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Le journal communiste La Marseillaise à nouveau dans la panade, tombera-t-il aux mains de Mélenchon ?

18 janvier 2018

Temps de lecture : 3 minutes
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Le journal communiste La Marseillaise à nouveau dans la panade, tombera-t-il aux mains de Mélenchon ?

L’été dernier, Mélenchon avouait rêver de devenir patron… de journal, en reprenant La Marseillaise. Il peut de nouveau y croire car le journal, déficitaire de 100 000 € en 2017, est à nouveau en danger de disparition. Un nouvel actionnaire, proche du Front de gauche – l’ancien parti de Mélenchon – a cependant été trouvé. Pour le dernier quotidien communiste du sud de la France, stop ou encore ?

La direc­tion a lancé le 18 décem­bre un appel à sou­tien sous le hash­tag #Mar­seil­lai­se­Vivra, avec asso­ci­a­tion des amis, col­lectes, lotos, con­certs etc. Le SNJ-CGT et la Fil­pac-CGT com­mentent : « l’appel à sou­tien lancé le 18 décem­bre par la direc­tion pour la sauve­g­arde du titre provoque un sen­ti­ment ambiva­lent par­mi les salariés du jour­nal ». En effet pour les syn­di­cats la direc­tion est respon­s­able de l’é­tat du jour­nal : « une ges­tion austère qui a apuré le pas­sif, réduit les effec­tifs à l’os, avec une baisse du chiffre d’affaire et tou­jours pas d’investissement à la hau­teur du pro­jet. Lorsque les salariés ont l’audace d’expliquer qu’un autre avenir est pos­si­ble, la direc­tion reste sourde ». Quelle direc­tion d’ailleurs ? Il y a eu trois directeurs généraux en deux ans…

En novem­bre 2014 déjà, la Mar­seil­laise s’é­tait placée en redresse­ment judi­ci­aire, après avoir enreg­istré 1,5 mil­lions d’€ de pertes dans l’année, ajoutés aux deux autres mil­lions per­dus au cours des cinq ans précé­dents. Six mois plus tard, elle était reprise par les Édi­tions des Fédérés, dirigées par Pierre Dhar­réville, secré­taire départe­men­tal du PCF des Bouch­es du Rhône. Le jour­nal restait donc dans le giron des com­mu­nistes, per­dant au pas­sage 91 de ses 208 postes, puis 27 de plus l’an­née suiv­ante. Le nou­veau repre­neur avait aus­si prévu d’ex­ter­nalis­er l’im­primerie et de sup­primer le ser­vice pho­to, tout en injec­tant 700 000 € dans les fonds pro­pres du jour­nal.

Un nouvel actionnaire dans la com’ dirigé par un ancien journaliste communiste

Un nou­v­el action­naire s’est déclaré pour la Mar­seil­laise en dif­fi­culté finan­cière. Il s’ag­it du groupe Médias, présidé par Jean-Marc Behar, spé­cial­isé dans la com­mu­ni­ca­tion des villes et des col­lec­tiv­ités. La péri­ode d’ob­ser­va­tion du titre a été pro­longée de six mois après que le groupe Médias ait investi 300 000 € dans le jour­nal mar­seil­lais.

Jean-Marc Behar est lui-même un ancien jour­nal­iste à 93 Actu­al­ité, puis 93 Heb­do, jour­nal local proche du Par­ti Com­mu­niste. Lib­ertés n°16 (décem­bre 1980) dresse la liste détail­lée de l’Em­pire, l’ap­pareil du PCF de A à Z. A la page 15 on trou­ve les jour­naux locaux, en Seine-Saint-Denis il y a 93 actu­al­ités, qui dis­posent de deux sous-édi­tions, La Voix de l’Est (Mon­treuil-Aubervil­liers) et La Renais­sance Seine-Saint-Denis (Mont­fer­meil), mais aus­si le Réveil de Saint-Ouen. Jean-Marc Behar a d’ailleurs légué son fonds de 380 pho­togra­phies (1972–1995) aux archives de Seine-Saint-Denis (cote 68 Fi) où il fig­ure aux côtés des fonds de L’Hu­ma et de ses cor­re­spon­dants.

Par­mi les références du groupe, les villes com­mu­nistes d’Aubervil­liers, Bezons, Champigny-sur-Marne, Gen­nevil­liers, Mar­tigues, Mon­treuil, et les deux départe­ments de Seine-Saint-Denis et du Val de Marne. Dans l’équipe on trou­ve Farid Aïd, d’o­rig­ine algéri­enne et tête de liste Front de Gauche à Pier­refitte en 2014, Lau­ri­ane Arguel, qui compte par­mi les ini­ti­a­teurs d’une péti­tion du PCF de Nîmes en 2008, Waldeck Marig­nan, ancien maire adjoint de Vaulx-en-Velin – com­mune his­torique­ment com­mu­niste passée au PS en 2014, Marc Pog­giale, élu PCF à la métro­pole Aix-Mar­seille, ou encore David Vadil­lo, pre­mier adjoint au Blanc-Mes­nil en 2010 et élu com­mu­niste.

Bref, des com­mu­nistes, dirigés par un ancien jour­nal­iste com­mu­niste, qui sou­ti­en­nent un jour­nal com­mu­niste. À cette fine équipe il ne manque qu’un patron emblé­ma­tique, quelqu’un qui se ver­rait (en toute mod­estie) comme un Jean-Jau­rès post-mod­erne… pourquoi pas Mélen­chon ?

Crédit pho­to : DR La Mar­seil­laise, via Face­book

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