pères Tris­tan Berteloot (Libé), Ivanne Trip­pen­bach (L’Opinion) ou Camille Vigogne (L’Express), Lucie Soul­li­er ne sem­ble pas avoir de l’appétence pour son sujet, mais au con­traire, un dégoût qui peut con­fin­er à la haine.

Laure Adler

De sa thèse d’histoire sur le fémin­isme aux nom­breuses biogra­phies qu’elle a con­sacrées, tout au long de sa car­rière, à des grandes fig­ures féminines, Lau­re Adler n’aura cessé d’être fascinée par les glo­rieux des­tins de femmes et, à sa manière, en aura incar­né un.