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Histoires d’une nation ou France 2 au pays des Soviets. Première partie
Publié le 

27 décembre 2018

Temps de lecture : 7 minutes
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Histoires d’une nation ou France 2 au pays des Soviets. Première partie

Pre­mière dif­fu­sion le 11/10/2018 — L’Observatoire du jour­nal­isme (Ojim) se met au régime de Noël jusqu’au 5 jan­vi­er 2019. Pen­dant cette péri­ode nous avons sélec­tion­né pour les 26 arti­cles de la ren­trée qui nous ont sem­blé les plus per­ti­nents. Bonne lec­ture, n’oubliez pas le petit cochon de l’Ojim pour nous soutenir et bonnes fêtes à tous. Claude Chol­let, Prési­dent

« Histoires (avec un « s ») d’une nation » est une série documentaire en quatre épisodes lancée avec grand bruit sur nos écrans par France 2. La chaîne publique l’indique : « Les histoires d’une nation sont celles de toutes ces générations venues faire leur vie dans un nouveau pays, la France ». Quatre épisodes et un décryptage en cinq parties. Partie 1 : Histoires d’une nation, de quoi s’agit-il ?

France 2 a dif­fusé, à rai­son de deux épisodes par semaine (25 sep­tem­bre 2018 puis 2 octo­bre 2018), la série doc­u­men­taire His­toires d’une nation, com­posée de qua­tre épisodes en tout. France 2 insiste aus­si sur la mise en place du replay, pro­mou­vant ce dernier de la même manière que le doc­u­men­taire en direct et avec l’aide de toutes les chaînes publiques, à com­mencer par Fran­ce­in­foTV et radio qui dif­fuse automa­tique­ment et mas­sive­ment les replays. Une série annon­cée comme un « événe­ment » par le com­mu­niqué de presse de la chaîne pro­mu sur francetvpro. Que racon­tent ces « his­toires d’une nation » ? D’après France 2, « 150 ans de l’histoire de notre pays ». Autrement dit, l’histoire de ces « généra­tions venues faire leur vie dans un nou­veau pays » depuis 150 ans. La France est une nation, dix­it France 2, depuis 150 ans, c’est-à-dire depuis la IIIe République et le développe­ment d’une immi­gra­tion d’abord européenne (belges, ital­iens, polon­ais). Un pos­tu­lat de départ qui sera sans aucun doute con­testé par l’université française (la France, une nation depuis seule­ment 150 ans ?) mais soutenu par la gauche cul­turelle et ses rad­i­cal­ismes, puisque d’une cer­taine manière un tel pos­tu­lat cor­re­spond à la vision du monde des Indigènes de la République et du libéral lib­er­tarisme. Ce point fera l’objet du décryptage pro­posé par l’OJIM, épisode par épisode. Dans un pre­mier temps, voyons de quoi il s’agit con­crète­ment.

La série documentaire telle qu’annoncée par France 2 avant la diffusion

Près d’un mois avant sa dif­fu­sion, France 2 ameu­tait l’ensemble des rédac­tions au sujet d’une série « événe­ment » qui racon­terait l’histoire de la France en tant que nation, mais du point de vue des immi­grés, sup­posés être « ceux qui ont fait la France ». Il s’agit, comme à la fin du 19e siè­cle puis à l’époque du Front pop­u­laire, d’aspirer le thème poli­tique de la nation vers la gauche cul­turelle. Il s’agit aus­si, c’est assumé, d’écrire l’histoire con­tem­po­raine autrement, d’écrire une his­toire autre que celle des sup­posés « dom­i­nants » (terme en usage dans tous les amphithéâtres) en somme, autrement dit ceux qui se dis­ent (France 2 con­teste le point) Français de longue date. Si la nation France com­mence il y a seule­ment 150 ans, alors il n’y a pas de Français de « souche ». Une approche qui sera celle de l’épisode 1 de la série. 150 ans, c’est en gros autour de 1870. Pour ce doc­u­men­taire, un « nou­veau pays », la France, qui n’existait pas avant, serait né de la défaite de 1870. Et ce « nou­veau pays » serait né par la grâce de l’immigration.

