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Un exemple de politiquement correct allemand : la FAZ

31 octobre 2017

Temps de lecture : 8 minutes
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Un exemple de politiquement correct allemand : la FAZ

Le Frankfurter Allgemeine Zeitung (littéralement le Journal général de Francfort, plus connu sous le nom abrégé de FAZ) est le journal allemand le plus diffusé dans le monde en particulier son édition du dimanche. Réputé proche des milieux patronaux, libéral sur le plan économique, il est également libertaire sur le plan sociétal. Illustration.

Le Tag der deutschen Ein­heit (« Jour de l’Unité alle­mande », la fête nationale de la RFA) est en passe de devenir un moment priv­ilégié d’affichage de la désunion entre l’est et l’ouest du pays. Nous l’avions déjà con­staté l’an passé. Cette fois, ce ne sont pas de bruyantes man­i­fes­ta­tions de colère d’Ossis (de l’est) con­tre la poli­tique migra­toire d’Angela Merkel qui ont fait les manchettes des jour­naux. C’est un arti­cle sous la plume de Ralph Boll­mann, cor­re­spon­dant dédié à la poli­tique économique de l’édition domini­cale du FAZ, pub­lié dans ce même jour­nal le 3 octo­bre 2017 qui a déclenché les hos­til­ités sous le titre révéla­teur : « Migrants dans leur pro­pre pays, 17 mil­lions de gens provenant d’un pays appelé RDA ont rejoint en 1990 la République Fédérale d’Allemagne. Le résul­tat des élec­tions mon­tre que nom­bre d’entre eux ne se sont pas inté­grés jusqu’à aujourd’hui »

La presse ouest-alle­mande nous a habitués à ses arti­cles rel­e­vant de « l’Ossi-Bashing ». On se sou­vien­dra de l’ arti­cle pub­lié par l’écrivain gauchiste Philip Mein­hold dans le quo­ti­di­en non moins d’extrême-gauche TAZ, souhai­tant rien de moins que la dis­pari­tion de l’Allemagne suite aux houleuses protes­ta­tions d’Ossis con­tre l’implantation d’un cen­tre d’accueil de migrants à Claus­nitz en Saxe.

L’article pub­lié dans la FAZ a néan­moins ceci d’intéressant qu’il est le fait d’un jour­nal réputé con­ser­va­teur et libéral mais ploy­ant sous le poids du poli­tique­ment cor­rect. Son analyse est l’occasion de con­stater à quel point ce qu’on désigne sous le terme euphémique de « poli­tique­ment cor­rect » est sou­vent un ter­ror­isme intel­lectuel rel­e­vant d’une idéolo­gie total­i­taire, et qui mène une guerre frontale con­tre les valeurs et les pra­tiques de la démoc­ra­tie. Avec un suc­cès que’ l’on peut juger inquié­tant.

Que dit cet article ?

  • que les Alle­mands de l’Est, qui sont tout de même les autochtones de Poméranie, Bran­de­bourg, Meck­lem­bourg, Saxe et Thuringe, c’est-à-dire les descen­dants de ces tribus slaves (et occa­sion­nelle­ment baltes, comme les Vieux-Prussiens, les Pruzzen) rel­e­vant de la Ger­ma­nia Slav­i­ca (la « Ger­manie slave ») encore appelés au haut moyen-âge Abo­drites et autres Sorbes, pro­gres­sive­ment ger­man­isées du 11ème au 14ème siè­cle dans le cadre de la « Poussée vers l’Est » (Drang nach Osten), seraient des « migrants » dans le pays que leurs ancêtres occu­pent depuis des mil­lé­naires, stricte­ment au même titre que les Afghans, Soma­liens et autres Maghrébins qui con­stituent l’essentiel des con­tin­gents dits « syriens » .
  • que les régions ori­en­tales de l’Allemagne sont finale­ment décrites comme « annexées » par la RFA, en quelque sorte comme des colonies ! Mais le car­ac­tère de plus en plus hors sol des États de l’Europe de l’Ouest, qui con­sid­èrent avoir une essence pro­pre par­faite­ment séparée de leurs peu­ples, n’est-il pas l’une des caus­es pro­fondes de la sub­mer­sion migra­toire ? Le FAZ affirme : les Prussiens, Thuringiens et Sax­ons sont des étrangers comme les autres, ni plus ni moins que les Afghans (et d’ailleurs que les Sax­ons, Rhé­nans, Fran­coniens, Badois, Wurtem­ber­geois et autres Bavarois de l’ouest aus­si sans doute). Rarement la dérive d’un État ouest-européen n’aura été aus­si écla­tante.
  • le mépris affiché con­tre les Ossis dans cet arti­cle dépasse l’entendement, tout comme son impunité par rap­port aux lois dites « antiracistes » ! Les Alle­mands de l’est auraient, de façon totale­ment indif­féren­ciée, « moins de suc­cès pro­fes­sion­nel », seraient des « loosers » gag­nant moins que leurs com­pa­tri­otes de l’Ouest, ils « rêveraient d’un régime autori­taire » et surtout « ne seraient pas poli­tique­ment mûrs ». De là à les réé­du­quer…
  • le rejet du « poli­tique­ment cor­rect » à l’Est mèn­erait à « une société par­al­lèle » (en quelque sorte à un com­mu­nau­tarisme hos­tile à l’État), avec une ten­dance séces­sion­niste crois­sante au niveau des 2èmes et 3èmes généra­tion.

