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La pseudo-indépendance de Libération

18 mars 2021

Temps de lecture : 2 minutes

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18 mars 2021

Le quotidien libéral libertaire Libération se gargarise de qualificatifs flatteurs : libre, indépendant, depuis qu’il est passé sous la garde d’une « fondation », mais qu’en est-il exactement ?

Fonds de dotation à but non lucratif

Depuis sep­tem­bre 2020 le jour­nal autre­fois détenu directe­ment par des sociétés de Patrick Drahi (Altice/SFR) est la pro­priété d’un Fonds de dota­tion pour une presse indépen­dante (FDPI), action­naire de la SAS PI (Presse indépen­dante) elle-même action­naire à 99,99% de la SARL qui édite Libéra­tion. Fort bien mais regar­dons d’un peu plus près.

La SAS PI Presse Indépen­dante a le pou­voir de révo­quer ou de nom­mer le directeur de la pub­li­ca­tion. Le comité de sur­veil­lance de la SAS pilote ce pou­voir de nom­i­na­tion et de révo­ca­tion. Mais qui choisit les mem­bres du con­seil de sur­veil­lance ? Réponse : les asso­ciés de PI à savoir SFR et DOC, Denis Olivennes Con­seil, la société de Denis Olivennes nom­mé par Patrick Drahi pour veiller à ses intérêts et qui n’a rien à lui refuser.

Encore plus char­mant, le fonds de dota­tion FDPI a ses représen­tants au comité de sur­veil­lance de PI et qui y est représen­té ? Out­re son prési­dent Denis Olivennes, une tribu de chez Altice : directeur financier, directeur des achats, directeur de la tré­sorerie, fer­mez le ban (source Let­tre A, 11/03/2021). Un sys­tème sym­pa­thique et bien verrouillé.

Dov et Doc sont dans un bateau

C’est ain­si que DOC (Denis Olivennes) a nom­mé Dov (Alfon) comme directeur de la pub­li­ca­tion, directeur de la rédac­tion et co-gérant avec lui de la SARL Libéra­tion. Les déc­la­ra­tions ron­flantes « d’indépendance », de « lib­erté » sont des­tinées à rester ce qu’elles sont : des déc­la­ra­tions et basta !

Ajou­tons un dernier clou sur le cer­cueil encore ouvert. Un pacte secret (com­mu­niqué à la Société des jour­nal­istes et du per­son­nel de Libéra­tion, SJPL sous régime de la con­fi­den­tial­ité) lie les asso­ciés DOC (sans Dov cette fois) et SFR. Ce pacte pré­cise les con­di­tions de préemp­tion des parts de SFR avec très cer­taine­ment une clause (que nous ne pou­vons con­firmer) en faveur de Denis Olivennes comme préemp­teur de pre­mier rang. Bien joué Denis !

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