Le réc­it est con­té par Roschdy Zem, comé­di­en et réal­isa­teur fran­co-maro­cain, donc de « ceux qui ont fait » ce « nou­veau pays » qu’est la France, dont les com­pé­tences et l’expertise en matière his­torique pour­raient être dis­cutées . Ce ne sera pas le cas puisqu’en tant que descen­dant de migrants, le comé­di­en est sup­posé avoir juste­ment une exper­tise supérieure à toute autre per­son­ne, même diplômée en His­toire de la péri­ode et du sujet. C’est la ren­gaine anci­enne : « d’où par­les-tu ? ». La parole du migrant et de ses descen­dants sera ici unique parole légitime, le pre­mier épisode l’indiquera, l’émotionnel indi­vidu­el, la recon­struc­tion per­son­nelle et le petit bout de la lorgnette rem­plaçant ce grand angle qu’est théorique­ment l’Histoire. La réécri­t­ure de l’histoire aux fins idéologiques con­tem­po­raines, avec His­toires d’une nation, est en marche, et cela ne s’était pas fait de façon aus­si out­ran­cière­ment idéologique depuis les grands réc­its pro­pa­gan­distes du siè­cle passé. Ce qui est nou­veau aus­si : avec cette série doc­u­men­taire dif­fusée à 21 heures, les immi­grés ne font plus par­tie de la France, ils sont la France. La seule France. Leurs his­toires ne sont pas des his­toires par­mi d’autres mais l’histoire même de la France. La France existe, France 2 l’a ren­con­trée : elle serait mul­ti­cul­turelle depuis son orig­ine (en 1870). Autre nou­veauté : exit la Révo­lu­tion française, au com­mence­ment était le Verbe de la IIIe République.

Un communiqué de presse qui mérite d’être regardé de près

Dans son com­mu­niqué de presse, France 2, présente les choses ain­si : « France 2 mobilise son antenne autour de sa série doc­u­men­taire événe­ment de la ren­trée : « His­toires d’une nation ». La France racon­tée par ceux pour qui être Français a été toute une his­toire. »

Le résumé :

« Les « his­toires d’une nation », ce sont celles de toutes ces généra­tions venues faire leur vie dans un nou­veau pays, la France. Elles nous racon­tent 150 ans de l’his­toire de France, 150 ans qui ont con­duit à ce qu’au­jour­d’hui, un quart de la pop­u­la­tion française trou­ve ses racines à l’extérieur du ter­ri­toire.
De Michel Druck­er à Camélia Jor­dana, de Ramzy à Estelle Mos­se­ly, enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants d’Italiens, de Polon­ais, d’Arméniens, de Russ­es, d’Algériens, de Maro­cains, de Cam­bodgiens ou de Chi­nois, con­nus ou pas, nous racon­tent leurs his­toires famil­iales.
Elles croisent le réc­it nation­al qu’elles éclairent à la lumière de la manière dont la République les a accueil­lis et a redéfi­ni les lois sur la nation­al­ité.
Notre His­toires d’une nation com­mence quand la IIIe République, trau­ma­tisée par la défaite face aux Alle­mands et la guerre civile qui s’est ensuiv­ie en 1871, décide de con­stru­ire une véri­ta­ble nation. Dans chaque vil­lage, dans chaque quarti­er, à l’é­cole comme sous le dra­peau, tout le monde doit se sen­tir Français.
Dans un pays qui est tou­jours allé chercher sa main d’œu­vre et ses ressources au-delà des fron­tières et chez qui les hommes n’ont cessé de chercher refuge, cette idée sim­ple peut unir autant qu’elle divise.
His­toires d’une nation jette un nou­veau regard sur ce pro­jet répub­li­cain et l’histoire de ses habi­tants, enfin com­plète. »

Les mots de la note d’intention :

Une note d’intention suit le résumé. Extraits choi­sis :

