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Hyper Casher : BFMTV reconnaît (enfin) ses erreurs

31 mars 2015

Temps de lecture : 2 minutes
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Hyper Casher : BFMTV reconnaît (enfin) ses erreurs

Temps de lecture : 2 minutes

Après avoir soutenu son journaliste dans un premier temps, Hervé Béroud, le directeur de la rédaction de BFMTV, a finalement reconnu les erreurs commises lors de la couverture de la prise d’otages porte de Vincennes, en janvier dernier.

Invité sur le plateau du « Grand Jour­nal » de Canal+ ven­dre­di soir, celui-ci s’est tout d’abord exprimé sur les mal­adress­es com­mis­es lors de l’at­ten­tat de Tunis : « On fait 20 heures de direct par jour de notre mieux (…) On est exposé, on est cri­ti­quable. » Et de pour­suiv­re en revenant sur les cri­tiques adressées à la chaîne en jan­vi­er : « Sur l’his­toire de l’Hy­per Cacher, on a recon­nu très vite que la phrase de l’un de nos jour­nal­istes (…) sur la présence éventuelle d’une otage dans la cham­bre froide était inop­por­tune, que c’é­tait une erreur. Oui, ça, évidemment. »

C’est la pre­mière fois que la chaîne recon­naît aus­si ouverte­ment son erreur. En jan­vi­er dernier lors de la prise d’o­tages porte de Vin­cennes, le jour­nal­iste Dominique Rizet avait annon­cé en direct à l’an­tenne la présence d’o­tages réfugiés dans une cham­bre froide. Une ter­ri­ble impru­dence que le jour­nal­iste et la chaîne avaient tout d’abord ten­té de jus­ti­fi­er en évo­quant une con­cer­ta­tion avec le Raid… avant d’être démen­tie par le Raid lui-même.

Invitée égale­ment dans le « Grand Jour­nal » ce soir-là, Céline Pigalle, direc­trice de la rédac­tion d’i>Télé, a en revanche assuré qu’elle « ne croit pas avoir fait une erreur » lorsqu’elle a dif­fusé un extrait audio d’une per­son­ne cachée dans le musée du Bar­do, à Tunis, pen­dant l’at­taque. « Je ne suis pas tout à fait d’ac­cord avec les com­men­taires qui sont faits », a‑t-elle ajouté.

En fin d’en­tre­tien, Yann Barthès s’est per­mis une ques­tion à ses deux inter­locu­teurs : « Avez-vous con­science du pou­voir que vous avez sur les cerveaux français ? » Une ques­tion qu’il aurait du reste tout aus­si bien pu se pos­er à lui-même…

Voir également notre dossier : « Attentats, les enfants gâtés de l’info en continu »