Ralph Boll­mann en con­clut que « l’intégration (des Ossis) » a échoué – au moins au même titre que celle des Turcs, déjà évo­quée. De ce point de vue, son atti­tude ne dif­fère guère qu’en ter­mes de style de celle de Philip Mein­hold.

Les succès remportés par l’AfD en Allemagne de l’Est seraient un baromètre de l’échec de l’intégration

Ralph Boll­mann con­state d’abord avec effroi que l’AfD a récolté pro­por­tion­nelle­ment deux fois plus de voix à l’est qu’à l’ouest. Cela reste vrai si on com­pare les meilleurs scores de l’AfD dans la Ruhr (NDLR : dans les zones périphériques de repli des autochtones) ou en Basse-Bav­ière (zones rurales à forte iden­tité bavaroise en voie de séces­sion par rap­port aux grandes villes « mul­ti­cul­turelles » bavarois­es et fran­coni­ennes) : Deggen­dorf en Bav­ière a ain­si voté à 19 % pour l’AfD, alors que la Suisse sax­onne a plébisc­ité ce même par­ti en lui accor­dant 36 % de ses deux­ièmes voix (la voix accordée aux seuls par­tis selon le mode de scrutin alle­mand). On se sou­vient que l’AfD est en tête de tous les autres par­tis en Saxe.

Ralph Boll­mann en con­clut de façon déli­rante que les Alle­mands de l’est ne sont pas « mûrs pour la démoc­ra­tie » au vu de l’extraordinaire glisse­ment con­staté récem­ment des suf­frages des par­tis tra­di­tion­nels vers l’AfD (et acces­soire­ment, mais dans une moin­dre mesure, vers Die Linke, la nou­velle gauche).

Inhibé par le « poli­tique­ment cor­rect », Ralph Boll­mann ne com­prend que peu à ce qui se passe dans son pro­pre pays, à savoir : comme nous l’avions déjà dit dans notre com­men­taire des élu­cubra­tions de Philip Mein­hold dans le TAZ (https://www.ojim.fr/demo/un-journal-allemand-dextreme-gauche-souhaite-la-disparition-de-lallemagne/), « Le fort cli­vage qui oppose l’ouest et l’est de l’Europe par rap­port à la crise des migrants, coupe le pays en deux entre ex-Alle­magne de l’Ouest et ex-Alle­magne de l’Est. Pegi­da et l’opposition à l’implantation des migrants sont beau­coup plus fortes et/ou beau­coup plus décom­plexées à l’Est qu’à l’Ouest. Philip Mein­hold (et d’une autre manière Ralph Boll­mann), certes né plus tard, est resté dans l’état d’esprit des gauchistes alle­mands de 1968, qui furent à l’origine de la Frac­tion Armée Rouge et de la Bande à Baad­er. Ces petits-fils de bour­geois, usufruitiers du mir­a­cle économique, du plein emploi, d’un niveau de vie appré­cia­ble, d’une lib­erté envi­able et des acquis démoc­ra­tiques de la loi fon­da­men­tale alle­mande – la Grundge­setz, ne rêvaient alors que d’une chose : bal­ay­er l’enfer de la RFA pour le rem­plac­er par le par­adis sovié­tique. Les Alle­mands de l’Est, qui vivaient à cette même époque très con­crète­ment ce fameux par­adis, n’ont évidem­ment pas vrai­ment les mêmes sou­venirs. Et cela explique qu’ils soient net­te­ment moins prêts que leurs com­pa­tri­otes de l’ouest à brad­er la lib­erté si récem­ment acquise au nom des slo­gans du « mul­ti­cul­tur­al­isme ». D’autant que les dis­cours de pro­pa­gande irénique qui accom­pa­g­nent ce nou­veau « monde meilleur » leur rap­pel­lent furieuse­ment ceux qu’ils ont enten­dus pen­dant quar­ante ans de RDA… ». Ralph Boll­mann est assuré­ment un libéral et non un gauchiste, mais qui a été con­quis par le lib­er­tarisme gauchiste de 1968, et ne com­prend pas cette nuance de taille. L’histoire de toute l’Allemagne après 1945 lui échappe. Il est comme un étranger dans son pro­pre pays réu­nifié, ce pays qui a inté­gré une Alle­magne de l’Est non hébétée par mai 68, mais au con­traire trau­ma­tisée par 40 ans de dic­tature com­mu­niste. Ralph Boll­mann ne sait plus ce qu’est une démoc­ra­tie.