« Ce pro­jet a pour objec­tif de racon­ter ces his­toires de France en par­tant de ce qui est com­mun à toutes les vagues d’im­mi­gra­tion depuis que celles-ci sont iden­ti­fiées comme telles, c’est-à-dire – pour le résumer rapi­de­ment – depuis la fon­da­tion de l’idée de nation­al­ité à l’avène­ment de la IIIe République. »
« il s’agit de faire com­pren­dre un mou­ve­ment, une aven­ture, un enracin­e­ment, dans le cadre col­lec­tif du pro­jet répub­li­cain qui voit le jour en 1870. Il existe de nom­breux films qui ont racon­té des his­toires d’im­mi­grés. La plu­part se cen­tre sur un lieu, une com­mu­nauté. Rares sont ceux qui l’ont racon­té à l’échelle de la France, avec l’envie de tiss­er tous ces réc­its ensem­ble pour éclair­er la manière dont la République s’est effor­cée de tenir « ses promess­es », com­ment elle est restée fidèle ou non à son pro­jet d’égalité, com­ment la nation se réin­vente à chaque généra­tion. »

Les auteurs et producteurs

Le doc­u­men­taire a été réal­isé par Yann Coquart, habitué d’Arte, Canal + et France Télévi­sion. Le texte est écrit par Carl Ader­hold, spé­cial­iste de la lit­téra­ture du XVI­I­Ie siè­cle, ancien directeur édi­to­r­i­al chez Larousse, puis fon­da­teur des édi­tions Vendémi­aire qu’il a quit­tées en 2014. Ils sont accom­pa­g­nés de Françoise Davisse dont l’orientation poli­tique ne souf­fre pas de dis­cus­sion. La série est copro­duite par France 2 et Point du Jour, située rue de Cron­stadt, à Paris, dont le site s’ouvre sur des pho­togra­phies très dans l’air du temps. Ses doc­u­men­taires récents por­tent sur mee­too, mai 68, la guerre des six jours… À venir sous peu, « Imam, celui qui est devant » et « Le Ramadan en Europe ». Le directeur est Luc-Mar­tin Gous­set. His­toires d’une nation s’est fait avec « le sou­tien du fond d’images de la diver­sité », autrement dit du CNC.

Les objec­tifs de cet organ­isme interne au CNC : « Le Fonds Images de la diver­sité a pour objec­tif de soutenir la créa­tion et la dif­fu­sion des œuvres ciné­matographiques, audio­vi­suelles, mul­ti­mé­dia ou de jeux vidéo con­tribuant à don­ner une représen­ta­tion plus fidèle de la réal­ité française et de ses com­posantes et à écrire une his­toire com­mune de l’ensem­ble de la pop­u­la­tion française autour des valeurs de la République, et favorisant l’émer­gence de nou­velles formes d’écri­t­ures et de nou­veaux tal­ents, issus notam­ment des quartiers pri­or­i­taires de la poli­tique de la ville. »

Les aides sont destinées à ceux qui :

  • Représen­tent l’ensem­ble des pop­u­la­tions immi­grées, issues de l’im­mi­gra­tion et ultra­marines qui com­posent la société française, et notam­ment celles qui rési­dent dans les quartiers pri­or­i­taires de la poli­tique de la ville ;
  • Représen­tent les réal­ités actuelles, l’his­toire et la mémoire, en France, des pop­u­la­tions immi­grées ou issues de l’im­mi­gra­tion, ain­si que des pop­u­la­tions ultra­marines et des quartiers pri­or­i­taires de la poli­tique de la ville situés en ter­ri­toire urbain ;
  • Con­courent à l’é­gal­ité entre les femmes et les hommes, à la poli­tique d’in­té­gra­tion et à la lutte con­tre les dis­crim­i­na­tions dont sont vic­times les habi­tants des quartiers défa­vorisés, notam­ment celles liées au lieu de rési­dence et à l’o­rig­ine réelle ou sup­posée ;
  • Con­tribuent à la recon­nais­sance et à la val­ori­sa­tion de l’his­toire, du pat­ri­moine et de la mémoire des quartiers de la poli­tique de la ville.

