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Une victoire pour la liberté de la presse en Allemagne

17 juillet 2021

Temps de lecture : 2 minutes

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Une victoire pour la liberté de la presse en Allemagne

Une victoire pour la liberté de la presse en Allemagne

Le 35e anniversaire de Junge Freiheit coïncide avec la victoire de leur journal contre le ministre de l’Intérieur de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul (CDU). Un jugement qui souligne une fois encore le statut constitutionnel de la liberté de la presse dans notre pays. Par leur décision, les juges du tribunal administratif de Düsseldorf ont condamné le ministre à s’abstenir dorénavant de donner des avertissements négatifs à leur publication.

De plus, Reul est con­traint par le tri­bunal à revenir sur une déc­la­ra­tion, faite il y a un an aux délégués des ser­vices de police chargés des prob­lèmes d’ex­trémisme, selon laque­lle le sim­ple fait de lire Junge Frei­heit pour­rait être con­sid­éré comme un indice de « ten­dances d’extrême-droite ».

Ingérence dans le débat d’opinions

Une fois encore, la Rhé­nanie du Nord-West­phalie : Junge Frei­heit avait déjà inten­té une action en jus­tice con­tre ce Land. Dix ans de procé­dures et plusieurs instances. Il y a 16 ans déjà, en mai 2005, la Cour con­sti­tu­tion­nelle fédérale rendait une déci­sion sans précé­dent con­tre le min­istère de l’In­térieur de Rhé­nanie du Nord-West­phalie, qui men­tion­nait leur jour­nal dans ses rap­ports sur la pro­tec­tion de la con­sti­tu­tion depuis 1995. Ces « rap­ports soupçon­neux » avaient alors été qual­i­fiés d’en­trave grave à la lib­erté de la presse – et ils avaient eu gain de cause.

Déjà à cette époque, la posi­tion du tri­bunal fédéral, con­sultable dans les reg­istres, était claire quant à ce que représente un haut niveau de lib­erté de la presse dans un État de droit et quant aux con­séquences dis­crim­i­na­toires pour un jour­nal si un min­istre, bien que tenu par ses fonc­tions à main­tenir la neu­tral­ité poli­tique, s’im­misce dans le débat pub­lic en émet­tant des avertissements.

Ce dernier arrêté de Düs­sel­dorf devrait trou­ver un cer­tain écho au-delà des cli­vages poli­tiques. Après tout, l’Alle­magne est cen­sée être un havre de paix pour la démoc­ra­tie et la lib­erté de la presse. Mais il y a un silence gêné partout, sauf chez leurs con­frères du Frank­furter All­ge­meine Zeitung et du Welt. Les ser­vices de presse, habituelle­ment à l’af­fût sur les téléscrip­teurs, par exem­ple de toute men­tion d’in­ter­rup­tion de con­gé parental de rédac­teurs en chef comme nou­velle de dernière minute, sont bruyam­ment silencieux.

La monotonie politiquement correcte

Mal­gré tous les dis­cours qui exi­gent « plus de couleurs », plus de « tolérance », plus de « var­iété » et plus de « diver­sité », notre monde médi­a­tique tend vers la monot­o­nie poli­tique­ment cor­recte. Dans son sil­lage, une joie non dis­simulée lorsque les médias con­ser­va­teurs ou de droite sont dis­crim­inés par l’État.

Il est pos­si­ble que les déc­la­ra­tions de Reul soient l’une des nom­breuses raisons pour lesquelles, dans le dernier sondage men­su­el réal­isé pour le Frank­furter All­ge­meine Zeitung, jamais autant d’Alle­mands ne se sont plaints de ne plus pou­voir exprimer libre­ment leurs opin­ions poli­tiques : c’est l’avis de pra­tique­ment un Alle­mand sur deux. Un sig­nal alarmant.

Source : Junge Frei­heit du 10 juil­let 2021

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