Le Point proposait, dans son numéro du 19 au 26 décembre 2019, un intéressant ensemble intitulé : « Ils ont abîmé la liberté d’expression en 2019 ». Soucieux de la défense de cette dernière, l’OJIM est allé y voir de plus près.
L’ARCOM, pour Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, est une agence publique née de la fusion du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi). L’ARCOM est garante de la liberté de communication et veille au financement de la création audiovisuelle et à la protection des droits. Sa régulation s’étend aux plateformes en ligne – réseaux sociaux, moteurs de recherche… Elle a également pour mission de veiller au respect, par les radios et les télévisions, des dispositions de la loi du 30 septembre 1986 dont, en particulier, celles relatives au pluralisme politique. Sur le papier du moins.
Voir aussi : Liberté d’expression, Censure, Pluralisme dans les médias
Le Point proposait, dans son numéro du 19 au 26 décembre 2019, un intéressant ensemble intitulé : « Ils ont abîmé la liberté d’expression en 2019 ». Soucieux de la défense de cette dernière, l’OJIM est allé y voir de plus près.
La France veut franchir un nouveau palier dans sa lutte contre les « discours de haine » sur les réseaux sociaux. Un journaliste de l’Observatoire était présent au Forum sur la gouvernance de l’internet (tenu à l’Unesco à Paris) le lundi 12 novembre 2018, jour où l’union sacrée Facebook/État français pour la restriction des libertés fondamentales a été annoncée par Emmanuel Macron. Ouverture des scellés.
La venue d’Eric Zemmour quatre fois par semaine sur CNews a provoqué beaucoup d’aigreurs et même des demandes de censure. Pour rappel, le CSA a saisi le procureur de la République et a fait pression sur la chaîne pour une diffusion en différé à fins d’autocensure. Mais les audiences suivent-elles ?
La justice a tendance à user de deux poids et deux mesures, y compris en termes de médias. Alors qu’Eric Zemmour est condamné au nom de lois liberticides, alors que le CSA vient de l’envoyer devant le procureur de la République après son discours à la convention de la droite, l’amuseur Hanouna est caressé dans le sens du poil par le Conseil d’État qui annule une sanction prononcée contre son émission.
Le 13 novembre 2019 sur Europe 1 en milieu de matinée, Philippe Vandel recevait Roch-Olivier Maistre, (ROM pour les intimes) nouveau patron du CSA « orléaniste à l’échine souple », dont nous avions dressé le portrait début 2019.
La plateforme de streaming Netlfix vient d’ajouter à son catalogue en ligne, les saisons 15 à 21 de la série satirique américaine “South Park”. Mais à la surprise de leurs abonnés, dix épisodes n’ont délibérément pas été ajoutés, marquant le début d’un véritable imbroglio entre Netflix, ses abonnés, le CSA et même la député LREM, Aurore Bergé.
Lors de la “Convention de la droite” du samedi 28 septembre 2019, Eric Zemmour a tenu un long discours introductif, à charge contre l’idéologie dominante, et diffusé en direct sur LCI, ce qui a évidemment déplu à certains censeurs, amateurs ou professionnels.
Dans une interview exclusive au Figaro, Franck Riester, ministre de la Culture, vient enfin de détailler le plan du gouvernement pour réformer l’audiovisuel, sur lequel les spéculations existaient depuis quelques temps. L’idée est de l’adapter à la révolution numérique tout en réaffirmant “notre souveraineté culturelle”.
“PMA : les associations LGBT demandent aux médias “d’informer sans discriminer””. C’est dans cet article de l’AFP repris en cœur, mots pour mots par différents médias (TV5 Monde, Sud Ouest, Orange, etc…), que l’on apprend le stratagème médiatique des associations LGBT dans le cadre du débat sur l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes.
Si Xavier Niel (son infographie) semble en mesure de contrer l’offensive de Matthieu Pigasse et Daniel Kretinsky pour le contrôle du quotidien Le Monde, ses ambitions chez Free souffrent de la concurrence et de son différend avec le groupe BFMTV/RMC.
Plus que la Corée du Nord ou autres lieux où il fait bon vivre, « la France est une des plus grandes menaces mondiales contre la liberté d’expression », telle est l’opinion de Jonathan Turley, professeur de droit à l’Université Georges Washington, exprimée dans The Hill, « la colline », quotidien réunissant des journalistes démocrates et républicains distribué gratuitement dans et autour du Capitole. À quoi fait-il référence ? À la loi Avia, présentée et votée en France en tant que « loi de lutte contre la haine sur internet ».
La liberté d’expression se porte très mal en France. Les lois Pleven (1972), Gayssot (1990), Lellouche, LSI (contre l’homophobie, de 2003 comme la précédente), la détestable loi Avia dont nous reparlerons, l’étau se resserre sur les libertés et un super régulateur pourrait être mis en place comme censeur suprême, en plus des censures des réseaux sociaux et des censures législatives.