La commission est composée de :

Prési­dent : M. Reda Kateb, acteur

1er collège

Vice-Prési­dent : Chad Chenouga, comé­di­en, scé­nar­iste et réal­isa­teur
Tit­u­laires :

  • Xiaox­ing Cheng, réal­isa­teur
  • Alice Diop, réal­isatrice
  • Alexan­dre Gavras, pro­duc­teur (KG Pro­duc­tion)
  • Isabel­la Pisani, direc­trice des achats et copro­duc­tions doc­u­men­taires (LCP- AN)
  • Mathilde Le Ricque, direc­trice de l’as­so­ci­a­tion Mille Vis­ages
2ème collège

Vice-Prési­dente : France Zob­da, pro­duc­trice (Eloa Prod)
Tit­u­laires :

  • Pas­cal Blan­chard, his­to­rien et doc­u­men­tariste
  • Pierre Cat­tan,pro­duc­teur (Stu­dio Small Bang)
  • Hakim Jemili, humoriste, auteur, comé­di­en
  • Olivi­er Wotling,directeur fic­tion (ARTE)
  • Edouard Zam­beaux, jour­nal­iste et réal­isa­teur

Le car­ac­tère eth­nique comme idéologique de cette com­mis­sion n’échappera pas, avec par exem­ple la présence de Pas­cal Blan­chard, mil­i­tant du mul­ti­cul­tur­al­isme sec­taire, invité per­ma­nent du 28 min­utes d’Arte, ou de la direc­trice de l’association Mille Vis­ages, dont l’activisme mil­i­tant et « racisé », bien que dis­cret, com­mence à se voir, avec l’aide finan­cière de la Mairie de Paris et de La France s’engage de l’ancien prési­dent François Hol­lande, une asso­ci­a­tion pro­duc­trice par exem­ple du film Divines, le film sans blancs. Là où il y a de la diver­sité, il y a de fait beau­coup beau­coup d’argent pub­lic. On se reportera à l’enquête menée par l’OJIM au sujet de Meh­di Meklat, une des anci­ennes stars de Mille Vis­ages, un peu mis sous le bois­seau depuis la polémique révélant son anti­sémitisme. Avec lui les quartiers pro­mus juste­ment par Mille Vis­ages, le CNC et son fond d’images de la diver­sité. Sans oubli­er l’amicale com­plic­ité des nom­breux amis médi­a­tiques instal­lés sur France Inter ou Canal +.

Avec le temps, cela ressem­ble à des activ­ités en bande organ­isée, activ­ités dont His­toires d’une nation est le dernier avatar, en forme de bom­barde­ment idéologique mas­sif. L’accueil médi­a­tique offi­ciel a été dithyra­m­bique, Téléra­ma trou­vant par exem­ple la série « for­mi­da­ble », lui attribuant ses fameux TTT, et louant « la France riche de sa diver­sité », tan­dis que Fran­ce­in­foTV con­sacrait un « instant détox » à la série, sur le thème « Est-ce que l’immigration apporte quelque chose à la France ? ». La réponse est dans la ques­tion, et dans le cha­peau de l’article puisqu’une « per­son­ne sur qua­tre en France a un de ses grands-par­ents d’origine étrangère », soit 25 % des habi­tants, auquel il faudrait ajouter ceux qui sont actuelle­ment de nation­al­ité étrangère. Autant de don­nées chiffrées qui étaient jusque-là attribuées à… la « fachos­phère »… His­toires d’une nation n’est pas un doc­u­men­taire, c’est une véri­ta­ble offen­sive idéologique, à met­tre en rela­tion par exem­ple avec L’Histoire mon­di­ale de la France, une offen­sive béné­fi­ciant de toutes les officines de l’État (médias, édu­ca­tion nationale, pro­mo­tion de France TV édu­ca­tion etc, sub­ven­tions…) et de la majorité des médias libéraux cul­turels. Ain­si, le mar­di 2 octo­bre 2018, en son « 3 min­utes », par Dorothée Bar­ba, France Inter indique que la série est « salu­taire, à l’heure où les xéno­phobes pren­nent plus que jamais la lumière médi­a­tique » et que « la nation se réin­vente à chaque généra­tion ». Il s’agit d’inventer une nou­velle France à tra­vers l’invention d’un nou­veau réc­it nation­al. Cela passe par des images et des inter­pré­ta­tions qui sont à décrypter épisode par épisode, ce à quoi l’OJIM va s’attacher dans les qua­tre prochains arti­cles de cette série : un arti­cle de décryptage pour chaque épisode de soviéti­sa­tion des esprits. Où l’on ver­ra que même Le Monde a été choqué par les dérives idéologiques de la série, ce qui n’est pas peu dire.

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