Quelques remar­ques :

  • Ralph Boll­mann affirme que « les Ossis affichent une préférence pour l’autoritarisme » sans not­er à aucun moment que l’AfD a tou­jours affir­mé avec force, non seule­ment sa volon­té de défendre la Grundge­setz – la Loi fon­da­men­tale – et même d’annuler le coup d’État de fait du traité de Lis­bonne, qui a trans­mis à une insti­tu­tion non élue (la Com­mis­sion Européenne) une grande par­tie des prérog­a­tives du par­lement élu… c’est-à-dire le con­traire de ce qu’il affirme.
  • la ques­tion de la « coali­tion jamaï­caine » se pose en effet en des ter­mes très dif­férents de ceux qui ont été évo­qués dans l’émission télévisée d’Anne Will. Elle se pose du fait de l’extraordinaire atteinte à la démoc­ra­tie qu’a imposé le poli­tique­ment cor­rect. Les vain­queurs des élec­tions sont en réal­ité bel et bien le FDP (seule­ment à l’ouest) et encore plus l’AfD (forte­ment à l’est), mais égale­ment (de façon moins spec­tac­u­laire) à l’ouest. La bonne pra­tique démoc­ra­tique imposerait une coali­tion CDU/C­SU-FDP-AfD. Les Verts, qui sont cen­sés apporter les voix par­lemen­taires man­quantes à une majorité sont tout juste sta­bles à l’ouest et com­plète­ment absents à l’est. C’est donc bien la coali­tion jamaï­caine (CDU/CSU+FDP+Verts) qui peut con­stituer une atteinte à la démoc­ra­tie notam­ment par l’exclusion de l’Afd. Ce dernier est un par­ti à la fois plus démoc­ra­tique et plus soutenu par les électeurs à l’est et à l’ouest que la frange islamo-gauchisante des « Fundis » (fon­da­men­tal­istes) verts exclu­sive­ment Wes­sis !

Ralph Boll­mann réag­it avec effare­ment à l’idée évo­quée par Anne Will qu’un gou­verne­ment fédéral con­sti­tué sur la base d’une coali­tion jamaï­caine serait un pro­jet exclu­sive­ment ouest-alle­mand – exclu­ant dont les régions de l’Est — un fait poli­tique­ment cli­vant et donc dan­gereux pour l’unité du pays. Ce qui est l’évidence même, puisque le tri­om­phe du FDP est exclu­sive­ment ouest-alle­mand et que les Verts, tout juste sta­bles dans l’ensemble à l’ouest (en dépit de toute une série de décon­v­enues régionales), sont à peu près anec­do­tiques à l’est. Seule l’AfD a affiché des pro­gres­sions à la fois cor­rectes à l’ouest et fortes à l’est.

Ralph Boll­mann ne com­prend pas ou feint de ne pas com­pren­dre que c’est bien l’exclusion de l’AfD par le poli­tique­ment cor­rect qui représente une atteinte frontale et grave à la démoc­ra­tie. Une atteinte qui provient de l’hébétude imposée par le poli­tique­ment cor­rect à l’ouest et non d’un prob­lème politi­co-cul­turel « ossi ». C’est le con­traire qui est vrai : après avoir subi 12 ans de dic­tature nation­al-social­iste suiv­ie de 40 ans de dic­tature com­mu­niste, ce sont bien les seuls Ossis qui ont défini­tive­ment rejeté les DEUX total­i­tarismes du 20ème et non un seul comme les Wes­sis ou tout au moins les élites politi­co-médi­a­tiques de l’Ouest, dont Ralph Boll­mann est un représen­tant. Son incom­préhen­sion de la sit­u­a­tion le con­duit à citer Herib­ert Prantl, jour­nal­iste du social-démoc­rate « Süd­deutsche Zeitung » qui avait affir­mé que la men­tal­ité des Alle­mands de l’Est « était incom­pat­i­ble avec la démoc­ra­tie ». Apparem­ment, les pailles et les poutres ont les mêmes effets dans les yeux d’une par­tie des alle­mands que dans ceux de cer­tains Français.

