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Fake news/Infos : mauvais février 2019 pour les médias américains avec Lara Logan

20 juillet 2019

Temps de lecture : 2 minutes

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Fake news/Infos : mauvais février 2019 pour les médias américains avec Lara Logan

Fake news/Infos : mauvais février 2019 pour les médias américains avec Lara Logan

Pre­mière dif­fu­sion le 02/03/2019

Intéressons nous à Lara Logan. Logan est une journaliste célèbre : correspondante de guerre en Irak (avant et après Saddam) ainsi qu’en Afghanistan, encore récemment vedette du programme 60 Minutes de la chaine CBS, violentée et harcelée sexuellement par la foule du Caire lors d’un reportage du « printemps arabe », détentrice de plus d’une dizaine de récompenses et prix journalistiques, bref une figure emblématique de l’establishment médiatique. Elle vient de donner une volée de bois verts aux grands médias américains et leurs acolytes des réseaux sociaux pour leur partialité immensément majoritaire à l’encontre du Président Donald Trump.

Infox successives des médias libéraux

Pire encore, elle dénonce, usant d’un vocab­u­laire fleuri, leur absence de pro­fes­sion­nal­isme, en par­ti­c­uli­er dans la ges­tion des sources, le tout dans un con­texte où les affaires se succèdent :

Cov­ing­ton (un ado­les­cent à cas­quette pro Trump d’une école catholique lynché médi­a­tique­ment pour out­rage aux Amérin­di­ens, jusqu’à ce qu’une vidéo sur­gisse tar­di­ve­ment pour l’exonérer), Jussie Smol­let (noir, homo­sex­uel, vedette qui aurait orchestré une fausse agres­sion raciste et anti gay, ce qui provoque un lyn­chage médi­ati­co poli­tique de Trump et de ses sup­port­ers… jusqu’à ce que Smol­lett se fasse arrêter pour fausse dépo­si­tion et pour un envoi à lui-même d’une fausse let­tre anonyme haineuse) , la fausse de demande de Trump à son avo­cat Cohen de se par­jur­er selon des sources proches de Mueller (ce qui amené Mueller à met­tre publique­ment fin, et sèche­ment, à l’ivresse col­lec­tive). Ces affaires ont suc­cédé à une mul­ti­tude de rétrac­ta­tions lors de ces deux dernières années.

Voir aussi  Trump dresse les médias

Éthique et origine des sources

La ques­tion des sources, pré­cise Logan, est sim­ple : l’éthique du jour­nal­iste con­sis­tait tra­di­tion­nelle­ment à tou­jours dis­pos­er de deux sources dif­férentes et de pre­mière main avant même d’oser soumet­tre un papi­er. Ce n’est plus le cas, car non seule­ment 85% des jour­nal­istes sont des démoc­rates enreg­istrés (aux É‑U les électeurs sig­na­lent dans la liste élec­torale s’ils sont par­ti­sans d’un par­ti ou s’ils sont indépen­dants, ceci afin de faciliter l’organisation des pri­maires), mais plus sim­ple­ment parce que les médias, devenus activistes poli­tiques en com­plic­ité avec les réseaux soci­aux et leurs algo­rithmes, veu­lent inven­ter des « mou­ve­ments de la base pop­u­laire » qui sont en fait fab­riqués, manip­ulés pour vis­er Trump. Et Logan de regret­ter qu’à part Bre­it­bart ou Fox News, il n’y a rien qui con­tre­carre ce phénomène massif.

Tiraillements avec les démocrates

Logan a eu maille à par­tir avec les démoc­rates depuis 2012, lorsqu’elle cri­ti­qua publique­ment la poli­tique de Barak Oba­ma en Afghanistan et dans les pays arabes. Elle lui reprochait de fausse­ment annon­cer (« a major lie») la régres­sion des tal­ibans en Afghanistan, en préam­bule à un départ du pays. Puis elle a publique­ment souhaité que lumière soit faite (et vengeance accom­plie) sur les assas­si­nats des diplo­mates et per­son­nels de l’ambassade de Beng­hazi en Libye. Et c’est sur la Libye que Logan a trébuché un temps, à l’initiative de l’outil d’intimidation (dirigé par David Brock, l’ami d’Hillary Clin­ton) Media­mat­ters. Lesquels n’ont pas été impres­sion­nés par les excus­es de Logan. Pas plus que le Huff­in­g­ton Post d’ailleurs…

Bref, Logan a agacé Oba­ma et Hillary Clin­ton, peut-être influ­encée par sa sit­u­a­tion mar­i­tale : son époux représente un impor­tant prestataire de ser­vices de la défense et donc appar­tient au « com­plexe ». Elle a quit­té CBS à la fin 2018, après avoir été mise à pied puis réin­té­grée après l’affaire Beng­hazi. Ses récentes ses­sions sur les plateaux de Fox News ou autres sites « déplorables » de la ligne pro Trump « Make Amer­i­ca Great Again » ont été comme des entre­vues de recrute­ment en vue de rejoin­dre la chaîne des Mur­doch. Elle dit n’appartenir à per­son­ne. Dont acte et à suivre.

Voir aussi  Un expert du « French bashing » à la succession du « Late Show »

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