L’est de l’Allemagne, mais aussi à sa manière la Bavière, sont en voie de sécession politique du reste de l’Allemagne et menacent de déclencher une crise politique globale au niveau fédéral

Ralph Boll­mann note que Petra Köp­ping, min­istre social-démoc­rate pour l’Égalité et l’Intégration de la coali­tion jamaï­caine gou­ver­nant l’État fédéré de Saxe (qui a suc­cédé à l’échec de la GroKo précé­dente, voir nos com­men­taires des élec­tions berli­nois­es) a déclaré récem­ment que l’Est de l’Allemagne avait emprun­té « un autre chemin » que le reste de l’Allemagne après 1990. Il faut dire que son gou­verne­ment coal­isant les par­tis per­dants ne peut que se sen­tir men­acé par le fait que l’AfD soit désor­mais le pre­mier par­ti sax­on. Mais le jour­nal­iste du FAZ n’en tire aucune réflex­ion rel­e­vant de la cul­ture de la démoc­ra­tie : le peu­ple vote mal et c’est tout. Le peu­ple vote mal … et on se demande par con­séquent en fil­igrane si la pro­tec­tion de la « démoc­ra­tie » ne passe pas par la con­fis­ca­tion de ses droits civiques et poli­tiques. Ralph Boll­mann note aus­si que la sta­bil­ité du gou­verne­ment fédéral (c’est-à-dire la péren­nité de gou­verne­ments issus des par­tis tra­di­tion­nels) était due à la sta­bil­ité des résul­tats aux élec­tions tout au moins à l’ouest. Si cela devait chang­er la crise poli­tique alle­mande éclat­erait au grand jour. Il a rai­son sur ce point.

Car il existe un foy­er de désta­bil­i­sa­tion à l’ouest : à savoir en Bav­ière, où la CSU aux racines iden­ti­taires anci­ennes et pro­fondes (la CSU est issue de la fusion après la guerre du Cen­tre Catholique antiprussien et du très auton­o­miste Par­ti Pop­u­laire Bavarois) a plusieurs fois affiché des points de vue com­pat­i­bles avec ceux de l’AfD, notam­ment en ter­mes de préémi­nence de la Leitkul­tur (la « cul­ture de référence ») alle­mande sur toutes les autres et notam­ment la musul­mane. Le min­istre des finances bavarois, Markus Söder (CSU), a récem­ment vigoureuse­ment protesté con­tre l’affirmation selon laque­lle les Ossis ne seraient pas dignes de la démoc­ra­tie du fait qu’ils votaient AfD – une attaque directe et frontale con­tre le principe du plu­ral­isme par­ti­san, un des piliers de la démoc­ra­tie, sachant que toute com­para­i­son entre le NSDAP (jacobin, étatiste autori­taire et social­iste) et l’AfD (fédéral­iste, démoc­rate et libérale) est une impos­ture .

Le FDP défend certes désor­mais l’idée de lois migra­toires inspirées du sys­tème des points cana­di­en et sem­ble avoir imposé aux Verts l’idée d’un max­i­mum de 200 000 entrées annuelles – sans doute con­tre d’autres con­ces­sions. Il donne l’impression de faire des appels du pied à l’aile libérale de l’AfD, soit en vue d’obtenir un appui tacite de cette dernière, soit dans l’espoir de béné­fici­er de transfuges sus­cep­ti­bles de lui fournir les relais qui lui man­quent à l’est.

Il n’en reste pas moins que les points de vue ahuris­sants défendus par Ralph Boll­mann dans l’article incrim­iné démon­trent qu’en Alle­magne comme en France, le « poli­tique­ment cor­rect » est bien autre chose qu’une anec­dote : il représente dans cer­tains cas un ter­ror­isme intel­lectuel qui mène avec suc­cès une guerre con­tre la cul­ture et les pra­tiques de la démoc­ra­tie en Europe de l’Ouest. Avec des effets de dis­tor­sion par­faite­ment inquié­tants.

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